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L'apéritif en nylon


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Nylon paparazzi (12)

Je suis pour le porte-jarretelles! Je trouve ça plus excitant qu’un caleçon à pois sous une soutane – Jean Yanne

Il a raison!!!

Ben dites-donc quel été pourri! Un temps à porter des bas n’est-ce pas mesdames? Je me frotte les mains, oui pour les réchauffer, n’allez pas croire que…

Je lisais récemment un article qui tentait de nous expliquer le fonctionnement de notre cerveau. Il était surtout question de nous souligner comment notre usine à malices fonctionnait quand on lui conjuguait le verbe aimer. Si j’ai bien compris c’est surtout la galipette qui prend le dessus. Chez moi quand il y a des dessous, ça doit encore pire prendre le dessus du dessus, mais c’est tout à fait personnel hein? Si vous êtes ici, c’est que vous aimez les jambes nues, n’en doutons point. Donc ils disaient que c’est avant tout le plaisir lié à la bébête qui monte qui monte, qui se pointe avant tout quand on décline le verbe aimer à tous les temps, ah que, que je t’aime! J’angoissais quand même en lisant les lignes, alors aimer le rock and roll serait une déviation sexuelle pour ne pas dire une perversion? Ben oui je me conjuguais, je m’aime, en pensant à mes autres plaisirs. Ouf, l’article y vient et nous explique tout, il y a différentes manières d’aimer. L’énergie que vous dépensez quand vous êtes au lit en train de faire autre chose que de dormir, vous êtes en alerte rouge. Il est interprété par votre libido comme étant un moment lié à un espace de temps qui a commencé à un moment et qui finira à un autre moment. Donc l’ordinateur central met toute la gomme, le disque et autre chose de dur tournent à toute vitesse, les megabites s’en donnent à coeur joie, tandis que vous tâtez les jarretelles de madame. La ram se remplit pour mieux se vider, tout est sous contrôle, votre antivirus est  à jour, bip bip, un mail est arrivé dans votre boîte à plaisir. Ne cherchez pas l’expéditeur: info@septiemeciel.com, vous avez un message! Donc ceci est pour l’alerte rouge, ce moment est complètement différent de celui de l’alerte orange. Ici vous aimez une chanson par exemple, le plaisir est momentané et il pourra se reproduire dans le temps par la suite, quand vous y repenserez  ou que la réécouterez, vous serez toujours en alerte orange et ne passerez jamais en rouge. Eventuellement vous pourrez vous rappeler de l’alerte rouge, mais celle-là bien précise, restera aussi en orange. Si vous créez une nouvelle alerte rouge, vous serez de nouveau en rouge, mais c’est le rouge de maintenant pas celui d’avant. De même, si vous aimez les frites, les scoubidous, les films d’épouvante, tondre le gazon, les araignées, les chasses d’eau qui fuient, le travail, tout ça c’est de l’orange…
Je ne sais pas si vous avez tout compris, moi et le journaliste non plus d’ailleurs, mais je me représente la chose ainsi à propos de nylon et de musique: je suis dans un couloir de mon cerveau, si je tourne à gauche, bingo c’est le panard. Si je tourne à droite, bingo c’est le panard. Si je suis un peu bourré et que je continue tout droit, je me casse la gueule dans le mur.
Ah qu’il est difficile d’aimer!

Toujours dans le journal, il était question de Amy Winehouse. Son papa a écrit un livre sur sa fille. Il narre que sa fille l’envoyait quelquefois chez Agent Provocateur acheter des dessous sexy. Il ne dit pas exactement quoi. Alors quoi, y’avait pas un mec pour lui en offrir. Ce n’est pas à nous que ça arriverait pour sûr.

Non ce n’est pas Amy Winehouse,  mais Elisabeth Moss  (Mad Men). Ses bas ce n’est pas papa qui les a achetés

Comme d’habitude, je ne résiste pas au plaisir de vous offrir ces vieilles publicités qui paraissaient dans les journaux d’époque, ici les années 60. On y trouve un pub au nom étonnant et de la lingerie à des prix qui nous font rêver aujourd’hui.


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Sodibas? C’est extra!!!

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Saviez-vous que le véritable bas à couture a été sauvé en 1998?

Un homme Monsieur Yves Riquet, noyé comme tant d’autres sous un déluge de collants qu’il détestait comme on déteste tout ce qui n’est que fonctionnel, passait par là. Quand il apprit que la société Gerbe abandonnait la fabrication de ses fameux authentiques bas à couture, l’un des derniers vestiges de cette belle manière de concevoir la beauté, son sang ne fit qu’un tour. A l’instar de Noé, il arma son arche, pour sauver le dernier métier à tisser à l’ancienne et le mener à bon port sous une mer de nylon agitée par des vagues de collants. Ainsi naquit Sodibas. 

