Nylon Bar

L'apéritif en nylon


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Nylon paparazzi (15)

Continuons notre petite enquête sur l’historique du bas nylon à travers les publicités d’époque. Même si les journaux racontent pas mal de blagues, ils détiennent la vérité sur au moins un point. Ils sont le témoignage d’une chose précise à un jour précis dans la manière dont ils narrent la chose. Je pense que l’histoire aurait une saveur différente si les journaux étaient aussi vieux que l’humanité. Encore plus précis comme témoin, la photographie remet chaque détail à la bonne place. N’avez-vous jamais constaté en regardant une vieille photo qui vous concerne directement, combien de détails se sont effacés de votre mémoire pour vous réapparaître dans leur vérité primaire en regardant la dite photo? La barrière qui sépare votre ancienne maison de celle du voisin d’alors, qui vous semblait verte dans vos souvenirs  était en réalité brune?
Aujourd’hui je vais m’attarder sur la transition entre le bas couture et son fils, celui sans couture. Dans mes rêveries le bas à couture, le vrai de vrai avec diminutions, est le must absolu, j’imagine à juste titre que je ne suis pas le seul à le penser. Récemment, j’ai eu l’occasion de contempler ce style de bas  sur de merveilleuses jambes et je n’ai pas changé d’avis. Avec des souvenirs plus lointains, je me rappelle d’une maitresse d’école qui en portait fréquemment. Ses jambes arpentaient la classe sous mon regard attentif, bien plus attentif avec mes yeux que mes oreilles, réfractaires aux charmes de la table de multiplication par neuf ou les baignoires qui n’en finissaient pas de se remplir ou de se vider. Nous sommes au début des années 60 et le bas à couture est encore plus ou moins présent sur les jambes, spécialement sur celles des dames plus âgées. Il a commencé à décliner après le milieu des années 50, remplacé peu à peu par la nouvelle méthode de tissage qui supprime la couture. Les jeunes filles, quand elles se mettent à porter des bas adoptent celui sans couture, en général moins onéreux aussi, car de fabrication plus facile.  Il y a aussi une autre raison à cela, maintenir la couture droite et au beau milieu de la jambe est presque un art. Les anciennes possèdent cet art, fortes d’années d’expérience, mais aussi une lingerie plus adéquate pour les tenir, très souvent des gaines. On en pas encore au porte-jarretelles minimaliste qui fera son apparition plus tard. Un jour une copine de ma classe s’est amenée à l’école avec des bas à coutures. Une des  ses amies, pas très au fait des choses de la vie, s’est trouvée très intriguée par la présence de ces bas et de cette couture. Elle a entamé toute une explication, charmée d’être le point d’intérêt et d’expliquer à cette roturière ce qu’était un bas de luxe. Moi j’étais à côté et je n’en perdais pas une miette, espérant qu’elle allait lui montrer que les bas se tenaient avec des jarretelles, mais elle n’alla pas aussi loin dans sa démonstration, zut alors!

Dans la réalité, le bas à couture survécut  aussi longtemps que l’autre, mais dans une proportion bien moindre. A toutes les époques, en cherchant bien dans les magasins spécialisés, il était possible d’en trouver, bien évidemment portées par un infime minorité de dames. Dans un village voisin, la soeur d’un collègue de travail a toujours porté des vrais bas à couture jusque à son décès il y a quelques années. Je ne l’ai jamais vue porter autre chose. Je ne sais pas où elle se fournissait, mais le fait était qu’elle en trouvait toujours. Les effets de mode firent aussi que vers la fin des années 70, on réinventa la couture qui figurait en trompe l’oeil sur les collants et parfois sur les bas, toujours en imitation. Le véritable bas couture fut quand même préservé dans sa fabrication par quelques marques, Gerbe notamment, avant de connaître sa renaissance avec des maisons comme Cervin.

Mais plongeons nous dans ces publicités datant toutes du tournant années 50-60. Nous constatons que le bas couture est encore très présent dans la publicité. Cela reste un choix délibéré, entre élégance pour certaines et habitude pour les autres. Les photos sont cliquables afin de les rendre plus visibles.

