Nylon Bar

L'apéritif en nylon


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Nylon paparazzi (2)

Suite des petites investigation historiques concernant des histoires ou l’on parle de bas nylons.

En novembre 1963, dans un journal local américain publié à Eugene dans l’Oregon, on pouvait lire dans une rubrique conseil tenue par Abigail Von Buren les propos suivants, plutôt marrants, émanant d’une lectrice:

Cher Abby,

Mon mari s’est abîmé le dos dans un accident il y a environ six ans. Il a porté une bande de soutien dorsal jusqu’à ce qu’il essaye un de mes vieux corsets. Je pensais qu’il plaisantait, mais ce n’était pas le cas. Il l’a porté un jour pour aller travailler et il a affirmé qu’avec, il ne s’était jamais senti aussi bien. Quand j’ai vu que c’était sérieux, je lui en ai acheté un neuf. C’était il y a deux ans et il a continué de porter le corset. Le pire dans tout cela c’est qu’il a commencé à porter des bas nylons en disant que cela aidait à tenir le corset en bas. Lors d’un examen  médical le docteur a été étonné de découvrir ces sous-vêtements. Quand je lui ai posé la question sur ce qu’il en pensait, il m’a dit que ce n’était pas ses affaires de juger les vêtements que ses patients portaient. Dois-je continuer à m’inquiéter de cela?  –  GRAND ISLAND

Chère Grand,

Il y a des corsets, sans jarretelles, pour des questions orthopédiques et qui apporteront le confort que votre mari souhaite. Et pour les bas nylons, c’est là où il a pris son pied!

L’histoire suivante me fut racontée par un collègue de travail qui vécut la guerre 39-45. Juste après celle-ci. Comme il avait de la famille en Suisse, il lui arrivait de passer la frontière en train, habitant juste de l’autre côté,  pour aller leur rendre visite. Pour les petits cadeaux, le choix était vite fait, c’était de bas nylons. Comme les Américains avaient participé à la libération de la France, ils avaient bien sûr amené avec eux tout un attirail de marchandise, des bas par exemple,  ils ne perdaient pas le côté business si cher à leur ego. Bien sûr, le nylon avait été inventé juste avant la guerre et sa commercialisation en Europe retardée pour faits d’armes. Les bas étaient vraiment recherchés. La Suisse était logée à la même enseigne, le bas nylon était une denrée plutôt rare et sans doute pas la priorité dans les échanges commerciaux quand ils existaient. Alors le collègue avait pris l’habitude d’importer en douce des bas, un peu plus faciles à trouver sur territoire français moyennant quelques bonnes adresses. L’importation de l’article n’était pas interdite en Suisse, mais soumise aux droits de douane comme objet de luxe. Bon une paire ou deux ça passait, surtout si on était une dame. Mais plus il fallait raquer et c’était autant un manque à gagner dans ce petit commerce ou dans le prix des cadeaux. Sa combine était de mettre autour de la taille une bonne vingtaine de paires de bas qu’il faisait tenir en s’enroulant s’enroulant le ventre dans une large bande de tissu. Les pochettes de bas étant plutôt minces, il n’augmentait pas trop son tour de taille de manière visible, juste un petit manque de confort personnel. De plus il gardait son manteau, ce qui n’étonnait personne, les trains étaient peu ou pas chauffés par mesure d’économie. Les yeux pétillants, il me racontait qu’avec quelques paires de bas, on pouvait passer un moment avec une dame aux moeurs accueillantes, une putaine comme il disait, sans débourser un sou de plus. Il ne s’est jamais fait attraper et je le crois bien volontiers, il était plutôt du genre malin.

Etes-vous un bon nylon paparazzi?

Dans quel film trouvons-nous cette scène?

A qui appartiennent ces jambes, passablement photographiées à l’époque, la présence de coutures n’y est sans doute pas étrangère?

Savez-vous sur quel album de hard rock se trouve cette photo? Pour vous aider signalons que cela a un rapport avec ACDC, mais je reconnais que ce n’est pas facile, chercher du côté des membres et de leur pédigrée.

