Nylon Bar

L'apéritif en nylon


4 Commentaires

Chéri, ma gaine me tue!

29120912-10

Sous ce titre qui servit de support publicitaire à la marque Playtex. Voyons un peu ce qui correspond à la réalité et comment ce sous-vêtement a évolué au fil des ans pour redevenir un accessoire glamour.

Un peu d’histoire – Venue certainement du fond des âges, on ne sait pas trop, on peut imaginer que des ancêtres de ce vêtement ont servi à soulager quelques misères de l’humanité à diverses époques. Avec un but uniquement fonctionnel, on pouvait atténuer les méfaits d’une hernie ou d’un mal de dos. Il est très probable que cela soit survenu ici ou là, sans que cela soit une chose à la mode. Le corset était très prisé par les belles d’antan qui voulaient donner l’impression d’une silhouette parfaite ou maintenir un ventre qui avait tendance à arrondir ses fins de mois. On peut admettre que ce sont là les premières manifestations d’une idée de paraître aux regards de tout un chacun en utilisant un artifice vestimentaire destiné à corriger quelque chose.  C’était avant tout un accessoire de riche. A la cour des rois de France et aussi ailleurs, on pouvait admirer les belles dans leur robes qui couvraient entièrement le corps des épaules aux talons. Une certaine fantaisie n’était pas exclue. Si les robes devenaient très amples à partir du bas de la taille, la partie supérieure ainsi que la poitrine étaient très ajustés. Si les beaux militaires exposaient avec fierté leur canons et leurs obus, les dames n’étaient pas en reste pour qu’on admire leurs armes bien plus pacifiques mais parfois tout aussi meurtrières. Il fallait par définition sculpter ce corps pour lui donner la plus belle apparence possible et on ne s’en privait pas. L’idée a perduré et encore aujourd’hui, effacer ou sculpter ses rondeurs est encore de mise.
On voit très bien en lisant ce qui précède et en imaginant la suite, comment la gaine est venue hanter les nuits de certains. Telle qu’on la connaît aujourd’hui, elle est le résultat de deux nécessités, tenir son ventre bien en place et tenir ses bas de même. C’est surtout à partir des années 40 que le mot entre dans le vocabulaire courant. La plupart des dames en porteront si elles n’ont pas conservé le corset ou tiennent encore leurs bas avec des jarretières. Le porte-jarretelles restant un must pour celles qui sont certaines de pouvoir s’en passer ou qui ne veulent pas l’arborer en le trouvant un peu trop coquin, ce qui dans l’air de l’époque est une réalité. On n’imagine pas combien de belles actrices qui déferlèrent sur les écrans portaient tout simplement un gaine pour tenir leurs bas. Cela peut enlever un peu de rêverie chez certains, eux qui n’imaginaient que des dessous vaporeux cachés sous les jupes. J’ai la chance d’être né à une époque où le porte-jarretelles était roi et où les femmes portaient encore des bas, mais dans les rayons de lingerie on trouvait un porte-jarretelles pour cinq gaines, c’est dire que la balance était loin d’être équilibrée. Je l’ai déjà raconté, mais je peux le rappeler dans le contexte de cet article. Quand l’âge venait aux filles pour abandonner définitivement les chaussettes, les mères imposaient souvent la gaine, ce que les demoiselles acceptaient en rechignant. Il en est même certaines qui une fois dehors, faisaient l’échange gaine contre porte-jarretelles, en vertu de quel critère, ça je vous laisse l’imaginer. Les dames à partir d’un certain âge, souvent après une ou deux maternités, ne portaient plus que des gaines dans la plupart des cas. La fin du bas marqua une certaine tendance à ne plus porter de gaines, mais elle figura toujours au rayon de la lingerie, les jarretelles ayant disparu. La version traditionnelle se fabriqua quand même plus directement à l’intention des personnes âgées qui ne changèrent pas leurs habitudes. A une certaine époque, vers le milieu des années 70, la plus grande difficulté fut de trouver des bas plus que des gaines, surtout dans les régions de moindre importance.

Si l’idée de porter des gaines fut pendant quelques années un truc ringard, assimilé à une sorte de torture comme le fut le corset bien avant, il surviendra un renversement de tendance depuis une dizaine d’années. La mode du burlesque et de la pin-up années 50 n’y sont pas étrangers. Il y a aussi une nette évolution dans la façon de la présenter, résultat de ce qui précède. Du simple article fonctionnel, elle devint quelque chose de plus coquin, parfois joliment décoré et ma foi, plus sexy. Elles sont souvent présentes dans les spectacles branchés, mais plus d’une demoiselle portant des bas régulièrement, par plaisir personnel plus que dans l’intention d’aguicher, trouve qu’elle assure un sécurité quasi totale dans leur maintien. Un reproche souvent adressé est leur manque de confort pour les nécessités naturelles. Mais là encore de nombreux modèles proposés aujourd’hui sont munis de jarretelles avec des élastiques plus longs et réglables, ce qui permet de les porter assez haut sur la taille. Quant au port de la culotte, on peut conserver la vieille méthode qui consistait à porter une culotte ample, ce qui ne veut pas dire pas sexy, par dessus. N’oublions pas que pour des effets de présentation, elle est très souvent dessous. Evidemment avec un string c’est plus compliqué car il n’a sa place que dessous, mais en cas de besoin pressant, j’ai lu que certaines personnes détachaient les jarretelles pour relever la gaine, enfin chacun sa méthode, je n’ai aucun conseil à donner par manque de pratique évident.

