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L'apéritif en nylon


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Des dessous pour un siècle (5)

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En été 1914, l’Europe s’embrase c’est la guerre. C’est un fait, la guerre a ses saisons. On les déclenche plutôt pendant le printemps ou l’été, on évite ainsi les rigueurs de l’hiver qui peuvent être le pire ennemi des armées. Selon les prévisions toujours optimistes, la guerre sera courte, mais on le sait c’est rarement le cas. Il n’est pas dans les propos de notre article d’en expliquer le pourquoi et le comment, mais la France y est engagée. Son ennemi le plus direct est une fois de plus l’Allemagne. Contrairement à celle de 39-45, c’est seulement le nord du pays qui est envahi. L’invasion allemande est stoppée, mais le principal problème sera de la faire reculer. A l’arrière, pourquoi le cacher, la vie est plutôt belle pour certains. On pense bien aux soldats qui tombent comme au tir de la fête foraine, assis derrière son bureau d’état-major ou en prenant l’apéritif.

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L’assassinat de l’archiduc d’Autriche considéré comme le détonateur de la guerre, ne semble pas avoir retenu toute l’attention de l’opinion mondiale lors de l’événement, Témoin ce journal daté du lendemain de l’assassinat qui affiche en première page la victoire du boxeur Jack Johnson, affublé du terme de nègre. L’assassinat est relégué  en page trois. Un mois plus tard c’est la guerre. 

La mode continue d’exister, elle subit les influences de la guerre d’une manière modérée. Le plus souvent on se débrouille. Le manque de certaines matières premières ne sera pas aussi marqué que dans l’autre grande guerre, on ne subit pas cette mise à sac qui sera un de ses faits marquants. Le nord occupé et par définition ses usines textiles, rendra certaines matières comme la flanelle, plus rares. Mais qu’importe, il y a des fabricants de textiles en zones tranquilles, Lyon, le Midi. Le jersey sera une des composantes des sous-vêtements. Autre fait notoire, les jupes raccourcissent. On commence d’apercevoir, comble de bonheur, les chevilles. Le vainqueur vestimentaire de cette guerre est sans doute le soutien-gorge, de plus en plus adopté. Il fait reculer le corset. Normal, avec un soutien-gorge on a plus tellement besoin de corset, un gaine ou un porte-jarretelles pour tenir les bas, une culotte pour parachever le tout, on entre dans l’ère moderne.

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Pour la première fois, la femme va pouvoir vraiment se mettre en évidence. Pas tellement en affichant un nouveau chapeau, mais en remplaçant l’homme absent de ses travaux. La paysanne devra diriger l’art de  faire les foins, l’ouvrière travailler dans les usines d’armement, la mère devient chef de famille.  Le débarquement des Américains aura une conséquence capitale pour l’évolution de la femme, ou plutôt le débarquement des Américaines. En effet, de braves dames viennent droit direct de chez l’Oncle Sam pour soigner les blessés. A côté de nos bonnes ménagères et paysannes, elles ont une liberté de faits et gestes qui les posent en révolutionnaires des moeurs nationales. Elles fument, ont les cheveux courts, osent sortir seules. De quoi donner quelques idées à nos consoeurs, ce qui ne manquera pas d’arriver. Elles n’apportent pas encore le bas nylon comme petits cadeaux, mais popularisent un accessoire qui n’est pas courant ici, le serviette hygiénique en ouate. 

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A n’importe quelle époque trouble de l’histoire, il y a des personnages qui se glissent dans les coulisses pour faire fructifier leurs idées en bien ou en mal. Maurice Maréchal est l’un d’eux. Il fonde Le Canard Enchaîné en 1915. Il adopte d’emblée le ton qui sera le sien tout au long de son existence. Il rit de la guerre sans se moquer de ses victimes. Il brocarde les politiciens dans le rôle qu’ils jouent pour la plupart, des marionnettes au service de l’argent et du pouvoir. Mais qu’ils prennent garde, le justicier à plumes laissera des victimes tout au long de sa route. Il devient le symbole de la presse indépendante. Un autre personnage, beaucoup plus trouble, deviendra vedette à sa manière. Il utilise aussi la presse, mais à des fins plus diaboliques. Il cherche des dames par le biais des petites annonces, pour rencontre et plus si affinités. Selon ce que l’on sait, il en rencontra près de 300 dont une bonne dizaine disparurent sans laisser de traces. Il s’agit bien sûr du fameux Landru, l’un des plus mythiques criminels du 20ème siècle. N’oublions pas les femmes qui peuvent aussi alimenter les faits divers. En 1917, Mata Hari, danseuse légère fait courageusement face au peloton d’exécution. Elle est condamnée à mort pour faits d’espionnage, faits qui ne sont pas clairement établis sans toutefois l’innocenter complètement. Il est vrai qu’à l’époque on fusillait passablement au nom de la vérité qui n’est pas toujours bonne à dire.