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Un bas, ce mot magique, ce sésame du beau, s’accommode bien de tous les mots qui soulignent  son pouvoir de séduction à nul autre pareil. Le champagne laisse éclater ses mille bulles à notre palais charmé, un bas en enfante mille autres qui pétillent devant nos yeux charmés. Voici le bas!

Sodibas, qui allie la passion et la maestria des grands metteurs en scène qui ont leur étoile sur le boulevard du nylon, vous propose les accords de sa gamme sensuelle qui joue la passion en Gerbe sur les octaves supérieures de l’élégance.

Désormais, la teinte de ce fameux bas ne se conjuguera plus qu’en noir dans sa fabrication par Gerbe, les autres versions sont encore disponibles chez Sodibasparis. Quelque soit la teinte, il y a de quoi satisfaire son goût pour une certaine et très forte idée de la sensualité d’exception. Le show et la vente continue!!!

Sodibasparis 

mail infos et ventes

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Bas ou collant, l’éternelle question…

Une bonne question posée par un visiteur me donne l »occasion de rappeler certains trucs qui peuvent servir de repère quand on hésite entre un collant ou un bas sur la jambe d’une dame. J’en ai déjà abondamment parlé dans ce blog, mais il est vrai que les articles se perdent un peu dans les blogs au fur et à mesure de la parution de nouveaux articles.

Cet article peut se lire dans les deux sens. Il donne des astuces pour savoir si une dame porte des bas et à l’inverse, il peut servir aux dames pour se protéger de certains regards trop insistants quand elle ne désirent pas partager ce qui se cache sous sa robe. C’est son secret et tout gentleman doit respecter son désir.

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La question

Ha! Sur cette dernière image…
Je sais que sur ce Blog j’ai affaire à spécialise expérimenté et reconnu de tout ce qui touche aux bas. Aussi tu peux sans doute répondre à ma question:
Lorsque l’on voit cette couture verticale, peut-on affirmer avec certitude qu’il s’agit de bas et non de collants? Forcément à jarretelles?
J’ai croisé une jeune dame dans la rue l’autre samedi et je me suis posé la question.
Merci de ton expertise!! : )

Mise en garde indispensable

Merci pour le spécialiste expérimenté et reconnu de tous, j’espère être à la hauteur de cette réputation. Commençons par rappeler un grand principe. Un fétichiste ou un simple curieux admiratif peut se sentir attiré par le fait de savoir qu’une dame porte des bas. Si vous avez cette certitude, n’imaginez jamais que c’est une invitation à la drague. Dans le moins mauvais des cas, vous risquez de vous prendre une baffe. N’importe qu’elle dame est libre ou non de porter des bas. Si elle le fait, cela peut être par simple goût personnel, élégance, et d’autres raisons connues d’elle seule. Le meilleur moyen de la faire renoncer à en porter définitivement c’est de l’importuner d’une manière ou d’une autre, surtout en prononçant le mot bas ou jarretelle. L’art de la contemplation muette est le moyen le plus élégant d’agir. Même la dame pourra y trouver un certain plaisir, si elle devine pourquoi votre regard s’attarde sur elle, à condition de rester dans votre coin.  Dans certains cas,  presque aussi rares que la probabilité qu’un ovni se pose dans votre jardin, le dame peut-être sensible à votre charme et le manifester. Ne rêvez pas trop, la dame que vous rencontrez dans la rue ou dans les couloirs du métro, croise votre chemin pour d’autres raisons que l’envie de vous montrer sa collection de cuillères en argent. Je sais aussi par expérience qu’une bonne partie des dames ou demoiselles qui portent des bas de manière régulière, appartiennent plutôt à la catégorie des intellectuelles ou du moins d’un très bon niveau culturel. Elles ont très souvent une profession très qualifiée et des compagnons ou maris en rapport. Dans l’art de la drague en bas nylon, il faut éviter la conversation qui porte sur la victoire du FC Chose qui a battu par 3 à 2 le FC Machin, truc bien masculin. Je n’ai jamais eu une compagne qui avait un intérêt quelconque pour le football, ça tombait bien moi non plus.

Ce rappel, toujours pour moi essentiel et nécessaire, venons en à la question.