J’étais parti juste pour écrire trois lignes, mais chez moi cela relève de la mission impossible. Pour terminer, je veux quand même donner mon avis et surtout mon appréciation. Je ne considère pas la gaine dans sa version moderne comme quelque chose de  dépassé ou de désuet. Je lui trouve un charme certain du moment qu’elle est présentée avec son complément indispensable, une paire de bas. Je crois qu’elle peut figurer comme une alternative agréable dans le tiroir de lingerie de nos chères amatrices de bas. Que ce soit son désir ou le mien, je suis prêt a avoir les yeux qui brillent.

29120912-7

29120912-11

29120912-8

29120912-9

29120912-7

29120912-6

29120912-5

29120912-4

29120912-3

29120912-2

29120912-1


Poster un commentaire

Visions dans un labyrinthe

Ce qu’il y a de merveilleux c’est que je crois toujours avoir épuisé toutes mes anecdotes, et de manière aussi imprévue qu’inattendue, pouf en voilà une ou l’autre qui revient. Oubliée par notre cerveau, dans un de ses labyrinthes qui font que celui dans lequel  Ariane faillit se perdre doit ressembler à un village avec une rue et trois maisons de chaque côté. A quand le GPS pour le cerveau? Allez on tape bas nylon et voici toutes les cellules qui contiennent cette définition qui défilent en images aussi colorées que charmantes. Ah tiens, voilà Cassiopée avec sa petite gaine blanche très coquine et son sourire assorti. Et puis Miss Legs, la couture toujours bien droite, qui s’approche de moi avec un « on se connaît? ». Miss Nylon le verre de champagne à la main qui vient trinquer avec moi, la jambe fleurie de nylon. Sand qui cherche une cravate avec Marilyn Monroe, sous le regard  amusé d’un Boss qui a le détecteur de nylon belle façon qui clignote. Tout ça c’est la mémoire et ses mystères…

Mais venons-en aux souvenirs plus lointains, ceux qui sont enfouis dans les caves.

Une petite promenade avec les parents dans une charmante petite ville qui a conservé son caractère médiéval. Pour y aller, c’est le bateau sur un lac paisible bercé par un soleil qui a le sourire jusqu’au oreilles. L’aller ça va, rien à signaler. Le retour fut plus épique. D’où sortent tous ces gens? Le bateau se remplit à vue d’oeil, un vrai radeau de la Méduse. On s’entasse comme on peut. Je cède bien sûr ma place à plus fatigué que moi, je dois avoir à ce moment là une douzaine d’années. Je vais m’installer sur une sorte de toit, pas très loin d’une cheminée, car c’est encore un bateau à vapeur. Une fille plus âgée que moi vient s’installer non loin. Il est vrai que l’endroit manque un peu de confort, mais cela va bien arranger mes affaires. La fille porte un robe ample et légère. Elle porte des bas, ça c’est sûr. Pour ne pas les poser sur la tôle, tout en s’appuyant le dos contre une paroi, elle lève un peu les genoux, ce qui me permet de contempler assez aisément la lisière de ses bas, cachés par la jupe. Le bateau est parti et nous naviguons au gré de la brise. Ah la brise, j’y ferais bien la bise! Soufflant légèrement, elle soulève par intermittence la robe de la fille, me dévoilant une jarretelle en deuil, du plus beau noir. A aucun instant, elle ne fit un geste pour discipliner cette robe volage. Elle ne pouvait ignorer mes regards inquisiteurs, tant ils étaient insistants. Elle fit sans doute semblant de les ignorer en se disant que l’admiration muette est le plus bel hommage qu’on puisse rendre à ses jambes. Le spectacle dura une bonne heure, sans un échange de mots, je n’avais en fin de compte aucune envie de la regarder dans les yeux en lui parlant, vous me comprenez n’est-ce pas?

Le seconde histoire, je la dois à une mauvaise vue. Non, non, pas la mienne, je porte des lunettes depuis seulement quelques années, pour lire uniquement. En général, je les porte sur le bout du nez, ça donne un air et quand j’en ai besoin, je sais où elles sont. Croyez-moi, je n’ai pas mon pareil pour détecter une bosse de jarretelle à dix mètres, ceci en regardant par dessus la monture. Si d’aventure vous portez des bas avec bosses de jarretelles visibles et que vous voyez quelqu’un qui regarde comme ça, c’est peut-être moi. Et si quelques jours après, vous voyez une description qui pourrait vous ressembler dans mon blog, alors c’était sûrement moi. Mais quel bavard je fais, ah il les allonge ses histoires le Boss! Il a vu une jarretelle pendant une seconde et il nous en pond trois pages! Ben oui, et pour changer un peu je vais vous donner une affirmation en musique, une chanson au titre évocateur, pause rock and roll!