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Le premier numéro du Canard .

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Landru et ses victimes « officielles »

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 La fameuse villa de Gambais où il sévit. Elle devint un but de promenade du dimanche et fut aussi montrée sur carte postale. Sur celle-ci figure un texte humoristique, un brin moral. 

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La belle Mata hari

Peu de grands nom de la mode brilleront au cours de cette guerre, mais il sont là. Coco Chanel s’apprête à conquérir le monde plus pacifiquement. En Russie, la révolutiond’octobre  va nous amener Monsieur Berlé, qui va mettre en orbite le Delineator, le soutien-gorge haute couture entièrement fait main et sur mesure. Il sera porté par les plus grandes stars. Mais les choses vont s’accélérer, diable la guerre est finie…

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A suivre


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Des dessous pour un siècle (3)

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L’immédiat après 1900 est une époque entre deux mondes, l’ancien et le nouveau. On est certes pas encore à l’époque des trente glorieuses, mais on parle déjà de progrès. On est tout émerveillé par les nouveaux gadjets qui entrent petit à petit dans les foyers, la radio, le gramophone et pour l’extérieur on peut frimer dans une voiture et filer comme des bandits à 40 à l’heure chasser le piéton dans les rues de Paris où la circulation n’est pas encore très réglementée et l’on trouve des places de parc à profusion. Ce sont encore des choses réservées à une classe aisée, mais le sort des masses populaires s’améliore. Sans être tous  des cerveaux, les gens bénéficient d’un certain niveau d’instruction, on sait lire, à peu près écrire, et surtout si l’on a du travail on peut penser aux petits plaisirs. Le cinéma n’est pas encore tout à fait présent, mais les bals populaires, le théâtre, sont très fréquentés.

La mode continue sa saga, on l’a vu, le corset qui a ses ses adeptes et ses pourfendeurs n’est pas mort.  Mais gentiment cette forteresse de la mode féminine depuis des siècles est sapée à la bases par des coup de butoir. On l’attaque par la diagonale. La pantalon est bien évidemment un accessoire avant tout masculin et la jupe féminin. Maintenant si cela va de soi, il en allait tout autrement dans les siècles passés, notamment en ce qui concerne l’habillement des enfants, la frontière est plus ténue. On habille parfois les garçons avec une robe et les filles portent des pantalons sous leur robe. Ce pantalon version féminine était surtout un instrument de camouflage pour les jambes et le reste. Il n’était pas question de le rendre visible en enlevant la robe et il était presque indécent s’il était aperçu lors d’un léger relevé de robe Tout au plus il était réservé aux petites filles, aux danseuses et aux filles légères. Mais faites du neuf avec du vieux, il est remis sous les crinolines qui ont tendance a se relever, si la femme fait des mouvements comme la danse par exemple. A partir de ce moment là, il monte d’un degré dans l’échelle de la pudeur et devient présentable accidentellement. Evoluant avec la raccourcissement de la longueur des robes, il suit le mouvement et pour finir, il se termine en culotte vers le début de la première guerre mondiale. C’est ainsi que nous trouvons cette bonne vieille culotte de grand-mère pas encore slip ou string.

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Louis XIV enfant, il ne porte pas encore la culotte

Un fait marquant du début du siècle, c’est l’apparition de la couleur dans le sous-vêtement. Jusque là, le lin et le coton sont rois, efficaces dans la pratique, un peu moins visuellement et presque toujours blancs. Ce que la Belle Epoque a appelé les cocottes, comprenez des femmes un peu légères, ont fait une petite révolution, elles ont commencé à porter de la soie avec des couleurs extraites de l’arc-en-ciel. Cela veut aussi dire que les sous-vêtement on gagné tant en légèreté qu’un minceur, c’est plus aérien et un tantinet transparent selon la couleur et l’épaisseur. Cela a fortement plu à ces messieurs bourgeois qui ont jeté un oeil attendri et encore plus coquin. C’est un peu comme si maintenant un bonhomme se mettrait à draguer une fille parce qu’elle porte des bas à la place d’un collant. Le visage des épouses bourgeoises passa du rouge colère au vert rage et pour ne pas être en reste se mit aussi à porter ce genre de dessous en espérant garder un peu plus Monsieur à la maison. Elles restent quand même dans certaines limites, elles s’inspirent des cocottes mais ne les dépassent pas. On commence aussi à employer des fibres artificielles pour les rendre abordables à toutes les bourses. Ainsi va la mode.