Dans cette publicité, vous remarquerez que le prix du bas couture est souvent plus élevé, c’est normal il demande plus de travail.  Autre curiosité, on parle d’un bas filet pêcheur, que l’on appellerait aujourd’hui résille. D’un prix nettement plus élevé, il était sûrement réservé à des soirées coquines. Le French Cancan avait encore un petit air de légèreté à l’époque de la publicité. Ce n’est qu’à travers le mouvement punk qu’il devint un bas comme un autre.

Beaucoup de bas sont désignés par la mention Helanca. C’est une marque déposée créée en Suisse. C’est un procédé de texturation qu’un chercheur français appliqua au nylon, lui  conférant une certaine élasticité et un toucher plus doux. Depuis l’industrie textile n’a cessé d’inventer d’autres méthodes.

Cette publicité vous donne une comparaison entre le prix de différents articles. Quand on sait qu’une bière au bistrot coûtait quelques dizaines de centimes, on peut se faire une idée du coût de la vie en 1960.


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Une nièce sexy

Suite à une une situation familiale un peu particulière, j’ai une nièce âgée de presque une dizaine d’années de plus que moi. Durant l’été 1966, nous sommes allés ma mère et moi en vacances vers le nord de l’Italie, dans la ville où habitait une partie de cette fameuse parenté. Un lac romantique, un ciel presque toujours bleu, des maisons perchées sur le flanc des montagnes et les odeurs de l’Italie. Le rêve! Un jour nous avons fait une petite visite chez cette nièce. Elle venait fraîchement de se marier, très jeune encore,  avec un séduisant latino, une dizaine d’années plus âgé qu’elle, qui avait pour particularité d’exercer le métier de banquier, profession ma foi très recherchée par la gent féminine. Elle même n’avait d’ailleurs rien d’un laideron. Blonde aux yeux gris-bleus, elle devait emballer les cœurs, qui même s’ils n’étaient croisés par Playtex, ne restaient certainement pas de marbre devant elle. Je suppose que son cher mari devait être un fin gastronome en matière de troussage de culottes. Il n’en était pas moins très sympathique, chaleureux, emporté, comme le sont les gens du sud. Accompagnant chaque parole de gestes expressifs avec les mains et les bras, je l’imagine bien tenant le téléphone d’une main et testant la température de Madame de l’autre. Du haut de mes joues encore imberbes, je n’avais de loin pas grande expérience de la vie, sinon celle d’un intérêt très marqué pour les jambes féminines surtout celles gainées de bas. A cette époque, l’affreux collant commençait à pointer dans la mode, mais il n’avait pas encore, et de loin, gagné le droit de cité. Pour planter le décor, disons qu’il faisait ce jour là, un chaleur digne de celle des jours d’été, ce qui était le cas, sous le ciel de la belle Italie, que les oiseux chantaient et que tout le monde était de bonne humeur. Voilà!

Un joyeux carillon retentit à la porte de la belle qui vint ouvrir le sourire aux lèvres, les paroles de bienvenue sortant de sa bouche, comme autant d’invitations à entrer. Après les embrassades de circonstance nous étions dans les lieux, ma mère aux anges et moi regardant d’un œil scrutateur cette nièce qui roulait du popotin en nous introduisant dans le salon. Lorsque mes yeux s’attardèrent sur ses jambes, ce qui je pris d’abord pour un bronzage de saison, s’avéra être de nylon qui couvrait ses jambes. Malgré la température, il semblait qu’elle avait peur de prendre un coup de froid, ou n’était-ce qu’un appât destiné à son chaud lapin de mari? Le deuxième solution me paraît la plus osée, mais certainement  plus proche de la vérité. Une fois assis, la conversation s’engagea entre ces dames, tout y passa, le dernier produit de lessive aux enzymes radioactifs, la purée Moussdor ou les rumeurs de divorce à la principauté de Monaco. Tranquille dans mon coin, j’écoutais tout en ayant un œil inquisiteur du côté des jambes de madame. Rien! Pas moyen d’en savoir plus sur la composition du menu des jambes de la nièce. Sagement assise, les jambes bien serrées, il n’y avait de mouvement que sur son visage ou sa tête en signe d’approbation ou de négation. Au bout d’un moment je pris l’initiative d’aller prendre l’air sur le balcon afin d’un peu observer les alentours. Une belle surprise m’y attendait. Dans un coin, il y avait un séchoir à linge assez grand. Et là ooouuuahhh!!! une des plus belles collections de lingerie privée qu’il m’aie été donné d’admirer. Des slips noirs, blancs, roses, violets, bicolores, tricolores, multicolores, tous plus sexy les uns que les autres. Des bas, deux ou trois porte-jarretelles, des soutien-gorges assortis ou non aux slips. Il y en avait assez pour ouvrir un magasin de lingerie. Alignés en rangs serrés, comme pour défendre une virginité très improbable de leur propriétaire, j’aurais voulu les prendre un à un, les admirer, les mirer, les tâter d’une main qui manquait certes d’expérience, mais qui aurait fait de gros progrès en peu de temps. Bien sûr je n’ai pas osé, mais je suis resté un sacré moment sur ce balcon. Finalement quand je suis rentré, j’ai prétexté l’admiration de la vue que l’on avait depuis ce balcon, sans préciser sur ce balcon, en guise d’excuse. Dupe ou pas, elle n’a pas bronché.