Alors de retour? Eh bien continuons! Je parlais de mauvaise vue, celle d’un copain d’enfance. Eh oui le pauvre avait besoin de lunettes, n’y voyant plus très bien surtout les filles, il ne regardait que les moches. Pour cela il se rendit chez un oeilliste, enfin un de ces spécialistes au nom savant, un de ces messieurs qui a une liste au derrière. Et moi j’étais avec comme soutien moral ou quelque chose comme ça. L’ennui, qui s’avéra n’en être pas un, c’est qu’il faut attendre son tour, c’est toujours encombré dans ces lieux, Sa paire de lunettes, il faut la mériter, c’est comme le paradis, la salle d’attente en constituant le purgatoire. Du monde et pas assez de chaises, fussent-elles musicales. Alors nous avons posé notre popotin sur un radiateur, heureusement pas trop chaud, des fois que mes fesses se mettent à fumer. Un couple de jeunes filles entre après nous, une mal voyante et sa conseillère technique pour le choix de montures, j’imagine. Les chaises libres n’ayant entretemps pas augmenté, elles font comme nous, viennent s’assoir sur le radiateur. Celle qui est le plus près de moi porte une petite jupe grise assez serrée. Son auguste postérieur posé sur la ferraille chauffante a le don de bien coller la jupe a son corps. A partir de là vous imaginez quoi? Si vous avez l’imagination qui galope, vous verrez la même chose que moi, de petites bosses qui lèvent la jupe, signe annonciateur de jarretelles qui servent à tenir ces jolis petits bas, qui font que la vie était si belle autrefois. Je mâte le spectacle comme un radin regardant avec avidité des louis d’or dans un coffre. Mon copain à la vue basse, ne peut jouir du spectacle, alors il cause, il cause. Dis t’as pas envie de lire un magazine et me laisser tranquille?, Ah oui, il a pas ses lunettes, j’oubliais. Alors je lui réponds évasivement, sans le fixer de mon regard qui s’attarde ailleurs, à l’horizon des dunes que font les jarretelles dans les brumes mon fétichisme naissant. Mon copain s’en va, moi je reste là, contemplant mes étoiles.

A son retour, m’arrachant à mon spectacle, il m’annonce qu’il doit revenir quelques jours plus tard pour essayer des lunettes. Je promets de revenir avec lui, en espérant que le spectacle pourrait continuer par  le hasard des rendez-vous. Je suis revenu, je n’ai rien vu. Et pourtant, je n’avais pas besoin de lunettes.


Poster un commentaire

Un nylon au dessus de tout soupçon

Le soleil qui darde de ses rayons le ciel d’automne est souvent le complice des passants qui errent à la recherche des dernières chaleurs avant le Général Hiver, cher à nos comptines enfantines. C’est aussi les derniers instants de liberté vestimentaire pour les plus frileux. Des passants, il y en avait des toutes sortes, des petits, des grands, des plus beaux, des moins beaux, des gais, des gays, des tristes. J’en faisais partie, à ma manière. Mon but était plutôt d’admirer les première parures qui rendent la vie plus agréable, quand les dames se couvrent les jambes de nylon. La chaleur, modérée mais présente, n’en incitait pas trop le port. C’était plutôt le calme de ce côté là. A propos de port, j’y étais, mais celui qui voit partir les bateaux. Un couple, plus amants que mari et femme, dans un début de trentaine capta mon regard. Il profitait aussi de ce dimanche ensoleillé. Madame, plutôt charmante, un joli tailleur clair avec une jupe serrée à hauteur des genoux, avait l’air de bonne humeur. Monsieur, un physique avantageux, semblait partager avec elle ce bonheur amoureux. Les jupes qui collent un peu aux formes sont toujours pour moi un spectacle ravissant, surtout quand elles sont bien balancées. De la distance où j’étais, les jambes de la dame paraissaient nues, ce qui ne m’étonna pas vraiment. Quand ils passèrent près de moi, je m’attardai un instant sur la jupe. Ou bien je me trompais, ou bien ces petites bosses à peines visibles sur la devant étaient celles d’attaches de bas. Je retrouvai la même impression quand j’eus une vison arrière de la dame. Tiens, tiens, bizarre. L’air de rien, je suivis le couple en m’attardant du regard sur les jambes. Oui, elle portait bien des bas. J’en eus pleine confirmation quand les bosses aperçues se firent plus distinctes suivant les mouvements. S’il fallait qualifier ces bas, je dirais presque qu’ils étaient invisibles, très transparents par la couleur et la finesse. Un bas fait pour celles qui veulent en porter sans en avoir l’air. Le couple s’assit sur la terrasse d’un petit bar en plein air. Et moi, que voulez-vous, j’en fis autant, aussi près que possible à une table libre. Ils commencèrent une discussion que je ne pouvais entendre, entrecoupée de petits bisous et de sourires complices. J’observais les mains du monsieur qui avaient une tendance certaine à se promener sur la jupe de sa compagne et à s’arrêter à un endroit précis. J’étais sans doute le seul à remarquer son manège, certainement trois à en connaître la raison. A la manière dont ils s’amusaient, j’étais presque sûr qu’il savait, mais n’avait pas encore vu. Madame avait sorti le grand jeu de la séduction en enfilant bas et porte-jarretelles pour se rendre à son rendez-vous coquin. Je l’imagine lui glissant à l’oreille juste après le premier baiser: « Chéri, j’ai mis des bas ». Il est certain que plus tard, la jupe volerait, mais en attendant le jeu continuait et le désir montait à petites doses. Ils finirent par s’en aller. Quant à moi, je n’en verrai pas plus, ce fut pourtant un instant de pur bonheur. Imaginer est parfois si titillant pour les sens.


2 Commentaires

La carte de France en bas nylons et porte-jarretelles


La question qui tue, même à deux balles. Quelle est la répartition géographique des porteuses de bas et des personnes qui s’y intéressent? Lors d’un précédent article, j’avais exploré les débuts du nylon sur la Toile et tenté de donner une image de ce que furent ses débuts. Comme nous avons la chance ou la malchance d’avoir notre Big Brother en la personne de Google, friand de statistiques, j’ai été un peu voir ce qu’il racontait à ce sujet.