Et bien sûr quelques pubs d’époque

Sans doute le seul cas où une marque de bas s’identifie à un groupe de rock.


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Nylon paparazzi (1)

Si les bas ne forment plus une actualité quotidienne, il n’en va pas de même à des époques où cet accessoire vestimentaire faisait parfois la une des journaux, du moins les pages magazines. On remarquait moins une dame qui en portait, facile elles en portaient toutes, ce qui n’empêchait pas quelques regards de remonter le long des jambes. Alors me transformant en paparazzi, je suis parti à la découverte d’anciens faits qui se rapportent à une « histoire avec des bas » croisant des personnages connus ou inconnus. D’une part, j’y retrouve ma passion pour l’histoire petite et grande, ces deux qui font la paire de… bas nylon. En voici une première livraison.

En mars 1956, un rumeur circule  dans les milieux mondains mettant en lumière deux personnes publiques. L’une est l’actrice Grace Kelly et l’autre Margaret Trumann, fille unique de Harry, président des Etats-Unis. Les faits sont liés au futurs mariages de ces deux personnes, l’une va devenir une princesse, vous connaissez l’histoire. L’autre la femme de l’éditeur du New York Times et écrivain à succès, chanteuse lyrique et animatrice.  Un fabricant californien de lingerie, Willys De Mond, profite de l’occasion pour se faire un peu de pub. Il affirme qu’il a offert comme cadeau à Miss Trumann trois paires de bas de soie sertis de diamants à $ 650  la paire, et pour Miss Kelly, le même article mais avec des perles à (seulement) à 150 la paire. Les deux intéressées démentent les faits. Miss Trumann affirme qu’elle n’acceptera pas le bas, du moins pas comme un cadeau. Une de ses intimes souligne que Margaret portera des bas le jour de son mariage comme n’importe qu’elle autre femme. Grace Kelly affirme n’avoir jamais rien reçu. faits corroborés par une amie.
La polémique n’est pas bien grande, assez cependant pour que la presse de l’époque s’intéresse à cette histoire. Quand à ces dames, les bas faisaient partie de leur garde-robe, c’est certain et absolument conventionnel. A quelle époque ont-elles remisé cet accessoire pour porter des collants? Ca l’histoire, la grande ou la petite, ne le dit pas.
A suivre…

LES PROTAGONISTES

Et vous, êtes-vous un bon nylon paparazzi?

Savez-vous dans quel film apparaît cette scène?

Savez-vous à quel objet usuel appartient  cet extrait photographique? Ce n’est pas ce que vous pensez au premier coup d’oeil…

Savez-vous qui chante cette chanson et le titre?

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ET QUELQUES PUBS D’EPOQUE…


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Une hôtesse de l’air et ses accessoires

Les belles soirées ne s’improvisent pas d’avance. En général quand c’est organisé, on se traîne comme des âmes en peine le verre à la main, à la recherche d’une ivresse qui ne se trouve pas dans son verre. J’en veux pour preuve cette histoire, qui fut l’une des plus charmantes dans mes observations en jambes gracieuses et bas qui dissimulent à peine la perfection d’une jolie peau.

Un samedi, en fin d’après midi. Client fidèle dans la boutique d’un copain branché musique, nous avions l’habitude de fêter, souvent avec son amie, la fin de la semaine en allant boire un verre. Lui, content de mon passage en ces lieux, dame le tiroir caisse était gonflé de quelques billets venant de ma poche. Moi, heureux d’avoir quelques nouvelles musiques à me mettre sous l’oreille. Une vieille passion dont l’ivresse m’aurait valu quelques retraits de permis de conduire, si la conduite en état d’ivresse musicale était sanctionnée par la loi. La minute fatidique de la fermeture de boutique allait sonner au clocher de l’horloge mentale du copain, quand soudain, comme dans les films à suspense, la porte du magasin s’ouvrit. Point de gangsters venant faire la quête pour les voleurs nécessiteux, mais un couple mal assorti, pénètre dans les lieux. Lui, le genre macho excité, elle, belle et gracieuse comme une brise de printemps venant faire fondre la neige. Des copains du patron que je ne connaissais pas, nous n’allions pas tarder à faire connaissance.