Bien des années après, je me dis que les soirées ne devaient pas être tristes dans cette chaumière et que ma nièce devait être un sacrée allumeuse. Peut-être a-t-elle conservé ses habitudes? Je n’en sais rien. Il faudrait quand même que je me décide à lui rendre une petite visite un de ces jours.
Allo? C’est ton jeune oncle, tu vas bien? Dis donc à propos…


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Nylon paparazzi (14)

Nous avions vu dans l’article précédent l’avènement de la mini-jupe à partir de 1965. Dans cet article nous allons voir que les fabricants de bas tentent de faire de la résistance en ne proposant pas que des collants. Ce dernier est bien sûr le complément de la jupe courte pour cause principale de non exposition des jarretelles qui deviennent un peu trop visibles, ainsi que les revers du bas. Les collants existent cependant depuis la fin des année 50, sous une autre forme que ceux destinés à la danse qui sont beaucoup plus anciens. C’est la modification de la fabrication du nylon sous sa forme de nylon crêpe qui permit la mise au point du collant tel que nous le connaissons aujourd’hui. Pendant quelques années, il reste très confidentiel dans sa distribution et peu de dames se soucient de lui. Tout au plus, c’est une pièce de vêtement le plus souvent en laine ou en coton destinée aux jeunes filles. Ce n’est qu’en adoptant la mini-jupe que les filles se convertiront. Il faut se rappeler que porter des bas avec des jarretelles est quelque chose de très fort dans l’esprit de la jeune fille d’alors. Avant d’adopter éventuellement la nouvelle mode, elles se soucient peu de collants. On peut presque dire que c’est les filles qui convertirent les mères, certaines ne le feront d’ailleurs pour ainsi dire jamais.Ce n’est que de guerre lasse, quand trouver des bas devint difficile, surtout ailleurs qu’en ville, qu’elles rendirent les armes.
On peut toutefois déceler que dans l’esprit des fabricants le bas, même quand la vente des collants explose,  reste quand même un atout pour la jambe et que le collant n’a pas toujours le côté pratique que l’on veut bien lui reconnaître. On peut aussi imaginer que les créateurs essentiellement masculins ont déjà une dent contre lui, alors on tente de sauver l’essentiel. Mais la bataille s’annonce difficile et il faudra du temps pour que l’article de transition qu’ils proposent devienne une transition réelle au bas traditionnel. Je pense bien sûr au bas-jarretière. C’est en effet en 1966, que les premières publicités apparaissent dans les journaux et magazines. En fin de compte l’idée est simple, on reprend la vieille mode du bas tenu par des jarretières, le tout étant compilé en un seul et même article. Je ne sais pas l’impact réel qu’il a eu à l’époque, ma vision n’étant pas agrémentée de rayons permettant de voir à travers les jupes, mais personnellement je n’en ai jamais devinés ou vus. Soit on passait au collant, soit on faisait de la résistance. Même le cinéma ne l’a pas trop exposé, la seule vision d’époque que j’ai vue étant Marlène Jobert qui en portait dans « Le Passager De La Pluie » au début des années 70. Ce n’est vraiment qu’à partir du milieu des années 80, qu’il a été progressivement adopté en une sorte de mode allant crescendo. Quoi qu’il en soit, il reste pour moi toujours un demi mal.