Le mode d’emploi pour lire les statistiques qu’il m’a fournies…
Impossible de savoir en nombre absolu les personnes qui ont fait les recherches, la calculation est est ainsi faite. Le meilleur résultat toutes époques confondues donne 100. Par rapport à ce chiffre vint se greffer pour les autres périodes, le résultat atteint (100 – quelque chose), c’est à dire moins. Si le nombre des recherches postérieures (sans jeu de mots) dépassait le plus haut chiffre précédent, il deviendrait alors le 100 de référence, décalant le précédent vers le bas (toujours sans jeu de mots). Les statistiques commencent en 2004. Je donne aussi la liste des villes qui apparaissent dans le classement géographique. Il ne faut pas oublier que les campagnes sont souvent reliées à des fournisseurs d’accès Internet situés en ville, donc il faut aussi inclure la banlieue et la périphérie, où par ailleurs peuvent se trouver les fournisseurs des grandes villes.

Pour voir le détail, cliquer sur chaque graphisme qui s’aggrandira

Nom de la recherche: bas nylon

Premier tableau
Evolution depuis 2004, on voit que le nombre de recherches va en diminuant. La catégorie de départ la plus usitée est le shopping et dérivés, donc on recherche à partir d’un site de vente commercial le plus souvent

Second tableau
Ici on voit les dix premières régions de France depuis lesquelles on lance ces recherches. La Bourgogne arrive en tête suivie de la Lorraine. Cela peut s’expliquer par le manque ou l’éloignement de magasins dans le quel on peut acheter des bas. C’est assez probable.

1. Nancy
100
2. Sainte-Geneviève-des-Bois
96
3. Dijon
95
4. Clermont-Ferrand
95
5. Reims
89
6. Rouen
89
7. Caen
89
8. Poitiers
88
9. Orléans
88
10. Vélizy-Villacoublay
88

Troisième tableau

Là, on trouve, à gauche, les termes qui ont servi à la recherche, chacun avec son vocabulaire à lui, les timides qui n’ont l’air de rien à celui qui va droit au but. Dans le tableau de droite on observe en % l’évolution des termes de recherches. Ils sont par rapport au tableau gauche (statistique globale depuis 2004) en plus petit nombre, mais peut-être un jour, ils seront à gauche. On observe une évolution dans les termes de recherches, on recherche des blog, des femmes qui s’exhibent en nylon etc… C’est assez parlant.

Voyons maintenant la même recherche avec un autre terme

Nom de la recherche: porte-jarretelles

Premier tableau

En suivant l’évolution depuis 2004, nous remarquons à peu près le même schéma, départ en fanfare et courbe descendante au fil des années. L’indice de départ des recherches est encore le shopping. Curiosité, envie d’un achat par correspondance pour les plus timides, il y a bien des explications. Un fait est sûr, pour rechercher et tomber sur le sujet, il est assez facile d’y arriver sans taper le mot fatidique.

Second tableau

La répartition par régions est bousculée par rapport au précédent. En tête la Bretagne, Rhône-Alpes, Ile-de-France, la région PACA. Les autres régions n’apparaissent pas de manière significative. Alors les coquines et les coquins seraient-ils pour la plupart situés dans dans ces régions et les Bretonnes les plus coquines? Possible, d’une certaine manière les statistiques nous le font croire et c’est peut-être vrai.

Les villes, une seule, Paris

Troisième tableau

La statistique des termes employés est presque sans surprise. Il est évident que pour trouver ce mot, taper tire-bouchon, ne sert à rien. Par contre, il est plus rarement seul que accompagné, bas, femme, photo sont accolés. A droite, nous voyons un forte progression avec le terme photo. On semble aller directement au but.

Nom de la recherche:corset

Premier tableau

Très étonnante la révélation attachée à ce mot. Il ne fait pas de doute que le corset est en vogue et fait l’unanimité dans toute la France. De plus depuis 2004, il est resté très stable dans les recherches. Le shopping constitue un point fort de la recherche, environ les 3/4 des recherches. A l’évidence on a envie de se l’acheter. Pour atténuer, remarquons quand même qu’il n’implique pas forcément le port de bas, mais je pense que dans une bonne moitié des cas, sinon plus, c’est lié.

Deuxième tableau

La carte de France en est bouleversée, du nord au sud, de l’ouest à l’est, on voit apparaître des régions qui ne figurent pas dans les recherches précédentes, la Normandie arrivant en tête, mais le reste est dans un mouchoir de poche. Le corset sous-vêtement no 1 en France, catégorie parure, c’est bien possible.

Les villes
1. Rouen
100
2. Paris
99
3. Strasbourg
99
4. Marseille
98
5. Reims
97
6. Toulouse
96
7. Caen
96
8. Annecy
93
9. Dijon
92
10. Provins
92

Troisième tableau

Le terme corset ou bustier arrive en tête, mais est aussi lié dans l’esprit des recherches. Le corset en tant que lingerie est juste derrière et se décline ensuite sous diverses formes. Notons l’apparition d’une notion médicale, la scoliose, dont le corset peut-être un support médical. Et aussi une manière de vivre, plus anachronique. La colonne de droite indique une progression des termes très forte. Au sommet se manifeste l’angoisse des acheteuses, le prix, alors on cherche en priorité des prix abordables. L’idée du corset pour le mariage est également très présente. Un bémol toutefois, l’accessoire ne sera peut-être porté que le jour fatidique. Le corset gothique semble aussi en forte demande, bien qu’il soit présent depuis les débuts de ce mouvement

Nom de la recherche: bas couture

Dans diverses discussions on parle beaucoup du bas à couture comme accessoire élégant et selon certains, il serait en vogue et de plus en plus demandé. Alors j’ai voulu voir ce qu’il en était d’un peu plus près.