A propos de bas, généralement ils sont noirs, parfois assortis avec la robe. Le fil d’Ecosse en est la principale constituante. La soie plus chère et plus délicate est réservée à ceux qui ont les moyens. Même s’il sont peu visibles, la femme les choisit avec soin. Le noir est la couleur qui est admise pour les bas, mais pour le reste des sous-vêtements, c’est encore avec le rouge, un peu trop hardi. Les teintes douces mises à part, on laisse cela pour les cocottes,  mais cela ne sera pas éternel.

Une des autres tendances de la mode, c’est le changement dans la lingerie de nuit, elle se fait plus légère dans les tissus, tout en gardant le principe de la chemise de nuit. On abandonne complètement le bonnet de nuit, les hommes suivront et adopteront aussi progressivement le pyjama. 

Le strip-tease est un nom bien américain pour la bonne raison que c’est là-bas qu’il a été inventé. Bien avant la France, ce spectacle était très prisé à l’époque de la fin de la conquête du territoire américain. Il n’y avait pas les barrières pudiques propres à nos latitudes. A une époque où tout le monde de promenait avec un fusil à la place de la canne ou du parapluie, le fait de voir une femme se déshabiller n’était choquant pour presque personne. C’était une distraction facilement transportable, qui demandait peu d’entretien et de matériel, juste et sans doute une poignée d’argent. Il finit par arriver en France et en ce début de siècle, il est en quelque sorte à la mode. On reste toutefois dans des normes plus raisonnables, c’est plutôt un prétexte pour montrer un effeuillage du corps féminin, et il y a du matériel à enlever, sans aller jusqu’au nu intégral visible. Nous avons vu au début que le nu intégral est apparu à Paris en 1900, l’idée de départ n’était pas le strip-tease, mais exposer le nu sans les préliminaires.

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La fin de la première décennie met encore plus de pression dans l’envie de la femme de se libérer, mais elle a bien compris que c’est avant tout par son militantisme qu’elle y parviendra. D’importants mouvements protestataires comme en Londres en 1908, font pression sur la classe dirigeante. Le but premier est plus d’obtenir le droit de vote que de se libérer du corset, bien que l’un ne va peut-être pas sans l’autre symboliquement. Pour la mode, c’est plutôt les créateurs qui peuvent l’aider, mais pas toujours efficacement. En 1909 le couturier Paul Poiret jette le corset aux orties, mais il habille la femme d’un jupe tellement serrée que la femme peut à peine se déplacer, chose peu pratique quand on est poursuivie par un satyre!

Malgré tout la femme amorce son renouveau, elle n’est plus complètement un objet destiné à mettre son mari en valeur, style sois belle et tais-toi, elle pense et le fait savoir. Encore à son avantage, le corset est sérieusement remis en cause, le soutien-gorge apporte son efficacité et sa légèreté, faisant ami-ami avec le porte-jarretelles ou la gaine. La lingerie se pare de ses couleurs et abandonne les tissus traditionnels. Sur un plan plus matériel, elle commence à travailler et occuper des postes subalternes, réclamée par l’industrie qui a besoin de bras, ne serait-ce que pour fabriquer ce qu’elle portera plus tard.

Le mouvement est en marche, mais le corset, la jarretière, la lingerie uniquement pratique ne seront pas abandonnés d’un claquement de doigt, il s’en faut encore de beaucoup.

Quelques dates 

1906 Invention de la permanente par Charles Nestle, un Anglais

1907 Madeleine  Vionnet que deviendra une des plus célèbres créatrices de mode en France, présente sa première collection. Elle a complètement supprimé le corset et ses mannequins défilent pieds nus. Cela frise le scandale. Elle mourra en 1975, juste pas centenaire.

Instauration d’une loi qui permet à la femme de disposer librement de son salaire, eh oui!

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Encore une tentative de réhabilitation du corset

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Le fabricants de corsets font de la pub pour leur produit à leur manière

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Un aperçu, via une publicité, de la lingerie traditionnelle en vente au magasin du coin

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On vend aux particuliers les objets oubliés dans le métro, ah ces distraits qui font de l’humour sans le savoir

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Le corset comme arme absolue!

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A suivre


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A la recherche du nylon perdu et de son fétiche

Fétichisme et nylon, ça vous tente?22 011514-7

Les gens d’un certain âge, ceux qui ont vécu au minimum leur enfance dans les années 50 ou 60 sont parfois hantés par de drôles de souvenirs. Le bas nylon peut faire partie de ces souvenirs. Je suis même à peu près sûr qu’il en fait partie. Sans trop avoir l’air d’y toucher, je me souviens de commentaires à peine téléphonés de mes camarades d’enfance. Bien qu’ils aient eu un regard innocent, on sentait qu’ils avaient remarqué cette chose, si simple et banale pour l’époque, les filles, les dames portaient des bas. On dit souvent qu’il suffit d’interdire quelque chose pour que tout le monde soit intéressé et curieux d’y goûter. C’est assurément très vrai quand cette chose prend le goût d’une aventure un peu personnelle, quelque chose qui n’est pas faisable par tout le monde selon les circonstances.  Rouler en excès de vitesse est une chose très banale, tout le monde peut le faire, le goût de l’interdit a peu de saveur, excepté peut-être un très gros excès de vitesse. Par contre, regarder discrètement sous la jupe d’une fille en 1963. là c’était un interdit savoureux.