Nous allons voir à travers les publicités d’époque retrouvées, comment il  tentait de s’imposer sur le marché. Toutes datent de 1966-67. Pour une meilleure vision, le photos sont cliquables.

En 1964, la première publicité que j’ai trouvée dans ce qui me sert d’archives, pour un collant qui ressemble à ceux d’aujourd’hui.

En 1966, commentaires d’une journaliste de mode qui souligne la visibilité du bas à travers les modèles du défilé auquel elle assiste.

On voit très bien ici que Le Bourget est un ancêtre du bas jarretière. Remarquez comment ils avaient imaginé la chose. Le bas n’a pas de lisière comme celles actuelles doublées de silicone à l’intérieur.  C’est un élastique réglable qui entoure la jambe et se ferme grâce à un crochet. Ce qui a la limite pouvait provoquer un inconfort dans la circulation du sang. C’est encore aujourd’hui un des reproches qui lui est fait.

Une version à peine différente par une marque concurrente et surtout à meilleur prix par rapport à la précédente. Sourions à l’idée que la pub suggère un cadeau pour la fête des mères. Je dois dire qu’il venait assez peu à l’idée à un fiston d’offrir ce genre de cadeau à sa mère, une fille à la rigueur, pour autant qu’elle n’aie pas envie de les porter elle-même. Quant au mari, un dernier espoir de voir sa femme porter des bas?

Deux publicités de deux magasins différents, mais sans illustrations. On mentionne pour les bas concernés « bas sans jarretelles ». On voit aussi l’apparition du collant, encore nommé bas collant. Comme vous le voyez la situation n’est pas encore très claire dans la guerre entre bas et collant.

Dans un article de 1968 consacré à la lingerie, vous voyez dans la première partie que l’on parle encore de porte-jarretelles, alors que dans la seconde on parle de jupe-culotte, une autre invention des années 60.


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Le Boss à Paris – L’intégrale

Fin janvier, je suis allé à Paris pour diverses raisons. Au jour le jour, j’avais posté des petits articles qui résumaient mes petites aventures côté nylon, celles qui vous intéressent en priorité, j’imagine. Sous un seul et même article, j’ai réunis ces articles en les complétant par une vidéo, et cerise sur la gâteau, quelques souvenirs photographiques de ma rencontre avec Miss Nylon, article initialement publié sur BNMR.

Ach Paris, les bedites vemmes, comme dit dans un film

Arrivé sur le coup de midi avec 25 minutes de retard, merci la SNCF.  2 fois un arrêt en rase campagne, l’un pour une histoire d’aiguillage sûrement plus gelé que le contrôler, diable on est encore le matin, l’autre on sait pas, peut-être un pingouin qui partait en vacances dans le sud.

Bien sûr, la première chose c’est d’aller repérer l’endroit où le Boss va poser sa tête sur l’oreiller pour rêver à de nouvelles aventures où les bas nylons défilent comme à la parade du 14 juillet, devant le général Leboss. Premier point positif, l’endroit retenu est tout à fait charmant, option prise via Airbnb. En fait c’est la propriétaire des lieux qui met à disposition son appartement pour arrondir ses fins de mois. Intéressante personne très cultivée, une ancienne pro des voyages. Son studio est un véritable musée, des centaines de bouquins et d’objets ramenés de ses voyages. Et en plus elle a l’air de s’y connaître en musique, alors…

Aussitôt ma valise déposée, j’ai filé faire mon petit tour dans la ville dans cette ambiance que je connais depuis longtemps, j’y viens depuis 30 ans. De belles dames, aux jambes parfois ennylonnées, mais je n’ai pas aperçu la moindre lisière de bas, faut dire que j’ai pas vraiment cherché, j’essayerai de me rattraper plus tard, et qui sait, vous filer un petit instantané pris sur le vif, mais sans forcer l’indiscrétion, c’est pas mon genre.