Premier tableau

En réalité, il semble avoir fait toujours un peu partie des recherches assez régulièrement, catégorie shopping assurément et plus bizarrement loisirs, certains errent-ils à la recherche de sa vue en guise de footing? Là je plaisante, quoique…

Deuxième tableau

Géographiquement parlant, c’est assez bien réparti, les Alsaciennes et les Bretonnes semblant priser particulièrement la chose. Cet accessoire est d’une recherche plus difficile dans les campagnes et petite villes, donc un intérêt certain de les faire venir par correspondance, surtout si l’on veut de l’authentique bas vintage.

Les villes

1. Nantes
100
2. Rennes
99
3. Paris
82
4. Courbevoie
77
5. Marseille
65

Troisième tableau

On voit apparaître un condensé des mots liés aux recherches, mais les blogs et vidéos sont aussi en demande, la vidéo étant la plus forte croissance dans la partie droite. Pour la première fois on voit aussi mentionné le nom d’une couleur, le noir.

Nom de la recherche: jarretelles

Bien sûr il fallait que je passe par celui-ci, le mot simple, générique, qui englobe toutes les manières de porter un bas nylon traditionnel que ce soit avec un porte-jarretelles, une gaine, un serre-taille, un corset. C’est peut-être le mot le plus employé dans l’imagerie masculine, il désigne l’ensemble, ensuite viennent les préférences.

Premier tableau

Il rejoint le graphique du bas nylon, fort départ, ensuite lent déclin. Comme dit plus haut, il n’est pas nécessaire de l’écrire pour le trouver aujourd’hui.

Deuxième tableau

Très bien étalé sur la carte de France, assez concentré sur le nord qui arrive en tête du classement.

Les villes

1. Vélizy-Villacoublay
100
2. Reims
92
3. Rennes
88
4. Caen
87
5. Poitiers
87
6. Dijon
87
7. Orléans
84
8. Strasbourg
83
9. Nantes
78
10. Nancy
72

Troisième tableau

Sans doute le plus admirable de la série, il englobe les développements de la recherche associé ou non avec une image, un terme. . Très remarquable aussi, les diverses orthographes des mots avec des erreurs. Oui, on peut aimer les jarretelles, sans forcément en connaître la juste écriture. Quelques termes recherchés montrent à l’évidence qu’ils sont la fait de personnes masculines.

Voilà la livraison, j’ai écarté volontairement du résultat publié de la recherche, je ne fais pas un doctorat, la guêpière assez peu présente et souvent assimilée au corset. Le serre-taille sorte de porte-jarretelles renforcé, pas toujours identifié avec précision et le plus souvent avec 6 jarretelles. Ce terme apparaît aussi dans les recherches et démontre une certaine connaissance dans le port des bas régulièrement, certainement une recherche féminine. Omis ce qui se rapportait au bas jarretière, qui semble avoir connu une forte fièvre en 2006 et 2007, puis s’être calmé. Il est sûr qu’il élimine les accessoires de lingerie rétro et traditionnels se suffisant à lui-même.

Bien sûr ces statistiques sont celles faites au jour donné et peuvent évoluer dans le futur. Néanmoins les tendances qu’elles expriment sur la longueur du temps écoulé est très stable et ne sera pas bouleversée avant un grand laps de temps, si elles le sont. Cet article est une réponse amusante, mais tout à fait sérieuse sur un phénomène de société, sur lequel on peut jeter un regard contemplatif ou partisan. Selon la formule consacrée, j’espère que vous avez eu autant de plaisir à le lire, que j’en ai eu à l’écrire. Pour les dubitatifs, la prochaine fois je vous ferai un article avec statistiques sur l’évolution des trous de mites dans les lainages. Je suis sûr que vous allez adorer.