Sur la photo ci-dessus, mon visiteur se demande si la dame porte des bas ou des collants. Alors stockings or thights, that is the question! Vous pensez bien que je n’allais pas mettre des photos de jambes en collants pour illustrer un bas avec une couture. Je ne voudrais être accusé comme un faussaire qui aurait remplacé un Picasso par une copie. Cependant la question du visiteur est bien légitime, il reconnaît son hésitation en me posant la question, il mérite donc  réponse.

La première affirmation qui n’aidera pas à y voire clair, parce que je le savais. J’ai pris la photo de cette dame qui n’est pas réputée pour porter des collants, je savais donc qu’il s’agissait de bas. Si j’avais rencontré cette dame dans la rue, voici les points qui m’auraient permis d’affirmer qu’il s’agissait bien de bas.

Pour cela agrandissons la photo

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Ce n’est pas trop visible sur la première photo, beaucoup plus dans la réalité  et sur celle dessous, de chaque côté de la couture, vous pouvez remarquer des petits pointillés. Comme il s’agit d’authentiques bas vintage à couture dit « fully fashionned », il est fabriqué selon la méthode dite de la diminution. Les bas vintage avaient la particularité de respecter grosso-modo la silhouette de la jambe, qui est rarement de largeur égale de la cuisse au talon. Comme ils étaient fabriqués en nylon non extensible, un bas en « tuyau de poêle » aurait été été très difficile à enfiler avec de grandes chances de se rompre. Ces pointillés sont le fait de la fabrication du bas pour un façonnage correct.

Si on regarde le talon, ici un talon dit cubain en opposition au talon français qui se termine en pointe au sommet, le renforcement et la couture du bas sont indépendants. Sur certains bas modernes ou collants, la couture et le talon sont dessinés en illusion, ils sont en quelque sorte peints. Si d’aventure vous pouviez mettre la main sur la couture, vous remarqueriez ou plutôt sentirez qu’elle est en relief sur la bas vintage, il s’agit d’une vrai couture et non d’un artifice pour donner l’illusion.

Autre détail qui peut-être révélateur, le bas vintage peut former certains petits plis, au niveau de la cheville plus particulièrement. La raison en est que le bas dans sa forme n’épouse par complètement la silhouette de la jambe par rapport au squelette du bas. Cela peut parfois aussi se produire, mais plus rarement, avec des collants. C’est un signe qui peut donner une indication quand on n’a pas d’autres points de repère.

Dans le cas présent, je peux affirmer à notre visiteur qu’il s’agit bien de bas et non de collants, s’il m’avait posé la question en croisant cette dame dans la rue. Soulignons que ce bas est le must en la matière, celui qui magnifie le mieux la jambe. C’est aussi le plus cher et le plus difficile à porter, c’est, je dirais, une affaire de gastronomes. Une femme qui en porte devient élégante dans la plus belle acceptation du terme quand il s’agit de ses jambes.

Si c’était toujours ainsi, comme avant les années 60 ou avant, où l’on ne se posait pas ce genre de questions, ce serait facile pour n’importe qui de faire la différence. Mais ce n’est plus le cas maintenant, les bas ne sont plus fabriqués de la même manière et parfois se différencient peu des collants quand on ne le sait pas ou que la vision s’arrête en bas de la robe ou la jupe. On entre dans un domaine qui est plus l’affaire de « spécialistes » ou de connaisseurs. Il existe malgré tout certains petits trucs pour avoir une idée plus précise.

La première raison est qu’on le sait, c’est con mais c’est comme ça. La dame a révélé, volontairement ou non, qu’elle portait des bas. Dans tous les autres cas, il faut deviner ou user de ruses pour le savoir. Comme je le disais l’apparence d’un bas est bien différente quand il s’agit d’une version moderne et non vintage. Voici quelques tendances sur l’art moderne de fabriquer les bas.

Il a un air  vintage, il a une couture, mais elle est le plus souvent en trompe l’oeil,  le revers du bas n’a pas le keyhole ou trou de serrure en haut. Il sont fabriqués en nylon non extensible ou à l’opposé en version strech. En général, ce sont des bas dont le prix est nettement plus abordable par rapport à du vrai vintage.

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Ci dessous, une version vintage moderne, mais sans couture dit « reinforced heels tools » talon renforcé, mais diminué à l’ancienne

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Certaines maisons que l’on peut que recommander, comme Cervin en France,  fabriquent une grande diversités de bas pour tous les goûts et toutes les bourses. Cela va de l’authentique vintage à des versions plus modernes qui respectent une certaine tradition, comme la diminution du bas, tout en se permettant certaines fantaisies comme des coutures en couleurs ou des bas arborant des couleurs un peu inhabituelles, rouge, jaune, bleu, il y en a pour toutes les envies. L’empiècement du talon peut aussi montrer une apparence qui n’est plus tout à fait traditionnelle.  Il n’en reste pas moins que ce sont de véritables bas qui satisferont tous les inconditionnels.