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Le fétichisme peut prendre bien des visages, c’est un goût avant tout personnel, l’aboutissement de la concrétisation d’un plaisir purement sensuel. Il y a encore 50 ans, certains psychologues qui roulaient encore en chars à boeufs quand d’autres allaient déjà sur la Lune en fusées, classifiaient les fétichistes comme des impuissants. Pour eux, il était exclu qu’on arrive à l’extase sans la présence de ce fétiche, ne serait-ce qu’en pensée. Si dans certains cas c’est sans doute vrai, pour moi le fétiche n’est qu’un détonateur qui donne l’envie d’aller plus loin quand on sait que c’est possible. Je précise bien quand c’est possible. Voir une femme porter des bas nylons ne me donne pas forcément l’envie de coucher avec elle. Je vais regarder cela en connaisseur et en éprouver un certain plaisir, je dirais artistique. Par contre, si j’ai rendez-vous avec une amoureuse et qu’elle porte des bas pour me faire plaisir ou pour le sien propre, la donne sera complètement changée. La mèche est allumée, en attendant que ça pète, il faudra un sacré coup de vent pour l’éteindre.

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Ma première relation sexuelle pour de vrai, j’avais 15 ans, ne fut absolument pas axée sur le bas nylon, elle n’en portait d’ailleurs pas. Même pendant toute la durée de cette entrée dans le monde des grands, je n’ai pas un seul instant pensé à un bas nylon. J’en garde un souvenir plaisant et diffus, surtout les aiguilles de sapin qui nous piquaient les fesses, mais ça c’est une autre histoire. Pendant plus de la quinzaine d’années qui suivirent, il ne fut jamais question de bas entre moi et mes copines, bien que dans un cas une en portait, mais nous ne sommes pas allés au-delà de quelques roulements de pelle. Je suis un fétichiste, je l’avoue sans aucune peine, mais pas de l’espèce décrite par ces psychologues de pacotille imprégnés de morale religieuse. Si j’en suis un, j’ai mis bien longtemps avant de considérer la chose sous un angle « scientifique ».

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Je suis persuadé qu’on ne devient pas un fétichiste du bas nylon aujourd’hui comme en 1960. A cette époque, le bas habillait toutes les jambes. On savait qu’il y avait une partie visible accessible à tous et une autre invisible, réservée à l’intimité ou au coup de hasard qui nous en révélait la vision. C’est là l’interdit dont je parlais plus haut. Voir une lisière, une jarretelle, avait ce goût et on pouvait avoir l’impression d’avoir transgressé cet interdit, même si le spectacle nous était révélé par un banal incident. Il y avait une frontière mentale qui nous donnait ce goût pour le fétichisme.

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Une femme qui porte des bas aujourd’hui est un choix personnel, pas une obligation, du moins j’ose l’espérer. De cette chose normale il y a 50 ans, il ne reste pas grand chose sinon des beaux souvenirs dans la mémoire de certains. Le bas, lui, est resté en continuant son voyage à travers les regrets plus ou moins avoués de ceux qui l’ont apprécié au moment de sa présence presque banale. De ce fait, la donne a complètement changé, la relation entre l’homme et la femme qui porte des bas se joue dans un registre complètement différent.

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Entre ancien et nouveau fétichiste, la frontière se situe au niveau de l’âge. Les hommes nés avant 1960, avec une proportion de plus en plus forte quand on remonte dans le temps, font partie de l’ancienne école. Il n’y a pas savant calcul là-dedans, il suit le déclin du bas nylon en rapport avec l’âge que pouvait avoir un enfant qui commence à comprendre certaines choses. Après cette date, le bonhomme aura de fortes chances de découvrir et de s’adonner à un fétichisme du bas nylon par une découverte autre que celle de quelqu’un de son entourage qui porte des bas. Le cinéma, les revues de plus en plus nombreuses au fil du temps, les clips vidéos sont autant d’hameçons sur lesquels il a pu mordre. Evidemment, il ne va pas forcément devenir un de ces fétichistes là, mais il faut bien admettre que le bas nylon fait partie des très fortes demandes masculines, peu importe les raisons. Quoiqu’il en soit, l’approche va être différente. Les anciens seront plus portés vers une certaine tradition qui reproduira les souvenirs anciens avec une silhouette de la femme qui correspond. Il verra plus facilement la femme du début des années 60 ou avant comme modèle. Il préférera les bas à coutures, les talons, à tout le reste. Les plus jeunes ont moins de repères, on pourrait dire qu’ils se sont formés sur le tas, prenant le bas comme il vient. Ils n’ont pas suivi toute l’évolution, l’âge d’or, la presque disparition, le retour d’abord timide, puis un certain renouveau. Pour lui, un porte-jarretelles et des bas de grande surface suffisent dans la plupart des cas à alimenter son fétichisme. Les vétérans du bas nylon comprendront mieux ce que je veux dire.

