Nylon Bar

L'apéritif en nylon

Chéri, ma gaine me tue!

4 Commentaires

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Sous ce titre qui servit de support publicitaire à la marque Playtex. Voyons un peu ce qui correspond à la réalité et comment ce sous-vêtement a évolué au fil des ans pour redevenir un accessoire glamour.

Un peu d’histoire – Venue certainement du fond des âges, on ne sait pas trop, on peut imaginer que des ancêtres de ce vêtement ont servi à soulager quelques misères de l’humanité à diverses époques. Avec un but uniquement fonctionnel, on pouvait atténuer les méfaits d’une hernie ou d’un mal de dos. Il est très probable que cela soit survenu ici ou là, sans que cela soit une chose à la mode. Le corset était très prisé par les belles d’antan qui voulaient donner l’impression d’une silhouette parfaite ou maintenir un ventre qui avait tendance à arrondir ses fins de mois. On peut admettre que ce sont là les premières manifestations d’une idée de paraître aux regards de tout un chacun en utilisant un artifice vestimentaire destiné à corriger quelque chose.  C’était avant tout un accessoire de riche. A la cour des rois de France et aussi ailleurs, on pouvait admirer les belles dans leur robes qui couvraient entièrement le corps des épaules aux talons. Une certaine fantaisie n’était pas exclue. Si les robes devenaient très amples à partir du bas de la taille, la partie supérieure ainsi que la poitrine étaient très ajustés. Si les beaux militaires exposaient avec fierté leur canons et leurs obus, les dames n’étaient pas en reste pour qu’on admire leurs armes bien plus pacifiques mais parfois tout aussi meurtrières. Il fallait par définition sculpter ce corps pour lui donner la plus belle apparence possible et on ne s’en privait pas. L’idée a perduré et encore aujourd’hui, effacer ou sculpter ses rondeurs est encore de mise.
On voit très bien en lisant ce qui précède et en imaginant la suite, comment la gaine est venue hanter les nuits de certains. Telle qu’on la connaît aujourd’hui, elle est le résultat de deux nécessités, tenir son ventre bien en place et tenir ses bas de même. C’est surtout à partir des années 40 que le mot entre dans le vocabulaire courant. La plupart des dames en porteront si elles n’ont pas conservé le corset ou tiennent encore leurs bas avec des jarretières. Le porte-jarretelles restant un must pour celles qui sont certaines de pouvoir s’en passer ou qui ne veulent pas l’arborer en le trouvant un peu trop coquin, ce qui dans l’air de l’époque est une réalité. On n’imagine pas combien de belles actrices qui déferlèrent sur les écrans portaient tout simplement un gaine pour tenir leurs bas. Cela peut enlever un peu de rêverie chez certains, eux qui n’imaginaient que des dessous vaporeux cachés sous les jupes. J’ai la chance d’être né à une époque où le porte-jarretelles était roi et où les femmes portaient encore des bas, mais dans les rayons de lingerie on trouvait un porte-jarretelles pour cinq gaines, c’est dire que la balance était loin d’être équilibrée. Je l’ai déjà raconté, mais je peux le rappeler dans le contexte de cet article. Quand l’âge venait aux filles pour abandonner définitivement les chaussettes, les mères imposaient souvent la gaine, ce que les demoiselles acceptaient en rechignant. Il en est même certaines qui une fois dehors, faisaient l’échange gaine contre porte-jarretelles, en vertu de quel critère, ça je vous laisse l’imaginer. Les dames à partir d’un certain âge, souvent après une ou deux maternités, ne portaient plus que des gaines dans la plupart des cas. La fin du bas marqua une certaine tendance à ne plus porter de gaines, mais elle figura toujours au rayon de la lingerie, les jarretelles ayant disparu. La version traditionnelle se fabriqua quand même plus directement à l’intention des personnes âgées qui ne changèrent pas leurs habitudes. A une certaine époque, vers le milieu des années 70, la plus grande difficulté fut de trouver des bas plus que des gaines, surtout dans les régions de moindre importance.

Si l’idée de porter des gaines fut pendant quelques années un truc ringard, assimilé à une sorte de torture comme le fut le corset bien avant, il surviendra un renversement de tendance depuis une dizaine d’années. La mode du burlesque et de la pin-up années 50 n’y sont pas étrangers. Il y a aussi une nette évolution dans la façon de la présenter, résultat de ce qui précède. Du simple article fonctionnel, elle devint quelque chose de plus coquin, parfois joliment décoré et ma foi, plus sexy. Elles sont souvent présentes dans les spectacles branchés, mais plus d’une demoiselle portant des bas régulièrement, par plaisir personnel plus que dans l’intention d’aguicher, trouve qu’elle assure un sécurité quasi totale dans leur maintien. Un reproche souvent adressé est leur manque de confort pour les nécessités naturelles. Mais là encore de nombreux modèles proposés aujourd’hui sont munis de jarretelles avec des élastiques plus longs et réglables, ce qui permet de les porter assez haut sur la taille. Quant au port de la culotte, on peut conserver la vieille méthode qui consistait à porter une culotte ample, ce qui ne veut pas dire pas sexy, par dessus. N’oublions pas que pour des effets de présentation, elle est très souvent dessous. Evidemment avec un string c’est plus compliqué car il n’a sa place que dessous, mais en cas de besoin pressant, j’ai lu que certaines personnes détachaient les jarretelles pour relever la gaine, enfin chacun sa méthode, je n’ai aucun conseil à donner par manque de pratique évident.

J’étais parti juste pour écrire trois lignes, mais chez moi cela relève de la mission impossible. Pour terminer, je veux quand même donner mon avis et surtout mon appréciation. Je ne considère pas la gaine dans sa version moderne comme quelque chose de  dépassé ou de désuet. Je lui trouve un charme certain du moment qu’elle est présentée avec son complément indispensable, une paire de bas. Je crois qu’elle peut figurer comme une alternative agréable dans le tiroir de lingerie de nos chères amatrices de bas. Que ce soit son désir ou le mien, je suis prêt a avoir les yeux qui brillent.

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4 réflexions sur “Chéri, ma gaine me tue!

  1. Une collection de gaines toutes plus « folles » les unes que les autres.
    Merci pour ce long texte sur le sujet.
    Le Boss..? Intarissable.

  2. La mienne ne me tue pas ;)))) ! Bisous Boss !

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