Le grand problème reste que la différence entre le collant et le bas n’est pas perceptible du premier coup d’oeil. On peut savoir parce que l’on connait telle ou telle marque de bas et certains modèles fabriqués par ces dernières, qu’il s’agit bien de bas. A part ce que j’ai mentionné ci-dessus et pour le reste c’est un peu plus difficile. Quelques points essentiels  qui peuvent s’observer selon les cas.

Trucs faciles

Les jarretelles sont visibles sous une jupe un peu serrée ou apparaissent épisodiquement quand la dame bouge.

En regardant en bas de la jupe, on peut apercevoir la lisière du bas. Quand une dame est assise, on plus de chances de faire la différence entre bas et collant.

Inconsciemment sans doute, certaines dames mettent la main sur leur jarretelles quand elles portent des bas, le plus souvent quand elles sont immobiles.  Parfois elles tirent brièvement leurs bas à travers la jupe.

Quand des coutures sont visibles sur le bas, cette couture peut n’être pas parfaitement perpendiculaire au milieu de la jambe, être décalée sur le côté. C’est un problème qui peut se produire avec le bas qui tourne sur la jambe, plus spécialement s’il n’est pas tenu par trois jarretelles. Cela ne se produit pas avec un collant, s’il est enfilé correctement. Cela est aussi un indice.

Trucs plus difficile

Si vous apercevez une personne habillée de manière visiblement rétro, qui a l’air se sortir d’un film des années 40, rock and roll années 50, il y a de bonnes chances pour qu’elle porte des bas. Encore faut-il savoir discerner ce qui est rétro ou pas. De même, pour la petite ou grande bourgeoise en apparence, vêtue avec recherche et élégance. On y rencontre plus souvent des amatrices de bas que dans les autres couches de la société, plus encore si ces dames ont un certain âge.

Je prétends qu’il est relativement facile pour un habitué de savoir si une femme porte des bas en l’étudiant dans sa gestuelle pendant un moment. Elle se comporte de manière différente, sa démarche est autre, moins convenue. Elle fait attention quand elle s’assied, rabat au maximum sa jupe vers le genoux, ne croise pas volontiers les jambes. Elle porte des talons dans 99 % des cas.

Je dirais aussi, mais c’est très personnel, il y en a qui ont un air à et d’autres pas. Lesquelles? Ben ça, c’est à vous de le trouver!


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Miss Nylon, Ambassadrice de Nylon Bar

Elle a choisi de ne pas montrer son visage. C’est sa part de mystère, ce mystère qui est en chaque femme. Pour moi, ce mystère n’est pas total puisque j’ai la chance de la connaître. Elle est le contraire de la femme que vous croisez dans l’absolu de votre admiration pour le nylon, celle dont vous ne verrez que l’essentiel, le visible de circonstance. Devant l’objectif du photographe, cet oeil de verre qui précède et exauce vos désirs, elle sait prendre la pose et magnifier ses jambes qui jouent avec le nylon. Car chez elle, le nylon est une seconde peau, seconde peau qui lui colle à la peau, telle pourrait être sa devise. Pour la plupart d’entre vous, elle restera ce mystère, ce miroir de l’élégance en bas coutures dans lequel elle se reflète, reflet qui cache le haut mais pas le bas…

Porter de bas les conseils de Miss Nylon

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Nylon paparazzi (1)

Si les bas ne forment plus une actualité quotidienne, il n’en va pas de même à des époques où cet accessoire vestimentaire faisait parfois la une des journaux, du moins les pages magazines. On remarquait moins une dame qui en portait, facile elles en portaient toutes, ce qui n’empêchait pas quelques regards de remonter le long des jambes. Alors me transformant en paparazzi, je suis parti à la découverte d’anciens faits qui se rapportent à une « histoire avec des bas » croisant des personnages connus ou inconnus. D’une part, j’y retrouve ma passion pour l’histoire petite et grande, ces deux qui font la paire de… bas nylon. En voici une première livraison.