zzzbz

Une invitation à l’apéritif chez le couple qui abritait ses amours dans un appartement pas très lointain, et c’est parti. Charmant appartement par ailleurs, une vaste pièce sous les combles, des bières qui circulent et de gentilles conversations, le cul posé sur un tapis très confortable. Il fut question de poursuivre la soirée dans un autre lieu, un restaurant où, parait-il, on mangeait bien. D’accord, d’accord, mais avant un petit tour dans les commodités, la bière ça surmène la vessie. Je me fais indiquer l’endroit et j’y pénètre. L’interrupteur de la lumière se trouvant sur la gauche, je l’actionne. Une salle bain avec tout le nécessaire. Une baignoire, un lavabo et cet objet dont nous tairons le nom, objet de ma visite en ces lieux. Autre découverte, plus inattendue celle-là, un séchoir à linge, amplement garni. La belle avait fait sa petite lessive, lessive qui en principe devait rester discrète. Une guêpière rouge et deux porte-jarretelles, l’un blanc, l’autre noir, des bas de même couleur, attendaient sagement que la dernière larme du passage dans la lessive, veuille bien quitter leurs délicats tissus.

Oh oh, la Belle était une adepte des dessous sexy. Je m’en serais douté un peu, mais là ,c’était vraiment une convertie. Je quittai les lieux avec regret, mais les yeux pleins d’étoiles. Retour vers les autres et regard à l’intéressée. Rien de spécial à signaler. Avait-elle oublié ses parures? Avais-je vu des choses qu’elle estimait visibles pour tous? Je n’en sais rien. L’histoire peut continuer…
Avant de partir pour le repas, la Belle alla faire un brin de toilette, Elle rappliqua en talons et avec une mini jupe qui méritait bien son nom. Je remarquai ses jambes gainées de noir. Je pensai immédiatement à un collant, la jupe ne pouvait cacher la moindre lisière de bas. Tant pis, je me résignai intérieurement, la soirée aurait quand même lieu. Direction les voitures. Il fut décidé que les hommes iraient  dans la voiture du copain et que moi j’emmènerais les deux dames présentes dans ma voiture. Elles décidèrent d’aller s’assoir sur le siège arrière, afin de papoter comme seules les dames ont le chic pour le faire. A un feu rouge, juste après le départ, je jetai un coup d’oeil dans le rétroviseur. Je m’aperçus que j’avais une assez belle vue sur les jambes de la Belle. La jupe avait un peu remonté sur les jambes et à mon grand étonnement je me rendis compte que c’était des bas et non un collant qui se cachait sous le peu de tissus qui avait servi à la confection de la dite jupe. Je me traitai intérieurement de con, car étant tellement parti dans mon histoire de collant que j’avais quelque peu baissé l’allure dans la recherche du détail révélateur. La jauge de température de ma voiture était bien calme, par contre je ne pouvais pas en dire autant, tellement la journée semblait faste en plaisirs visuels. Le repas, excellent par ailleurs, m’empêcha de me rincer l’oeil, car le sujet de toutes mes attentions était assis en face de moi, mais j’eus quand même un plaisir auditif. Délaissant les discussions viriles des messieurs qui comparaient les mérites des joueurs de l’équipe locale, je m’intéressai à celle des dames. L’amie de mon copain, plus observatrice que moi, avait remarqué que la Belle, par ailleurs hôtesse de l’air, portait des bas. Et presque naturellement la conversation roula sur le port des bas dans le métier d’hôtesse de l’air. Bon, j’appris, mais je m’en doutais un peu que les bas n’étaient pas obligatoires dans l’exercice du métier, qu’elle n’en portait pas professionnellement, mais qu’il était défendu d’avoir les jambes nues. Je lui posai quand la question à cent balles, puisque qu’elles parlaient librement devant moi, pourquoi elle aimait les bas. Sans aucune gêne, elle me répondit que c’était à son avis bien plus sexy et confortable que les collants et que ça allumait bien son copain, bien qu’intérieurement je le pensais assez allumé comme ça. Elle m’avoua que dans ses bagages d’hôtesse, il y avait toujours un porte-jarretelles et que dès que l’occasion s’en présentait, elle délaissait ses collants. Vis à vis des collègues de travail, elle préférait une tenue plus passe partout. J’étais aux anges, bien que ces derniers soient, dit-on, sans sexe, je les imaginais bien volontiers en guêpière et bas à couture. Quelle belle soirée!