Poster un commentaire

Sur la piste de mes fantasmes

Je me suis toujours posé la question de savoir où remontait mon fétichisme, quel fut le détonateur, quand cela a-t-il pris le pas sur le reste? A vrai dire je n’en sais rien, aucune lanterne ne m’apporte un peu de clarté. Si je parcours mes souvenirs d’enfance les plus lointains, le plus ancien, que j’ai pu dater par l’objet, un ours en peluche cadeau de Noël reçu d’un parent, quand j’avais neuf mois. Je revois la scène dans un brouillard diffus, je suis dans mon berceau et l’on me donne mon nounours. C’est le seul souvenir qui me reste du séjour dans cette première maison où nous habitions.  Vers l’age de deux ans, après un déménagement, les choses se précisent. Paradoxalement, je me rappelle surtout des faits violents. Non, mon père ne me battait pas, ni ne battait ma mère. Quelle belle famille paisible nous étions. Ces faits violents sont un accident mortel, une explosion, un incendie et une piqûre d’abeille, le tout en vrac. Comme vous le voyez, il n’y pas l’ombre d’un départ de fantasme en nylon. Pourtant dans ce fouillis de souvenirs, j’ai bien du en apercevoir quelquefois de ces fameux bas. Je ne me suis pas dit un jour, qu’à partir de maintenant  j’allais fantasmer sur le nylon. Ben, c’est trop facile. Ma théorie sur mes origines fétichistes est la suivante, c’est un théorie, mais c’est la meilleure explication, la plus cohérente. Il faut se remettre dans le contexte de l’époque, seconde moitié des années 50. Je l’ai dit un peu partout, mais je le redit. Toutes le femmes en jupes et même en pantalons portaient des bas, c’était la règle et même la seule opportunité. La première fois que j’ai entendu parler de collants, c’était en lisant les aventures de… Fantômette, série qui débuta en 1962. On peut dire que la première demoiselle qui porta des collants, c’est elle. On aurait de la peine à l’imaginer autrement, vous la voyez en train d’ajuster sa jarretelle sous l’oeil du Furet, son adversaire de toujours. D’accord, là je m’égare un peu, mais c’est pas parce que je parle de ma libido, qu’il faut faire cela sous forme d’un doctorat. Revenons à nos boutons, ceux des jarretelles.

Les dames ne se gênaient pas du tout pour ajuster un bas ou simplement remettre la jarretelle en place, elles lâchaient semble-t-il assez souvent. C’est vrai, les bas étaient plutôt courts, très tendus et bing!   Ce risque d’incident était d’autant plus fréquent qu’il y avait des femmes avec des bas, c’est à dire énormément.  Le recensement de la population féminine se faisait en comptant le jarretelles et en divisant par quatre, on en voyait très très peu à six jarretelles. Oui je m’égare encore, allez encore un pt’it coup. Cela me rappelle un petite histoire qui illustre très bien mon propos. Une voisine dans son jardin parlait avec le père d’un copain. Entre deux potins elle glisse: « j’ai une jarretelle qui a lâché », tout en se tournant un peu pour remettre la coquine en place. Bien que cette histoire soit bien postérieure à mes recherches de fixations, je peux imaginer que plus ou moins consciemment, j’ai vu ou entendu ce genre de scène ou propos assez souvent pour m’en imprégner. Ma première vraie vision, celle que j’ai savourée pleinement, est le fait d’une copine à ma mère qui enleva ses bas devant moi. Je ne souviens des élastiques de son porte-jarretelles qui étaient d’un bleu ciel magnifique. Mmmmh, quelle belle séquence de souvenirs! A partir de là, tout est devenu clair dans mon esprit, dans le sens que je recherchais ce genre de vision. De mes aventures en la matière, vous avez eu l’occasion d’en lire de larges extraits, je n’y reviens pas. Encore faut-il expliquer quel effet je ressentais. Difficile à décrire, mais une sorte d’excitation interne, le coeur qui bat plus fort, quelque chose qui approche les premiers émois de l’enfance quand on tombe soudain amoureux d’une fille qui vous plaît. Voila en gros les effets de la chose. Maintenant, c’est complètement différent, serait-ce la sagesse qui vient avec l’âge? Devant pareille scène, je savoure, j’admire, parfois je complimente, à la manière dont on contemple un tableau, un paysage. Aucune envie d’en faire plus, de draguer, de me poser en prétendant. Remarquez quand même que je suis pas de bois, si la fille me fait des avances, je ne sais pas si je répondrai, mais pour sûr je ne vais pas m’enfuir pour me cacher sous les jupes de ma mère, celles de la drageuse peut-être, qui sait le spectacle doit être bien charmant.