En mars 1956, un rumeur circule  dans les milieux mondains mettant en lumière deux personnes publiques. L’une est l’actrice Grace Kelly et l’autre Margaret Trumann, fille unique de Harry, président des Etats-Unis. Les faits sont liés au futurs mariages de ces deux personnes, l’une va devenir une princesse, vous connaissez l’histoire. L’autre la femme de l’éditeur du New York Times et écrivain à succès, chanteuse lyrique et animatrice.  Un fabricant californien de lingerie, Willys De Mond, profite de l’occasion pour se faire un peu de pub. Il affirme qu’il a offert comme cadeau à Miss Trumann trois paires de bas de soie sertis de diamants à $ 650  la paire, et pour Miss Kelly, le même article mais avec des perles à (seulement) à 150 la paire. Les deux intéressées démentent les faits. Miss Trumann affirme qu’elle n’acceptera pas le bas, du moins pas comme un cadeau. Une de ses intimes souligne que Margaret portera des bas le jour de son mariage comme n’importe qu’elle autre femme. Grace Kelly affirme n’avoir jamais rien reçu. faits corroborés par une amie.
La polémique n’est pas bien grande, assez cependant pour que la presse de l’époque s’intéresse à cette histoire. Quand à ces dames, les bas faisaient partie de leur garde-robe, c’est certain et absolument conventionnel. A quelle époque ont-elles remisé cet accessoire pour porter des collants? Ca l’histoire, la grande ou la petite, ne le dit pas.
A suivre…

LES PROTAGONISTES

Et vous, êtes-vous un bon nylon paparazzi?

Savez-vous dans quel film apparaît cette scène?

Savez-vous à quel objet usuel appartient  cet extrait photographique? Ce n’est pas ce que vous pensez au premier coup d’oeil…

Savez-vous qui chante cette chanson et le titre?

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ET QUELQUES PUBS D’EPOQUE…


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Gourmandises en nylon

Je vois souvent dans les blogs féminins des dames qui nous parlent de cuisine. C’est très bien, j’y suis très sensible. Une manière de me charmer ne consiste pas seulement à porter des bas, mais aussi de partager un art en perdition, celui d’un bon repas. J’ai un peu mélangé les deux genres faits de souvenirs, l’un comme l’autre peuvent me faire planer.

Nous les gourmands, nous savons que l’heure de passer à table approche, bien avant que les aiguilles de la pendule ne déclenchent le carillon annonçant midi, son cortège de fourchettes et de couteaux. Mais en attendant le moment fatidique, il n’est pas interdit de rêvasser.

De la cuisine sortaient les senteurs qui s’étalaient en volutes invisibles dans tout l’appartement. Moi encore endormi, mon subconscient prenait le relais pour parfumer un rêve où je devais me trouver dans un paradis aussi lointain qu’improbable. Ramené à des nécessités plus terrestres, mon estomac chassait les derniers limbes de la nuit dans un brouillard diffus. J’ai faim! Ce cri aussi silencieux qu’arraché à la réalité me laissait augurer d’un délectable repas dominical.

Mais le sommeil m’enveloppe à nouveau de ses effluves, les odeurs s’estompent et me voilà reparti dans un monde qui enclenche la machine à rêver. Ah oui, je suis à l’école, c’est la leçon de chant. Une leçon où rien ne ressemble aux autres cours. Pas de pupitres, pas de salle de classe aux murs parcourus mille fois par les égarements de la pensée. Une grande chambre avec des chaises en fer à cheval. En face de moi, il y a la fille aux bas nylons. Elle croise les jambes, me dévoilant une jarretelle blanche sous l’ombre de sa jupe. Son regard croise le mien quand je remonte mes yeux. Une fois, deux fois, trois fois, ses jambes gardent la même position, Joue-t-elle un jeu ou est-elle ignorante du spectacle qu’elle m’offre? Je l’ignore et le jeu continue, moi indifférent à la leçon et si je chante, c’est sûrement en sourdine.
Mais petit à petit, le mélodie s’éloigne, chassée par mes yeux qui s’ouvrent. Mais que se passe-t-il dans le monde réel?

La maîtresse de maison avait gagné la cuisine tôt le matin et commencé par sortir le morceau de viande qui baignait dans une préparation juteuse connue d’elle seule. Comme une mère qui soigne son petit, elle l’avait dorloté avec tendresse en mille gestes et assaisonnements pour le rendre meilleur. La porte du four avala le rôti dodu qui allait s’attendrir au fil de la cuisson. Un fois la porte refermée sur son secret, la cuisinière laissa le silence envahir les lieux, seul le murmure de la cuisson troubla le sérénité de la cérémonie. Passent les minutes, bercé comme par les rayons d’un soleil tropical, la viande allait dorer et prendre de l’allure.