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Pour les femmes c’est un peu différent en admettant qu’elles ne portent pas des bas par fétichisme. L’essentiel du parcours est le même à la différence qu’elles sont les actrices. Une dame de 60 ans qui porte des bas ne le fait pas de la même manière qu’une de 20 ans. Pour la première, cela peut sembler une continuation ou une répétition. Elle a dans un coin de sa mémoire les gestes, les petites astuces, qui font que la main est sûre quand elle enfile ses bas. Pour la seconde, c’est une découverte et un apprentissage. Des questions évidentes pour les unes, comme la culotte en dessus ou dessous du porte-jarretelles, ne le sont pas pour les autres.

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Le fétichisme est une chose qui se promène dans l’air du temps, il fait appel au présent ou au passé. Il attend l’avenir pour faire sa mutation- Peut-être dans 100 ans, le fétichisme du bas nylon aura complètement ou presque disparu. Qui sait par quoi il sera remplacé? Un accessoire porté par les extraterrestres venues nous rendre visite dans leur soucoupe volante?

Il bien évident que cet article reflète ma vision du fétichisme, elle ne saurait être celle de tout le monde. Toutefois, c’est un tendance qui est ressortie sur les nombreuses discussion que j’ai eues sur le sujet

 


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Quand les bas perdirent la guerre

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Je pense qu’il est difficile pour une personne de moins de 50 ans de se faire une idée exacte de la transition entre le bas et le collant. La plupart n’ignorent pas que le collant n’a pas toujours existé, du moins en tant que sous-vêtement courant dans la garde robe des dames et demoiselles. Pendant des siècles le bas régna en maître quasiment sans partage, tant sur les jambes masculines que féminines. Il disparut des jambes masculines avec la disparition de la noblesse, celle de la cour des rois. Aussi loin que remontent nos connaissances de l’histoire ancienne, la chaussette ou quelque chose qui lui ressemble,  semble avoir été présente dans bien des civilisations. Le terme de chaussette, chaussure, est un dérivé de l’évolution du langage francophone parti de chausses qui concernait l’habillement du pied et de la jambe  Elle avait une fonction uniquement protectrice, principalement contre le froid. Selon les cultures, elle peut prendre des aspects divers. Par exemple, certains paysans des Andes avaient l’habitude d’enfiler des boyaux d’animaux en guise de chaussettes. Ce n’est sans doute pas le dernier cri de l’élégance, mais cela avait l’avantage d’utiliser à fond les ressources fournies par la nature, alliant efficacité et solidité, et permettre de substantielles économies, ces paysans n’étaient de loin pas tous millionnaires. Le bas est devenu une chasse gardée féminine au fil du temps.

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Le collant est une invention beaucoup plus récente historiquement. Il n’est pas une création spontanée, mais la succession d’une évolution sur un bon siècle. Il est un dérivé du caleçon masculin tel qu’il est porté depuis le cours du XIXème siècle. Il abandonne toutes les fantaisies qui ornaient aussi le bas masculin, dentelles, décorations, il devient sobre et de teinte unie. Il est destiné avant tout aux sportifs, permettant une certaine aisance de mouvement alliée à une tenue décente. Plus tard, il sera accaparé par les danseurs pour les mêmes raisons. A partir des année 40, on peut voir des femmes l’arborer sur des affiches de cinéma. Sa matière pendant longtemps reste la soie, le coton, la laine, rarement le nylon après son invention. La raison en est simple, le nylon se prête assez mal à sa confection, rappelons qu’il n’est pas extensible et c’est une matière encore assez rare juste après la guerre, la confection d’un collant demande beaucoup plus de matière première. Ce n’est qu’avec l’invention du nylon extensible dans les années 50 que l’on peut envisager la fabrication du collant. Il lui faudra encore une grosse dizaine d’années avant de conquérir les foules, lui-même aidé par une révolution vestimentaire, la minijupe.