Voilà pour ce premier billet parisien, tiens c’est la première fois que j’en fait un sur place,alors à bientôt pour de nouvelles aventures.

PS

Même le Boss bien parisien n’a pas la cervelle qui tourne au ralenti, quelques petites constatations made in Paris

Je crois bien que l’accordéon rend aveugle, j’en vu plusieurs aveugles en jouer

Les jeunes à Paris sont à l’évidence très fatigues et les vieux très alertes. Scène plusieurs fois constatée dans le métro où les jeunes sont assis et les vieux debout.

A Paris il y a deux catégories de fumeurs, ceux qui ont du feu et pas de cigarettes, ceux qui ont des cigarettes et pas de feu

En attendant,…

Ce qui j’ai vu…

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Et ce que j’aurais voulu voir…

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Alors aujourd’hui après une grasse matinée bien méritée, je me suis enfin levé pour passer à table dans un bistrot de quartier. Au menu une salade aux lardons, j’adore ça, suivie d’un filet à l’échalotte. On est bien dans la cuisine française populaire, ce qui n’est pas pour me déplaire. Cet après-midi, j’ai décidé d’aller faire les bouquinistes sur les berges de la Seine. Ce gens admirables. qui vous vendent dix fois plus cher ce que l’on arrive pas à vendre aux puces dix fois moins cher, sont quand même pour la plupart bien sympathiques. Reconnaissons quand même qu’il y en a parmi eux qui sont de véritables connaisseurs et qui vous proposent d’authentiques raretés. Je n’ai pas trouvé mon bonheur mais tant pis, je me suis bien promené et je dois avoir fait au moins une dizaine de mètres au kilo, ceux-là tout à fait gratuits. Je suis remonté en direction de la rue Saint-Denis, la rue qui me replonge toujours dans les barricades des Misérables de Victor Hugo, qui est peut-être mon histoire préférée. Je revois toujours le film dans la version avec Jean Gabin, celle que je préfère pour les acteurs qui tiennent l’affiche. Blier en infect Javert, Bourvil dans l’un de ses grands méchants rôles, sans oublier la belle Sylvia Monfort, la rousse incendiaire  et une grande actrice. Je passe sur Reggiani, Esposito, Delorme et quelques autres…

La chasse au nylon ne fut pas des plus fructueuses, mais un peu mieux qu’hier. Une paire d’auto-fixants sur le Pont des Arts, mais oui celui avec les cadenas. Une lisière de bas sur une Orientale, une authentique vision de jarretelle, mais bon c’était sur une prostituée rue Saint-Denis, alors ça compte pas. J’ai quand même vu une nana habillée année 50 avec des bas à coutures et hauts talons vers le Forum des Halles. Bémol, elle le faisait avec autant d’aisance qu’un éléphant qui dansait le sirtaki. C’en était presque ridicule. J’en connais d’autres qui font ça tout naturellement.

Le Boss a toujours les méninges qui travaillent alors constations du jour…

Il me semble que la politesse des gens dans la rue s’est bien améliorée, malgré ce que l’on veut bien en dire. Depuis 30 ans que je connais Paris, je me souviens des premières fois où le touriste comptait pour du menu fretin. Des excusez quand on vous bouscule involontairement, même de la part des jeunes, des au-revoir et merci quand vous quittez un restaurant, il y en a. Même qu’une hôtesse des Galeries Lafayette, m’a salué quand je quittais les lieux.

Par contre la RATP, ça va moins bien. Au Châtelet, bien qu’ayant un ticket de métro tout à fait valable, le portail ne fonctionnait pas. Je n’étais pas le seul à pester. Enfin un qui s’ouvre. Arrivé au beau milieu, le voilà qui se referme brusquement me coinçant comme un con entre les deux montants. Heureusement que j’avais pas le cou tendu en avant, sinon couic! J’ignorais que la guillotine avait été réintroduite pour les touristes, le pire sans jugement. Heureusement un mec derrière m’a dépanné en mettant son ticket et en passant rapide comme l’éclair avant qu’il se referme. Merci ami inconnu.