Le monde des songes vient à nouveau agiter le carillon qui donne le signal à la brume des rêveries de se répandre autour de moi. Cette fois je suis dans la rue, je marche derrière la fille qui file d’un pas décidé vers je ne sais quel rendez-vous. Sa robe est plutôt courte, trop courte pour cacher la lisière de ses bas qui se fait indiscrète à mon regard. Tout les trois au quatre pas, elle tire sur la bas de sa robe car elle redoute un peu de s’offrir en spectacle. Mais la robe prend un malin plaisir à se remettre à la place où elle estime que mes yeux pourront raisonnablement jouer au découvreur de trésors. Tandis que le bitume résonne des dizaines de pas qui qui vont et viennent,  je regarde cette étoile filante visible en plein jour, en formant le voeu qu’elle ne disparaîtra de sitôt sur la voûte de mon ciel bleu de rêveries.
Mais j’entends d’autres pas, mes yeux s’ouvrent…

Nouvelle apparition de la fée de mon enfance qui d’un coup de baguette magique à peine brandi, allait continuer la préparation du festin. Elle enleva d’un geste pudique la robe des pommes de terre qui ne tardèrent pas à frissonner dans leur nudité. Plus tard coupées en dés, elles se réchaufferaient en rissolant dans la poêle avec pour compagnes toutes les épices saupoudrées d’une main experte. De leur côté, les légumes attendaient leur tour, résignés au sort qui allait les transformer en jardinière, alors noble promotion pour ces produits de la terre, aujourd’hui si méprisés. Venue du jardin voisin sous le bras d’un aimable cultivateur amateur, la salade n’allait pas nous en conter, elle finira simplement sa matinée par un mariage. La noce aura pour invités les oignons, l’huile d’olive, le vinaigre de vin rouge et sans doute une pointe d’ail. Horreur, il manque les délices venus des bois. Mais non ils sont bien là, baies petites et grandes, encore enivrés de leurs senteurs, sous l’ombre fraîche et vivifiante, un peu mystérieuse, d’une forêt qui ensorcelle les esprits qui s’y égarent. Récolte de roi, il est facile de l’imaginer cachée sous des vapeurs de crème, tels des nuages blancs, immobiles dans le ciel de l’été. Nuages précurseurs d’une averse, qui goutte à goutte, imbibera le cher dessert de quelques pleurs d’une fine liqueur. Le palais encore frémissant de toutes les splendeurs qui l’ont enchanté, l’arôme subtil d’un café venu d’une plantation bénie des dieux, nous fera gentiment glisser vers une rêverie soyeuse et sans retour. Dieu que j’ai bien mangé!

Les vapeurs d’un vin bu en fidèle compagnon de route des plats qu’il magnifie appellent la sieste et ses désirs irrésistibles de nirvana ensorcelant. Pays des songes, je songe en vous. Pleurez violons de l’automne, vous me ramenez vers les temps de fraîcheurs où les bas  font la parade au cortège du nylon. Voici Yvette, Christiane, Arlette, Sylviane, Sylvia, qu’importe qui vous êtes. Voici les automnes de jadis où je guettais cette mutation qui faisait de vous presque des dames. Dames vous êtes devenues, mais le tourbillon de la vie ne m’a laissé de vous que des images, ces images qui repassent fidèlement dans ma mémoire. Mais viendront les automnes de maintenant, ceux qui amèneront d’autres fraîcheurs, d’autres cortèges. Maintenant je peux partir mettre mes rêves dans le sablier du temps, qui finira bien par les poser là où il me fera savoir que l’heure est venue. Que l’automne, plus belle saison des plaisirs de la table et des belles en nylon est là.


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Le miroir, conte de Noël

Noël, c’est la fête. C’est aussi le période où les contes circulent de bouche à oreille. Les enfants en raffolent, parfois les adultes s’y laissent prendre avec encore plus de rêves que ceux auxquels il sont destinés. Connaissez-vous beaucoup de contes de Noël destinés à de plus grands enfants? Pas des tas à ce qu’il me semble. Il en fallait au moins un afin que que l’on puisse dire qu’on en connait un. Je l’ai cherché, je ne l’ai pas trouvé, alors je l’ai écrit. C’est bien un conte de Noël, le père spirituel de ce fameux jour y paraît, mais sans barbe blanche pour qu’on ne le reconnaisse pas. Il a dans sa hotte autre chose que des jouets…