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Son invention n’en est pas vraiment une, c’est plutôt une remise au goût du jour de vêtements plus anciens. N’allez pas croire que la minijupe apparut à la cour des rois de France. Pensons à Astérix et rappelons-nous comment étaient habillés les Romains qui se font casser la gueule. Cela ressemble assez fortement à une minijupe, dépourvue du côté sexy que l’on peut y trouver aujourd’hui, quoiqu’il ne faut pas présumer de ce que pouvaient penser les gens de l’époque. Les Grecs portaient aussi des vêtements assez semblables, on peut considérer cela comme une mode du côté de la Méditérranée. Remarquons aussi qu’une fois de plus, c’est aussi un truc plutôt masculin. Plus près de nous, Joséphine Baker qui n’observait pas de régime, mais se le mettait autour de la taille sous forme de bananes, créa aussi une sorte de minijupe. Les joueuses de tennis arborent aussi des jupes courtes. L’apparition de la minijupe version moderne date de 1962, c’est la styliste Mary Quant qui ne l’invente pas, mais la met au goût du jour. Nul doute que quelques unes de ces demoiselles sont tentées de l’essayer. En été quand il fait chaud, pas de problèmes. La demoiselle, une fois l’hiver venu, se trouva fort dépourvue. On voyait la lisière de ses bas et même ses jarretelles. Voilà la raison qui fit que  le collant commença à les intéresser, un intérêt qui ne laissa pas les fabricants indifférents. Timide jusqu’en 1965, cette année sera vraiment la charnière de l’envol du collant vers sa consécration définitive.

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Puisque que j’ai vécu cette époque à un âge assez avancé pour m’en rendre vraiment compte, je vais me faire historien pour vous en citer quelques souvenirs qui témoignent de cette transition, de cette guerre qui porta un coup presque fatal à notre bas bien aimé.

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Nous sommes donc en 1965, le Boss fréquente l’école de son petit village. Ce petit coquin s’intéresse déjà à ce qui se passe sous les jupes des filles, à vrai dire, cela fait déjà quelques années qu’il en connaît les grandes lignes, qu’il se paye des jetons comme on dit. Gare à la fille qui par malheur laisse entrevoir une lisière de bas et un bout de jarretelle, il note et photographie chaque scène dans sa mémoire avec la précision d’un Nikon. Plus tard, beaucoup plus tard, il ne le sait pas encore, il créera un blog dans lequel il racontera pas mal de ses observations pour, il espère, la plus grande joie de ses visiteurs.

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Première pub pour un collant, tout à la fin 1964.

En cette fameuse année, je ne me doute de rien, je suis la mode surtout musicale. Mon premier électrophone me permet d’écouter et d’acheter mes premiers disques. Je me prends de passion pour un groupe qui va devenir légendaire, les Yardbirds. Dans ma classe, il y a bien sûr des filles. Elles portent toutes des bas, du moins celles qui sont en âge de le faire. Le collant n’a pas encore franchi les frontières du village. Une sorte de permis de porter des bas leur est accordé vers l’âge de 12 ans. Le phénomène est conjugué parfois avec le nombre de soeurs. Quand elles se suivent de près, l’aînée devra attendre que la cadette soit en âge de le faire, pensez-donc les crises de jalousie. Il est vrai que porter des bas est alors un acte de promotion sociale incontournable. On est pas encore une dame, mais alors plus du tout une petite fille. On pourrait penser la même chose de maintenant, mais je crois que la différence est grande. Les filles portent toutes plus ou moins des collants en étant petites, en laine, en coton. Quand elles mettent de véritables collants, seule la matière change et encore. A l’époque c’était complètement différent, on passait de la chaussette montante ou de ce que l’on appelait bas-culotte (un collant élémentaire souvent tricoté par maman), au cérémonial de l’enfilage du bas. Enfiler un porte-jarretelles, un gaine, attacher les bas, éventuellement vérifier si la couture est droite avec un bas couture pas si rare que cela, j’ai vu de mes jeunes copines en porter. Quel différence entre le fait d’enfiler un simple collant. C’est aussi une des raisons qui feront que par la suite, les femmes trouveront le collant pratique. Mais avant 1965, porter des bas est visible, tout un chacun peut s’en rendre compte et imaginer la profonde fierté arborée par ces demoiselles, le prince charmant est déjà en train de seller son cheval.

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Dans ma classe, il y a potentiellement une dizaine de filles qui peuvent porter des bas, mais elles ne le font pas toutes en même temps. Le plus souvent, c’est des pantalons et pendant l’été les bas disparaissent pratiquement, rangés dans les tiroirs. J’ai déjà passablement rencontré ailleurs sur mon blog, les observations qui me sont restées en mémoire, c’est à dire pratiquement toutes. Il y en avait au moins cinq qui portaient régulièrement des bas, c’est dire si elles m’intéressaient particulièrement, ce sont elles dont je peux encore citer les prénoms et ma foi au cours de ma vie, je les ai toutes revues à différentes occasions, une est malheureusement décédée d’un cancer. Pour autant que je le sache, elles portent plutôt des gaines, excepté une, ma voisine dont j’ai vu le porte-jarretelles sur un séchoir. 