Reparlons du contexte passé, il est nécessaire pour la suite. Je me suis évidemment demandé si j’étais normal. La science psychiatrique était certainement moins évoluée que maintenant, encore très sous le joug de la pensée judéo-chrétienne. En lisant les quelques rares bouquins consacrés au sujet, nous étions des déviants, des impuissants sexuellement.  Je puis affirmer maintenant que ces blablas méritent un grand coup de balai et que ces analystes sont de fieffés coquins, pas scientifiques pour un sou. Les mécanismes de la psychologie ont été d’un grand secours pour me mettre à l’aise. Ce que j’en ai spécialement retenu, c’est que le refoulement était une chose dangereuse pour l’équilibre de l’esprit et qu’il fallait faire avec ses fantasmes. Remarquez en passant que les philosophies orientales ont très bien compris la chose. Certaines attirances sont dangereuses pour la société, je ne les prône pas. Dans mon cas, je me sens comme un doux rêveur devant une paire de bas nylon, vais-je aller consulter? Bien sûr que non. Si mon amour pour la chose est une maladie, alors je ne veux surtout pas guérir.
Au fil des temps , ma passion a pris différents visages, bien qu’il s’agisse plutôt de jambes. Dans mon adolescence, j’ai connu les derniers scintillements du bas nylon, remplacé par ces diaboliques collants. Période de transition à partir de 1965, je crois que j’ai aperçu ma dernière paire de bas sur les jambes d’une jeune femme en 1972, vision  rarissime en cette année. Bien sûr j’exclus les dames d’un certain âge qui mirent beaucoup plus de temps à faire le changement, quand elle le firent. Mais bon, je n’allais quand même pas draguer une grand-mère, les jambes recouvertes de varices, sous prétexte qu’elle portait des bas. A partir de là, je crois que mon fétichisme s’accentua par manque de visions directes. Il est vrai que j’aurais vendu mon âme à qui l’achèterait, pour la moindre vision d’une lisière de bas. Au même titre je n’attachais aucune importance, ni à la matière, ni au support, n’importe quoi aurait fait l’affaire. Les seuls spectacles à se mettre sous l’oeil étaient les magazines, le cinéma. Il s’est bien passé quelques années avant que l’occasion se présente pour renouer avec la certitude qu’une femme portait des bas. Bizarrement, c’est avec une copine que je draguais avec un certain succès que l’occasion se présenta. Elle n’était pas féminine pour un sou, toujours en pantalons, mais plutôt jolie. Nous sortions ensemble depuis quelques temps, quand elle m’invita pour un repas chez ses parents. Je connaissais très bien son père, qui était une excellent copain, malgré la différence d’âge, presque trente ans. Le connaissant lui, je m’étais imaginé que sa femme était une de ces femmes résolument moderne, chauffant des plats surgelés à tire-larigot dans sa cuisine dernier cri. Je me fourrais le doigt dans l’oeil, car elle était tout le contraire. Femme au foyer très traditionnelle, cuisinière de première et je m’en rendit compte plus tard… porteuse de bas! Pour de l’inattendu, cela en fut. Elle m’avait à la bonne, j’étais son petit chouchou, bien que ma taille soit plutôt élancée. Elle me voyait convoler en justes noces avec sa fifille, elle me l’avoua. Rien de tout cela n’est arrivé, mais le souvenir de cette future ex belle-mère est toujours présent, 35 ans après. Nous sommes en 1976 et c’est justement une amorce du retour des bas qui va se manifester notamment à travers la génération punk et sa manière de provoquer. Pour donner l’illusion de l’ancien, apparaissent les premiers collants avec imitation couture. Dans les magasins, les bas font un timide retour sur les présentoirs d’où ils avaient disparus. On commence à voir des mannequins  d’étalage arborant des porte-jarretelles. Cela redevient un plaisir d’aller flâner au rayon lingerie.

Il ne faut pas perdre de vue que ces accessoires sont ceux de la nouvelle génération, peu fonctionnels, minimalistes, l’accent est mis plus sur le décor que la fonction. On porte un peu des bas, comme on traverse la chaussée en dehors des clous. Pour votre serviteur, ben, il se contente de cela et des quelques rares visions de bas qui s’offrent à lui. En 1978, j’achète mon premier lecteur vidéo. Ce fut l’occasion de conserver quelques films où les scènes de bas figuraient. On avait maintenant la possibilité de voir et de revoir autrement que furtivement sur un écran ou à la télévision. Le bouleversement que cela provoqua chez moi fut le départ de mon admiration pour la lingerie rétro. On voyait des bas et des jarretelles, je dirais de manière naturelle. Ce n’était pas de la reconstitution, mais une image sortie du passé. Depuis je suis toujours accro, et évolution dans mon fantasme, c’est que la lingerie moderne me laisse presque de marbre, j’exagère un peu, mais pas tellement. Je trouve que l’ancien affirme la silhouette, l’ensemble est  très visuel, plus présent, capte le regard d’une autre manière. le bas avec un couture est un must. Mais surtout, et c’est bien là le plus concluant pour moi, j’ai pu faire partager cette adoration à bon nombre de mes copines.
Alors Mesdames, Mesdemoiselles, continuez de m’offrir ces charmantes visions elles me rendent malade aux yeux de certains, mais  on meurt d’ennui, jamais de plaisir. Merci à vous


2 Commentaires

Pas de nylon pour les neurones

26121612-4

La terrible panne de l’écrivain, celui qui doit écrire quelque chose et qui n’a aucune idée. Je prends un exemple tout à fait au hasard, enfin presque. Ne connaissant personne d’autre dans cette situation, je suis bien obligé de me mettre en ligne. Je devrais écrire quelque chose sur le nylon, mais nada, pas le moindre bas en nylon qui s’agite à l’intérieur de mon cerveau pour le ventiler et lui donner un peu d’élan. Pas le moindre bout de jarretelle qui vienne se glisser au croisement de la neurone 2347 avec la 6358, l’endroit exact ou je range toutes celles que j’ai déjà vues. Faudra me faire penser à agrandir la place, car cela devient un peu juste et risque de déborder sur 6359, là ou je range mes souvenirs religieux. Je sais, il y a encore une énorme place, on pourrait encore y mettre un régiment d’infanterie en état de marche, mais je préfère éviter les conflits de voisinage. L’eau bénite et le nylon n’ont jamais fait bon ménage. Mesdames, il me vient une idée, si vous portez de bas, ce que j’espère vivement, avez-vous songé à tremper vos bas dans l’eau bénite? Je ne sais pas, mais cela me paraît un bon début pour entrer en odeur de sainteté. Tant qu’à faire profitez aussi pour y mettre votre porte-jarretelles. Je suis sûr que si vous mourez subitement, ce que je n’espère bien sûr pas, il y a déjà si peu de dames qui portent des bas, si en plus elles filent au paradis, il va nous rester quoi? Je disais donc, si vous arrivez à la porte du paradis, vous serez certainement remarquée avec vos objets bénis. On vous fera passer en priorité, j’en suis sûr. Il y a toutefois un risque, bien terrestre celui-là. Vous voyez toutes ces mains qui ont trainé on ne sait pas trop où, qui vont puiser cette eau, pour se faire la petite bénédiction autodidacte? Eh bien, c’est du propre comme on dit chaque fois que quelque chose de foireux survint. Certains peuvent penser que je prends certaines libertés avec les fidèles, les croyants de toutes confessions, mais il faut avancer un peu et vivre avec son temps. Le Benoît XVI il se met bien à tweeter, il va bientôt nous envoyer des photos de pin’up’s, station euh non, gare à la mauvaise manip! J’espère que son chef a la wifi et qu’il s’est abonné à son représentant terrestre et vice-versa. Il peut maintenant lui envoyer sa prochaine série de commandements, c’est quand même mieux que de les graver  sur la pierre et bien moins emmerdant à transporter. Ah si Moïse avait eu un iphone, la face du monde en fut changée. Bip bip, tu ne tueras point; bip bip, tu ne commettras point d’adultère,: bi… veuillez brancher votre chargeur, il vous reste 10% de charge!