La neige tombait en flocons épars sur un jour de décembre qui aurait pu sembler pareil à un autre.  Mais la grande fête de Noël n’attendait que la nuit pour allumer ses feux, illuminant le ravissement des enfants et les sourire des adultes. Dans la foule empressée, riche pour un jour, l’indifférence au bonheur des autres semblait la règle. Seul son propre bonheur comptait. Il était fait de ces petits riens qui donnaient l’apparence de la recette parfaite, celle dont chacun se persuadait d’en être le seul et unique détenteur.
A la devanture d’un magasin de lingerie, une jeune fille rêvait. Pauvrement vêtue, elle contemplait les richesses étalées dans la vitrine. Entre les culottes friponnes, les porte-jarretelles aguicheurs, les guêpières voluptueuses et les bas soyeux, ses yeux n’avaient pas besoin du reflet des néons pour étinceler.
Près de là, un vieux monsieur la regardait l’air intéressé. Sobrement appuyé sur une canne, il avait l’air de s’en servir plus comme une coquetterie que comme un ustensile indispensable. Ses habits paraissent de belle coupe, son chapeau d’un élégance certaine. Son visage affichait les restes d’une beauté fanée, une beauté qui avait sûrement constitué une jolie carte de visite auprès des dames. Il s’approcha de la jeune fille.
– Excusez-moi, je vous observe depuis un moment, vous semblez ne pas vouloir détacher les yeux de cette vitrine, cela vous plait-il?
– Oh monsieur, si vous saviez comme j’aimerais me parer de toutes ces merveilles, je me sentirais plus heureuse qu’une reine.
– Qui vous fait croire que les reines sont heureuses?
– Je ne le sais pas, je l’imagine, mais je suis certaine que ces parures sont dans leur garde-robe.
– Et vous n’avez vous point de garde-robe aussi bien achalandée?
– Si elle l’était, je ne serais pas ici!
– Et si le Père Noël vous apportait toutes ces choses ce soir?
– Il se fout bien de moi, d’ailleurs j’ai passé l’âge d’y croire!
– N’avez-vous pas de famille, d’amis, un amoureux?
– Non j’habite seule, dans un appartement vétuste, mais j’ai un amoureux qui viendra ce soir!
– Ah, et que dirait-il s’il vous trouvait revêtue de quelques unes des belles choses que vous voyez dans la vitrine?
– Il serait fou de joie sans doute.
– Eh bien je vais faire quelque chose pour vous, vous allez entrer dans ce magasin et choisir ce qui vous plait, je vous l’offre sans regarder à la dépense.
– Et quel sera le prix que je devrai vous payer, car vous n’allez pas faire cela à bien plaire?
– Vous savez, j’ai passé l’âge de tenter de conquérir les jeunes filles avec des artifices. De l’argent, j’en ai presque à ne plus savoir qu’en faire, je deviens vieux, je n’ai pas d’héritiers, je ne vais sans doute pas l’emporter avec moi. Ce que je dépenserai pour vous, sera autant que les vautours qui tournent autour de moi n’auront pas. Je pourrais aller ce soir dépenser mon argent dans un endroit sordide, là-bas les femmes feraient semblant d’avoir les yeux qui brillent de plaisir en ma compagnie, mais c’est un plaisir fade. Avec vous, je suis sûr que vos yeux auront les lueurs de la vérité, ils s’allumaient déjà avant que je vienne vers vous. Ce sera ma récompense et peut-être il y en aura une autre, qui sait ce que la chance me réserve? Etes-vous d’accord avec ma proposition.
Eh bien soit j’accepte!
– Alors entrez et choisissez, vous n’aurez même pas à souffrir de ma présence. Ne regardez surtout pas à la dépense. Je vous attends au petit café à côté, quand vous aurez fini venez me chercher et je passerai payer. D’accord?
– D’accord
La fille entra dans le magasin, s’attendant au regard méfiant  de la vendeuse jaugeant son allure. Mais elle n’en laissa rien paraître et se fendit d’un sourire accueillant.
– Que puis-je pour vous mademoiselle?
– Je voudrais essayer des tenues pour ce soir.
– Quel genre de tenues, sages ou plutôt sexys?
– J’aimerais un ensemble avec un porte-jarretelles et aussi une guêpière.
– Quel couleurs?
– Noir, rouge pour la guêpière, vous avez cela dans ma taille?
– Bien sûr, j’ai un magnifique trois pièces, soutien-gorge, porte-jarretelles, petite culotte un rien transparente, dans un très beau noir, comme sur ce mannequin.
– Bien, je vais essayer.
La vendeuse jaugea d’un coup d’oeil la taille de la fille et choisit dans les tiroirs du comptoir les trois pièces désirées.
– Ceci devrait vous aller, voulez-vous passer dans la cabine?
– Il me faudrait aussi des bas pour essayer.
– Aussi en noir?
– Si vous en avez avec une couture, j’aimerais bien.


