Nylon Bar

L'apéritif en nylon

Branle-bas de retrouvailles

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I’ve got a friend comme disent les Anglais. Ben, en français moi aussi. Sauf qu’avec celui-là les choses furent un peu différentes de ce qu’elles peuvent être dans une relation amicale normale. Ne croyez pas que je m’intéresse de manière particulière au sexe fort, enfin c’est comme ça qu’ils disent, non de côté là rien à signaler. C’était l’ancien copain d’une copine à un copain. Vous suivez? Bien! Nous nous sommes rencontrés dans un bistrot tout à fait par hasard en présence de mon copain avec sa copine dont il était l’ancien copain, je vois que vous avez compris, je n’insiste plus. Nous l’appelleront Stef, ce sera plus simple. Discussion générale sur tout, le prix de l’essence dans tous les sens , la pénurie de grimaces chez les singes et l’évolution des bulles de savon dans les douches écossaises. Il y avait pourtant une chose qui m’intéressait déjà au temps de notre rencontre. C’était le ordinateurs, les premiers que l’on commençait à trouver dans les magasins. Les plus anciens se rappelleront des Commodore 64, des Atari, des Amiga. C’était plutôt des bécanes destinées à jouer, mais le vrai ordinateur, pour bosser, existait aussi. Justement Stef était un mordu de la chose, moi un débutant. Par le plus grands des hasards, j’ai découvert qu’il habitait à 200 m de chez moi. Alors nous nous sommes revus souvent et pendant longtemps, j’ai progressé en informatique grâce à lui.  Mais la vie est là avec ses contraintes et ses côtés pas toujours souriants. Surtout pour lui. Bref, nous nous sommes perdus de vue pendant quelques années, lui ayant migré sous d’autres cieux. Un beau jour, je le rencontre une nouvelle fois, encore par hasard. Il m’annonce qu’il est de retour et qu’il vit avec une copine. Rendez-vous est pris, je vais aller faire la traditionnelle bouffe chez lui et il me présentera sa conquête.

Le soir dit, je me présente et il me présente Jane sa concubine. Charmant bout de femme, qui a l’air d’être ravie de  ma venue, style on m’a beaucoup parlé de toi.  En plus de ça, elle a l’air d’être plutôt féminine, elle porte une robe ample du plus charmant effet. Je remarque aussi qu’elle a les jambes enrobées de nylon noir. Bon les collants sont à la mode, cela n’en fait qu’une de plus, juste un peu étonné quand même car il faut plutôt doux côté température. Pour la bonne compréhension du récit, signalons un quatrième personnage, Phil,  un voisin. Nous passons à table, et ma foi, la bouffe est tellement bonne que l’on peut parler de presque gastronomie. Une petite perle cette Jane. Je me régale. Pour le café, un repas sans café n’est tout à fait un repas pour moi, nous passons dans le salon. Je suis assis à côté de Phil et les deux tourtereaux sont en face. De temps en temps il effusionnent , que je te bisouille par-ci, que je te replote par-là. Le manège de Stef m’intrigue un peu, car il promène souvent ses mains sur les jambes de Jane, s’attarde ici plutôt que là. Je vois que vous avez les idées mal tournées, rassurez-vous je pense comme vous, du moins je crois que vous pensez comme moi, sinon votre présence ici ne s’explique pas entièrement. Mais voilà, pas moyen d’en voir ou d’en savoir plus. Jane à mis une jupe qui reste sagement en bordure du haut de ses genoux, s’empresse de suivre les jambes quand elle les croise. L’heure avance et c’est le moment de se quitter  et je reste dans l’expectative, pffff quel mot, d’en savoir plus. Mais comme je crois avoir un ange gardien qui s’occupe bien de moi, je le paye d’ailleurs fort cher, il entre en action. Jane va pour prendre quelque chose sur un buffet et mon gardien fait glisser la dite chose derrière un petit meuble qui se trouve juste à côté. Bien obligée de se baisser pour aller récupérer l’objet la Jane. Elle se penche et la jupe abandonne sa sagesse de tout à l’heure en accompagnant sa propriétaire dans son geste. Cette fois, la vue est totale et sans équivoque, Jane porte bien des bas. Je sacrifie une petite seconde de ma vision et je me tourne vers Phil, juste pour voir qu’il ne regarde pas la pointe de ses souliers. Un petit coquin ce Phil! Un bonheur n’arrivant jamais seul, mon petit ange m’en accorde encore  un. Alors que je suis baissé pour enfiler mes souliers, Jane trébuche involontairement et m’atterrit dessus. Pour l’empêcher de tomber, je la retiens comme je peux. Mais ma main se trouve tout à fait par hasard en contact avec quelque chose qui était bien trop gros pour être un grain de beauté sur le côté de sa jambe droite. J’ai accordé une augmentation à mon ange gardien.

Merci Jane d’avoir été  si féminine ce soir là. La dernière fois que je t’ai vue c’était aux funérailles de ce pauvre Stef, il y a deux ans. Vous n’étiez plus ensemble, mais tu étais là et moi aussi. Je crois qu’on l’aimait bien.

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