zzzaz

On a changé de d’endroit pour aller prendre un verre dans un club des environs. Vous devez penser sans doute, qu’il me manquait quelque chose pour que le plaisir soit total. Vous avez raison, mais cela dépend aussi ce à quoi vous pensez. Si c’est comme moi, la suite vous l’apprendra. L’excité, un peu pris par l’ambiance d’un slow emmena la Belle sur la piste de danse. Je ne sais pas s’il le fit exprès, mais en mettant ses mains sur les fesses de sa partenaire, il fit remonter, pas besoin de beaucoup, plusieurs fois la jupe dévoilant de coquines petites jarretelles noires. La température de l’endroit monta sans doute de quelques degrés en peu de temps, le spectacle en ayant conquis plus d’un.
Le lundi, au boulot, un copain me demanda si j’avais passé un bon congé. Que croyez-vous que je lui ai répondu?


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Gourmandises en nylon

Je vois souvent dans les blogs féminins des dames qui nous parlent de cuisine. C’est très bien, j’y suis très sensible. Une manière de me charmer ne consiste pas seulement à porter des bas, mais aussi de partager un art en perdition, celui d’un bon repas. J’ai un peu mélangé les deux genres faits de souvenirs, l’un comme l’autre peuvent me faire planer.

Nous les gourmands, nous savons que l’heure de passer à table approche, bien avant que les aiguilles de la pendule ne déclenchent le carillon annonçant midi, son cortège de fourchettes et de couteaux. Mais en attendant le moment fatidique, il n’est pas interdit de rêvasser.

De la cuisine sortaient les senteurs qui s’étalaient en volutes invisibles dans tout l’appartement. Moi encore endormi, mon subconscient prenait le relais pour parfumer un rêve où je devais me trouver dans un paradis aussi lointain qu’improbable. Ramené à des nécessités plus terrestres, mon estomac chassait les derniers limbes de la nuit dans un brouillard diffus. J’ai faim! Ce cri aussi silencieux qu’arraché à la réalité me laissait augurer d’un délectable repas dominical.

Mais le sommeil m’enveloppe à nouveau de ses effluves, les odeurs s’estompent et me voilà reparti dans un monde qui enclenche la machine à rêver. Ah oui, je suis à l’école, c’est la leçon de chant. Une leçon où rien ne ressemble aux autres cours. Pas de pupitres, pas de salle de classe aux murs parcourus mille fois par les égarements de la pensée. Une grande chambre avec des chaises en fer à cheval. En face de moi, il y a la fille aux bas nylons. Elle croise les jambes, me dévoilant une jarretelle blanche sous l’ombre de sa jupe. Son regard croise le mien quand je remonte mes yeux. Une fois, deux fois, trois fois, ses jambes gardent la même position, Joue-t-elle un jeu ou est-elle ignorante du spectacle qu’elle m’offre? Je l’ignore et le jeu continue, moi indifférent à la leçon et si je chante, c’est sûrement en sourdine.
Mais petit à petit, le mélodie s’éloigne, chassée par mes yeux qui s’ouvrent. Mais que se passe-t-il dans le monde réel?