– Bien sûr, nous avons cela, je crois que 10 1/2 sera la bonne taille. En voici une paire que je garde pour les essais. Si c’est la bonne dimension, je vous en fournirai des neufs dans la même taille.
Elle se dirigea vers la cabine en tira le rideau et commença à se déshabiller en retirant ses pauvres frusques. La première chose qu’elle enfila fut le porte-jarretelles. Elle avait souvent rêvé de ceindre sa taille avec cette pièce de lingerie. Maintenant que c’était fait, elle en savoura la pleine réalité. Elle fit glisser un bas le long de sa jambe, lentement, et le fixa aux jarretelles. Elle se mira dans la glace et tourna sur elle-même, lentement, en savourant la vision qui lui renvoyait le miroir. Le noir contrastait merveilleusement avec la blancheur de sa peau. Satisfaite du résultat, elle enfila le deuxième et recommença son manège. Les miroirs ne savent pas mentir, pensa-t-elle. C’était d’autant plus vrai, qu’elle fut prise d’une bouffée de satisfaction en s’imaginant que ce soir, des yeux la contempleraient pour de vrai. La tête penchée en arrière, elle suivait des yeux la couture de ses bas qui semblaient monter vers la haut de son corps pour s’arrêter là ou son envie de désir était la plus forte. Elle esquissa un geste, qu’elle retint en luttant contre ses sens. Non pas question, elle garderait le feu qui brûlait en elle pour plus tard. Elle enfila le soutien-gorge et la culotte, une nouvelle fois le miroir refléta ses yeux qui balayaient sa surface en une ronde d’ivresse.
– Cela vous convient? questionna la vendeuse sans se douter qu’elle venait de briser une douce rêverie.
– Oui c’est parfait, répondit la fille avec un regret dans la voix.
– Voulez-vous essayer la guêpière maintenant, je vous la passe.


Revenue à la réalité, le fille se sentit soudain impatiente de changer de tenue. Elle détacha ses bas, les laissa pendre sur ses jambes sans les enlever. Elle ôta les autres pièces et se saisit de la guêpière qu’elle dans la quelle elle glissa son corps.
– Voulez.vous m’aider à attacher le dos, je n’arriverai pas seule.
– Je vois que vous n’avez pas l’habitude, mais les plus expertes se débrouillent seules avec un peu d’entraînement. Les hommes adorent aussi vous donner un coup de main pour le faire. Jamais il ne se plaindront que vous n’ayez point la main habile.


La vendeuse s’éclipsa et la laissa toute à sa nouvelle découverte. Le rouge du tissu lui donna un nouvelle image de son corps. Une fois les bas fixés, offrant un subtil mariage entre le noir et le rouge, elle en frémit d’un nouveau plaisir. Il lui sembla qu’elle avait une nouvelle enveloppe charnelle, différente de la précédente, mais tout aussi merveilleuse. Elle se serait encore volontiers perdue dans son nouveau monde de sensualité, mais elle pensa soudain au vieux monsieur qui devait l’attendre dans le café. Certes, il n’avait pas l’air pressé, mais sans lui rien de deviendrait réalité. Pourvu qu’il soit encore là. Après s’être déshabillée à regret et retrouvé ses pauvres habits, elle se glissa hors de la cabine. Elle choisit encore plusieurs paires de bas, de diverses teintes. Elle demanda à la vendeuse de lui préparer ses achats et lui signifiant qu’elle allait revenir dans quelques minutes régler sa note.
La vendeuse ne fit pas de commentaire et commença d’emballer les effets. La fille se dirigea vers le café. Le vieil homme était devant la porte. Il l’accueillit avec un sourire et l’accompagna à la boutique en lui demandant de rester au dehors. Il entra et en ressortit peu après. Il tendit un sac à la fille.
– Voilà, ceci est pour vous, tous ce que vous avez désiré, maintenant filez-vite sans me remercier.
Un peu étonnée, la fille prit le sac, le gratifia d’un sourire et s’en alla.
La vendeuse sortit sur le pas-de-porte et s’approcha du vieillard.
– Alors, monsieur Paul, toujours satisfaite de mes services?
– Mais oui ma chère, ce miroir sans tain est une pure merveille. Cette jeune fille avait un corps merveilleux. Et ma foi, elle sait très bien choisir sa lingerie. Il m’en coûte de l’argent, mais je suis le seul à jouir du spectacle. Elle aura sans doute un Noël qui sort de l’ordinaire dans son innocence. Mais comme elle ne saura jamais qu’elle fut aussi mon cadeau de Noël. Joyeux Noël à vous!
– Joyeux Noël à vous aussi, j’espère vous voir très bientôt!