Il me faut bien sûr élargir mon champ d’observation, car si je restais concentré sur mon village je n’aurais que peu de choses à raconter, il ne faisait de loin pas l’inspiration des grands couturiers. J’ai quitté cette école en 1966, pour aller dans une classe supérieure et un collège où il y avait plusieurs centaines d’élèves. La  minijupe n’a fait que quelques timides apparitions dans les lieux que j’ai fréquentés, on peut presque les compter sur les doigts de la main. Les parents avaient encore bien des réticences à laisser leur fille porter ce genre de chose. Ce n’est qu’à partir de 1967, que les apparitions furent plus nombreuses, tant dans la rue que les écoles. Toutefois cela restait encore bien sage au niveau de la longueur, disons que c’était plutôt raccourci, on était pas à Paris. 

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Si je reprends une vue générale, tous âges confondus, du changement bas pour collant, je peux souligner avec certitude les faits suivants…

Le collant fut d’abord adopté par celles qui se mirent à porter des minijupes, c’est à dire les adolescentes, à partir de 1965.

Les dames d’un âge plus avancé  firent la transition beaucoup plus lentement, d’abord on peut dire avec une certaine réticence, tout en gardant une bonne longueur de jupe.

Les dames d’un âge certain, au-delà de 60 ans, ne le firent pratiquement pas et continuèrent à porter des bas.

Les demoiselles  d’alors qui sont les dames d’aujourd’hui et qui ont à peu près mon âge, qui tronquèrent bas pour collants entre 1965 -1970, 71, peuvent se représenter sur une courbe de Gauss ou courbe en cloche.

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Après cette précision toute scientifique, encore un point, la dernière fois que j’ai aperçu une jeune demoiselle qui portait des bas, c’était en 1971. Je pense que c’est un fait assez rare à l’époque, bien que je n’avais pas des yeux qui pouvaient voir à travers les tissus. Je le regrette encore aujourd’hui!

Bien sûr, le bas n’a jamais complètement perdu la guerre, mais il a perdu une sacrée bataille. Heureusement depuis quelques années son renouveau est certain. 

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C’est bas triste



Pour commencer une petite histoire absolument véridique, mais dont je ne suis pas la vedette.

Un salle de tribunal de simple police avec un monsieur d’un certain âge appelé à comparaitre comme en dit en langage juridique.
Résumé des faits: l’accusé est accusé, c’est le cas de le dire, d’importuner une jeune demoiselle qui habite dans le même immeuble. Le monsieur un peu gêné se fait admonester pas le président, comme quoi ce n’est pas très élégant de sa part de s’intéresser d’un peu trop près à cette demoiselle qui n’a que faire de ses avances. Bon l’accusé, après une promesse de la laisser tranquille, s’en tire avec le minimum de la peine prévue au code pénal, l’affaire est classée et la plainte retirée devant ses engagements. Pour conclure le président demande à l’accusé s’il a quelque chose à ajouter. Oui, mais à voix basse…
– Et pourtant je suis sûr qu’elle porte des bas!

Seconde histoire qui celle-là me concerne directement et pour cause.

J’avais la réputation d’être un solide célibataire et personne ne me connaissait de petite amie. En réalité j’ai toujours été très discret et je n’ai jamais mélangé ma vie sentimentale avec mes amitiés. De temps en temps, je filais retrouver une copine où je l’amenais chez moi surtout le weekend. Un soir, un peu parti en fête, j’ai amené un bande de copains-copines pour boire le traditionnel dernier verre à la maison. On était une petite dizaine de personnes dans mon salon,chacun en discussions selon les affinités. Tout d’un coup, j’entends un rire et voilà qu’un des invités extrait d’un sac exposé bien visible, tout un attirail de lingerie sexy, porte-jarretelles, bas, guêpières et le montre sans discrétion. On m’a vite demandé si de temps en temps je ne jouais pas au travelo dans mes soirées solitaires. Euh… j’avais un peu l’air con et les gens sont si méchants que ma réputation était pour ainsi dire faite.
En réalité, ma copine de l’époque avait tout simplement oublié une partie son assortiment de lingerie posé sur un coin de la bibliothèque, en rentrant chez elle le dimanche soir. Sur le moment, j’étais furax. Mais pour ne pas être en reste, j’ai invité tout le monde au bistrot un autre soir et pour une fois je leur ai présenté mon amie, à charge pour elle de sauver mon « honneur ». Ce qu’elle a fait sans se faire prier. Elle n’avait d’ailleurs pas à tenir secret son goût pour la lingerie. Une dizaine de témoins en avait vu une partie…