La maîtresse de maison avait gagné la cuisine tôt le matin et commencé par sortir le morceau de viande qui baignait dans une préparation juteuse connue d’elle seule. Comme une mère qui soigne son petit, elle l’avait dorloté avec tendresse en mille gestes et assaisonnements pour le rendre meilleur. La porte du four avala le rôti dodu qui allait s’attendrir au fil de la cuisson. Un fois la porte refermée sur son secret, la cuisinière laissa le silence envahir les lieux, seul le murmure de la cuisson troubla le sérénité de la cérémonie. Passent les minutes, bercé comme par les rayons d’un soleil tropical, la viande allait dorer et prendre de l’allure.

Le monde des songes vient à nouveau agiter le carillon qui donne le signal à la brume des rêveries de se répandre autour de moi. Cette fois je suis dans la rue, je marche derrière la fille qui file d’un pas décidé vers je ne sais quel rendez-vous. Sa robe est plutôt courte, trop courte pour cacher la lisière de ses bas qui se fait indiscrète à mon regard. Tout les trois au quatre pas, elle tire sur la bas de sa robe car elle redoute un peu de s’offrir en spectacle. Mais la robe prend un malin plaisir à se remettre à la place où elle estime que mes yeux pourront raisonnablement jouer au découvreur de trésors. Tandis que le bitume résonne des dizaines de pas qui qui vont et viennent,  je regarde cette étoile filante visible en plein jour, en formant le voeu qu’elle ne disparaîtra de sitôt sur la voûte de mon ciel bleu de rêveries.
Mais j’entends d’autres pas, mes yeux s’ouvrent…

Nouvelle apparition de la fée de mon enfance qui d’un coup de baguette magique à peine brandi, allait continuer la préparation du festin. Elle enleva d’un geste pudique la robe des pommes de terre qui ne tardèrent pas à frissonner dans leur nudité. Plus tard coupées en dés, elles se réchaufferaient en rissolant dans la poêle avec pour compagnes toutes les épices saupoudrées d’une main experte. De leur côté, les légumes attendaient leur tour, résignés au sort qui allait les transformer en jardinière, alors noble promotion pour ces produits de la terre, aujourd’hui si méprisés. Venue du jardin voisin sous le bras d’un aimable cultivateur amateur, la salade n’allait pas nous en conter, elle finira simplement sa matinée par un mariage. La noce aura pour invités les oignons, l’huile d’olive, le vinaigre de vin rouge et sans doute une pointe d’ail. Horreur, il manque les délices venus des bois. Mais non ils sont bien là, baies petites et grandes, encore enivrés de leurs senteurs, sous l’ombre fraîche et vivifiante, un peu mystérieuse, d’une forêt qui ensorcelle les esprits qui s’y égarent. Récolte de roi, il est facile de l’imaginer cachée sous des vapeurs de crème, tels des nuages blancs, immobiles dans le ciel de l’été. Nuages précurseurs d’une averse, qui goutte à goutte, imbibera le cher dessert de quelques pleurs d’une fine liqueur. Le palais encore frémissant de toutes les splendeurs qui l’ont enchanté, l’arôme subtil d’un café venu d’une plantation bénie des dieux, nous fera gentiment glisser vers une rêverie soyeuse et sans retour. Dieu que j’ai bien mangé!

Les vapeurs d’un vin bu en fidèle compagnon de route des plats qu’il magnifie appellent la sieste et ses désirs irrésistibles de nirvana ensorcelant. Pays des songes, je songe en vous. Pleurez violons de l’automne, vous me ramenez vers les temps de fraîcheurs où les bas  font la parade au cortège du nylon. Voici Yvette, Christiane, Arlette, Sylviane, Sylvia, qu’importe qui vous êtes. Voici les automnes de jadis où je guettais cette mutation qui faisait de vous presque des dames. Dames vous êtes devenues, mais le tourbillon de la vie ne m’a laissé de vous que des images, ces images qui repassent fidèlement dans ma mémoire. Mais viendront les automnes de maintenant, ceux qui amèneront d’autres fraîcheurs, d’autres cortèges. Maintenant je peux partir mettre mes rêves dans le sablier du temps, qui finira bien par les poser là où il me fera savoir que l’heure est venue. Que l’automne, plus belle saison des plaisirs de la table et des belles en nylon est là.