Je viens de mettre le nez à la fenêtre, m… il pleut.et le vent souffle.Bien au chaud dans mon petit coin je bouge pas!

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Les fameux auto-fixants sur le Pont des Arts. Heureusement mon appareil avec optique Leica est très bon,clquez vous verrez en grand, pas mal non? Cette photo a été prise à environ 5 mètres. Enfer et damnation ce bas est filé, mais c’est un des avantages du bas, il n’est pas nécessaire de changer le tout 50% suffisent. Madame, si vous vous reconnaissez, je vous offre une paire complète. Attention quand même, je sais à certains détails détails avec qui vous étiez. Je ne veux pas recevoir 147 mails  disant que c’est moi.

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Celle-là c’est pas moi qui l’ai prise, mais elle est bien sympathique. Prise il y a sans doute longtemps par un amoureux des bas, peut-être mon grand-père.

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J’ai toujours adoré cette maison, pas gêné par le voisin d’à coté

Et bien sûr, ce que je n’ai pas vu et que….

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Après un concert samedi soir,  je poursuis mes petites pérégrinations dans la belle ville de Paris, enfin c’est pas mal, n’exagérons rien non plus.

Aujourd’hui je suis parti muni de mon appareil de photos que l’on pourrait surnommer l’indiscret. Pour chasser de belles jambes et si possible des bas, il faut évidemment sortir des petites rues désertes. Alors j’ai choisi la Tour Eiffel, cet endroit bien connu des touristes. Pas mal de monde, de toutes les couleurs, viennent admirer ce tas ferraille, plus ou moins agencé artistiquement, rêve de Mr Eiffel qui voulait jouer au meccano, pour rattraper celui que ses parents ne lui avait pas offert à Noël.

Tout en poussant des oh et des ah, chacun contemple l’édifice et sort son appareil de photo. Le Boss a sorti le sien, mais il recherche des autres monuments à immortaliser, rien à voir avec la mécanique terrestre qui grimpe à l’assaut du ciel. Pour passer inaperçu dans ce genre d’endroit, il faut photographier comme n’importe quel cornichon. J’ai l’appareil à la main, mais peu de gens s’imaginent que le zoom qui l’équipe permet de lire la marque d’une montre à quelques mètres. De plus, il a un viseur amovible, ce qui permet de photographier sans le mettre à portée d’oeil.

Cela commence par un joli coup de porreau, une des premières dames que je suis par hasard porte de bas, c’est visible par les petites bosses qui marquent sa jupe quand le tissu est tendu au bon endroit. C’est surement de la jarretelle standard à bon marché, mais le fait est qu’elle en porte… jarretelles ha ha ha! Le fait sera confirmé qu’elle porte bien des bas quand elle escaladera un mur pour se faire photographier par son copain. Toutes les photos qui suivent sont prises à une distance de 7-10 mètres.

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Voici la demoiselle en question, elle porte bien des bas, mais c’est pas très visible

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Le même, mais regardez bien à droite

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Là vous voyez mieux maintenant?

Pour s’amuser quelques photos de jambes prises au hasard, des collants très certainement, mais il montre les possibilités de l’appareil avant de voir le cas intéressant suivant.

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On est à la Tour Eiffel, rappel pour ceux qui croiraient être à Notre Dame

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Vous remarquerez qu’elle a un grain de beauté à droite sur la jambe gauche

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Quand j’ai pris la photo, je ne voyais même pas les motifs du collant

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Un chien qui fait ça, on pense qu’il va faire pipi, la dame je sais pas

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Spécial pour les fétichistes hauts talons, même photo mais agrandie

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Première photo avec zoom moyen

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Même sujet plus zoomé, c’est plus pâle, mais on voit très bien les détails

Venons en au deuxième cas intéressant, une jeune fille avec son copain, des slaves probablement. Elle a profité de l’air de Paris pour se mettre aux bas à coutures. j’hésitais entre bas et collants quand elle s’est assise sur le mur. A partir de là, cela devenait un peu plus visible. Sûrement des bas attachés très hauts, en rapport avec la longueur de la jupe. Je n’ai pas pu prendre de photo qui le montre, mais par contre les coutures, alors là, une bien belle prise.

