Nylon Bar

L'apéritif en nylon

Nylon paparazzi (4)

Poster un commentaire

N’allez pas croire que les hommes ne s’intéressent pas au confort de la femme. Ces sacrés bas, hantise de beaucoup de femmes aujourd’hui, pouvaient se transformer en cauchemar quand elles étaient réduites à ne porter que cela, c’est à dire jusque vers 1965. Un cauchemar? Pas tout à fait, certaines jeunes filles ne guettaient que ce moment là pour avoir l’impression de devenir une vraie demoiselle. Votre serviteur l’a quelquefois constaté. Ces jeunes filles-là avaient quand même un avantage certain, le bas extensible était inventé, il pouvait presque doubler de longueur sans se rompre. Pas trop de problèmes de fixation, on tirait dessus et voilà. Le problème était tout autre avant son apparition. Le  vrai bas nylon, version début et ses ancêtres étaient aussi peu extensibles qu’un fil de fer. Cela nécessitait de savant calculs entre la longueur du bas, celui de l’élastique, du support. Trop de mou, le bas plissait, trop tendu, la jarretelle décrochait fréquemment ou le bas se déchirait. Rassurez-vous, de grands savants se penchèrent sur le problème comme en témoigne un article du Saratosa Herald Tribune de mars 1940.

Quelques uns des cerveaux les plus inventifs du pays se penchent sur le problème, comment faire pour que les bas ne se décrochent pas? Chaque fois qu’une femme pique un pas de course et émet un zut, elle vient d’expérimenter les inconvénients d’un bas de soie de qualité, il est en roue libre. Ce qui précipite l’accident, dit Jack White, exécutant d’une maison de vente, c’est la longueur de la gaine.

Au fur et à mesure que les gaines s’allongent, explique-t-il, les jarretelles raccourcissent, laissant moins de jeu pour compenser la tension. Les tests montrent que quand un femme plie les genoux, les élastiques risquent  d’être tendus de 4 ou 5 pouces. Cela peut-être en partie évité quand les bas sont roulés et tenus par une jarretière. Mais les femmes préfèrent les jarretelles avec fermoir qui évitent un fréquent réajustement.

White à mis au point un bas avec du une bande de caoutchouc enveloppé de soie qui agit comme un absorbeur de choc (serait-ce déjà l’invention du bas jarretière – note de l’auteur).

Un observateur du gouvernement affirme que la femme standard porte 12 paires de bas de soie ou coton par année. White dit qu’une femme, exclusivement bas de soie, en use 36 paires par année. Il suggère que les femmes devraient prêter plus d’attention aux accros.

La partie la plus résistante, dit-il, est la lisière. Le reste, le voile, est la partie faible. Le bas  doit exclusivement être pincé dans la lisière, jamais dans le voile.

Cette magnifique et savoureuse démonstration est illustrée dans l’article.

La lisière enroulée présente moins de risque d’accroc, mais demande un continuel réajustement s’il n’est pas accompagné de maintenue

Jarretière à fermeture si elle est accompagnée de longs élastiques permet de doser la tension. Mais avec une gaine longue et des attaches courtes le tension augmente.

Lisière en bande caoutchouc enrobée de  soie qui s’étendent considérablement et absorbent les tensions qui causent les accrocs.

Voilà, alors que l’Europe était en guerre, les journalistes américains s’intéressaient de près aux petites misères féminines. Rappelons que deux ans après, on demandait à ces femmes de soutenir l’effort de guerre en donnant des bas, matériel nécessaire à la confection de divers articles destinés aux soldats.

Le Beaver Valley Times, en décembre 1952, revient sur un épisode de la guerre froide.

Glen Cove, N.Y. Les femmes soviétiques de la délégation temporaire de l’assemblée générale des Nations Unies ont profité de l’occasion. Elles ont envahi les boutiques à pris réduits, ce lundi. Les articles préférés sont le rouge à lèvres, les bas nylons, les stylos bille, le matériel de couture. Le produit le plus recherché est la préparation plastique qui sert à stopper les accrocs aux bas.

La délégation a prévu de retourner en Russie après l’ajournement de la conférence, le 23 décembre.

Le Toledo Blade, de Noël 1951, rapporte l’information suivante.

Un taureau de 125 livres en liberté, chassé par des chiens, est entré dans un magasin de lingerie en brisant la vitrine. Il a fait sa corrida dans les sous-vêtements et les bas nylons causant pour 250$ de dégâts. Il est ressorti de même, a longé la rivière Cocheco et a filé dans les bois où il a finalement été abattu.

C’est sans doute un cas unique dans l’histoire, un taureau fétichiste.

Etes-vous un bon nylon Paparazzi?

On peut voir cette scène dans un très célèbre film de l’après-guerre. Même si le film n’est pas annoncé comme policier, le titre ne laisse aucun doute.

La photographie ci-dessous pourrait me faire penser à célèbre personnage, un Américain. Voyez-vous pourquoi et qui?

Et les pubs

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s