Ah oui la fameuse panne, peu ou prout il faut que je me concentre, chercher quelques oublis, il doit sûrement y en avoir. L’air de rien, je vais remuer un peu toutes ces neurones. C’est vrai, quel bordel là-dedans, tout est rangé n’importe comment. Ah tiens la fois où j’ai surpris la copine à ma mère en train de jouer avec les boutons de ses jarretelles à travers sa jupe, fameux! Et puis le coup où je montais les escaliers du métro derrière cette dame dont la longueur de la jupe laissait entrevoir la lisière de ses bas, superbe! Et cette autre copine de ma mère qui enleva ses bas sous mon nez, quoique assez distant malgré tout, l’un de mes premiers grands souvenirs historiquement parlant. Oui ils sont tous là, ils veulent bien se rappeler à ma mémoire. C’est un peu comme les feuilles mortes que le vent fait tourbillonner, on en remarque une en particulier, elle s’éloigne pour revenir devant nos yeux un instant après. Ah oui, celui-la il était posé sur le tas, bien visible parce que tout récent, donc je ne l’ai pas encore raconté en détail, alors on y va…

C’est un de mes grands magasins préférés, j’y ai fait pas mal d’observations intéressantes, déjà racontées ici. Je crois que cela tient surtout à une chose. Il vise une clientèle un peu moins populaire que les autres, petite bourgeoisie dirons-nous. Par contre tout y est en ambiance soft, personnel très aimable et stylé genre le client a toujours raison. Même s’il ne propose pas la révolution dans son assortiment, il offre quand même quelques marques exclusives, mais assez onéreuses. J’y achète la plupart de mes vêtements, quand je veux un peu avoir l’air plus classe pour fréquenter les beaux salons. C’est de qualité et plutôt confortable. Le rayon lingerie est un des plus vastes que je connaisse dans la région. Il est toujours intéressant d’observer les clientes flâner à travers les rayons. Elles tirent tel ou tel article en le mirant comme s’il s’agissait d’un oeuf, soupesant dans l’imaginaire l’effet qu’il peut produire. A quelque part, la psychologie d’une femme peut se deviner à travers la lingerie qu’elle achète, c’est flagrant. On achète pas une banale culotte en coton ou un porte-jarretelles dans l’intention de produire les mêmes effets. Justement voici la cliente qui s’amène. Une demoiselle qui n’a visiblement pas encore coiffé Sainte Catherine. Elle a tout un assortiment de lingerie à la main. Un porte-jarretelles, même noir, perdu là-dedans se repère assez bien. Les élastiques de jarretelles dépassent, je dirais pendouillent en se balançant dans le vide. La chose une fois repérée, il est toujours amusant pour moi de m’intéresser un peu plus à la personne. Elle ne peut pas ignorer que je m’intéresse au bas nylon, car j’aborde un t-shirt très parlant, acheté au rayon messieurs du même magasin. Une magnifique paire de jambes cachées par des bas noirs tenus par des jarretelles.  Elle me remarque, mais je fais semblant de rien, regardant ailleurs. Quand elle a fini de payer ses achats, je marche dans sa direction en la fixant du regard. Elle me dévisage, je remarque un air étrange qui a l’air de dire, moi aussi je porte des bas. Une impression ou une certitude, je pencherais pour la deuxième solution. J’en reste là, car il n’est pas dans mes habitudes d’aborder les dames inconnues pour les questionner sur leurs achats. Je me dis juste que c’est peut-être en parcourant mon blog que l’idée lui est venue. Je ne pourrais la blâmer que d’avoir acheté un article peu confortable. A sa décharge, je dois reconnaître qu’on ne trouve pas grand chose d’autre dans cet endroit là.

Ben voilà, le Boss est en train de réparer ses neurones, enfin c’est quand même un peu de la blague, il a toujours de bonnes histoires à raconter. J’en suis à quelque chose comme 450 articles dans mon blog dont une bonne moitié parlant de nylon. Vous admettrez que le mec qui débarque en disant « j’aime les bas nylons » ne doit pas spécialement m’épater. C’est un début, pas très original si il n’y a pas de suite. Comme nous sommes dans un climat de fin du monde, j’en profite pour vous montrer quelques belles images, on sait jamais…

Plus de nylon dans les neurones, mais encore de belles images…

26121612-1

Vous préférez laquelle?

26121612-2

Et là?

26121612-3

Ou encore ici?

Tous ceux qui auront répondu au moins deux fois la première photo seront bannis de mon blog jusqu’à la fin du monde!