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Petit détail amusant, pourquoi j’appelle mon appareil l’indiscret, en agrandissant la photo, on remarque l’ombre de la couture sur la jambe, le soleil était derrière à gauche. Il en loupe pas une.

Voilà, tout ceci est le spectacle de la rue, vu avec un autre regard. J’ai fixé sur les photos ce que mes yeux ont vu ou les vôtres auraient pu voir. En matière de voyeurisme, je n’aime pas forcer le destin, mais si on veut bien m’offrir ceci ou cela sur un plateau, alors j’en profite.

Le fait du jour

En matière de voyeurisme je ne suis pas le seul. En début de soirée sur les Champs, je suis allé faire quelques achats. Là on trouve tout ouvert ou presque. Je peux dire que j’ai voyeuré un voyeur en quelque sorte. Deux dames BCBG, sortent d’une boutique alors que j’étais arrêté en train de fumer une cigarette. L’une d’elles a visiblement ce qui doit être une lisière de bas qui dépasse de sa robe, une seule, ce qui peut effectivement faire penser à des bas. Très honnêtement, elle n’avait pas un physique affolant, des jambes quelconques. Je n’ai pas même pas envisagé de la suivre. Je roulais un peu sur les jantes, la jauge du réservoir clignotait, la boîte à vitesses grinçait. Mais voilà un mec, un Arabe dans la quarantaine, qui fixait intensément les jambes de la dame, se met à suivre et… moi aussi. Pendant une bonne dizaines de minutes, il a calqué ses pas sur celui des dames, faisant semblant de s’intéresser à des articles pour bébés, des souvenirs en plastique véritable, ne manquait plus qu’un étalage de charcutier. Dès que possible, il revenait sur le sujet qui le préoccupait réellement, la lisière de bas. Finalement, il est reparti quand les dames sont entrées dans un immeuble ou visiblement, il n’avait rien à y faire. A mon avis, c’était un amateur, plutôt un zmateur, car je sais très bien que dans ce genre de cas, on est sûr de rien, le spectacle est rikiki et le reste aussi. Amusant quand même.

Un des points les plus plaisants de mon séjour fut mon déjeuner avec Miss Nylon. On se connaît depuis pas mal de temps, mais cette fois-ci, il me fallait concrétiser sa collaboration avec moi pour les projets futurs que nous réaliserons en collaboration. Venue avec son photographe, un pote lui-aussi et qui a l’oeil à la bonne place derrière le viseur, nous avons tiré quelques plans sur la comète, une comète qui promet d’être bien brillante. Et bien sûr, je ne pouvais que lui demander d’être une ambassadrice de mes blogs, titre amplement mérité car de toutes les adeptes que je connais, c’est bien elle qui affiche  le bas nylon comme une seconde peau.

Nous avons improvisé une petite séance photo pour mes visiteurs. Nous vous en offrons quelques clichés.

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Eh oui, à paris en vélo, en moto, vous dépasserez peut-être Miss Nylon!

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Des bas en moto, à cette saison, c’est bien Miss Nylon, aucun doute!

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Dans le métier de Boss, il y a des instants charmants!

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Un petit jeu maintenant qui pourrait s’appeler « vous reconnaissez-vous? ». J’ai surpris ce couple dans une rue de Paris. Madame portait visiblement des bas à coutures. Dégainant mon téléphone, muni plutôt d’une bonne caméra, j’ai fait un petit film, encore le spectacle de la rue. Le monde étant petit, il se pourrait que ce couple se reconnaisse, même qu’ils fassent partie de mes visiteurs.  Alors si c’est le cas, eh bien qu’ils s’annoncent, il pourrait y avoir une surprise à la clef. Bien c’est facile à première vue, n’importe qui peut s’annoncer. Eh bien non, il faudra qu’ils me précisent dans quel arrondissement ils se promenaient, la rue, et dans quel genre de magasins ils sont entrés. Je ne sais pas s’il y aura des gagnants, mais on peut toujours essayer. Bien sûr les visages ne sont pas visibles, sinon je n’aurais pas mis ce petit bout de film en ligne.