Troisième histoire, où je fus juste un témoin

Quand il m’arrivait de monter à Paris, j’avais pris l’habitude d’aller rendre visite à un petite boutique de lingerie vers le boulevard Clichy. Cela me permettait de faire quelques achats pour la copine du moment,  j’y allais pour affaires et elle n’était que rarement présente.   La boutique offrait des articles de qualité que j’aurais eu de la peine à trouver où j’habitais. Cette boutique était tenue par un charmant couple et nous étions, au fil des visites, devenus presque des amis.  A vrai dire la clientèle était peu nombreuse et cela nous permettait de parler de la pluie et du beau temps et aussi pas mal de lingerie, car le proprio en était absolument dingue. Sa femme n’était pas en reste et argumentait de point de vue féminin. Voici un couple bcbg, visiblement pressé, qui entre.  La femme demande à voir des bas à couture, comme ceux qu’elle portait, précise-t-elle en s’adressant à la patronne,  en faisant demi-tour pour les lui montrer.  La patronne hésite et sort de derrière son comptoir pour faire le tour de la dame, un peu intriguée. J’avais compris le pourquoi de la chose, car bien sûr je n’avais pas regardé le plafond pendants ce temps-là. Les bas sans doute tenus par un porte-jarretelles inadéquat, avaient la couture qui était plutôt sur le côté de la jambe que bien aligné derrière.  La patronne lui offrit d’aller dans la cabine d’essayage afin de remettre les choses en place. Ce qu’elle fit sans se prier et repartit fièrement, les coutures bien droites, avec une nouvelle paire de bas à couture dans son sac.

Parfois les photos m’inspirent. En regarder une et voir ce que l’on pourrait en tirer d’amusant avec la complicité involontaire du photographe.



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Le petit chaperon voit rouge

Il était une fois une jeune fille très jolie qui était habillée tout en rouge, on l’appelait le Chaperon Rouge.

Un jour sa mère lui dit d’aller porter des bas à sa grand-mère qui habitait dans la forêt, car elle avait  avait filé sa dernière paire et il faisait très froid.

– Prends garde au loup, c’est un coquin, il rôde dans la forêt.

Elle alla dans sa chambre, enfila ses bas rouges, qu’elle fixa à  un porte-jarretelles de la même couleur et enfila une  petite culotte assortie.

Elle quitta sa maison, son petit panier à la main, contenant six paires de bas et se dirigea en chantonnant vers la maison de mère-grand.

Maître Loup errait dans les bois, il n’avait pas tellement faim, mais le printemps qui ne tarderait pas à venir le mettait dans de bonnes dispositions sentimentales. Alors, qu’il s’était arrêté pour rêvasser, il entendit un chant mélodieux  qui s’approchait de lui. Ecartant les buissons, il vit le Chaperon Rouge qui trottinait sur le sentier à travers bois.

– Diable, se dit-il, que voila une bien jolie fille, je ferais bien un brin de causette avec elle.

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Sortant de sa cache, il l’aborda:

– Ou vas-tu donc comme ça jeune fille?

– Je vais chez mère-grand lui apporter des bas, car elle n’en as plus une paire entière, mais dis-moi, on raconte que tu voles le petites culottes qui sèchent au vent.

– C’est une bien triste réputation que l’on me fait là, je n’ai pourtant volé que des poules et des lapins, il faut bien manger. Ta mère-grand porte des bas, ce n’est plus très à la mode, les femmes portent des collants maintenant?

– Oh ce sont des idiotes, les bas sont plus sexy.

– Laisserais-tu entendre que toi aussi tu portes des bas?

– Oui j’en porte tous les jours, cela plait aux hommes. D’ailleurs il ne fait pas chaud aujourd’hui.

– Ah j’aimerais bien voir!

– Ce n’est pas pour les vieux loups comme toi, tu ne verras rien, je file chez ma grand-mère, salut!

Le loup qui connaissait bien les bois savait où se trouvait la maison de grand-mère. Il fila à toute vitesse dans sa direction en prenant un raccourci. Arrivé , il frappa à la porte.

– Qui est là, questionna une voix chevrotante?

Le loup adoucissant sa voix répondit:

– C’est le petit Chaperon Rouge qui t’apporte des bas!

– Entre, j’avais tellement froid aux jambes que je me suis mise au lit en t’attendant. Tire la chevillette et la bobinette cherra!

Le loup entra, se précipita sur la bonne femme, l’assomma, enfila ses vêtements, puis la fourra dans un placard. Il se glissa dans le lit et attendit.

Un peu après, on frappa à la porte.

– Qui est là demanda le loup?

– C’est le petit Chaperon Rouge qui t’apporte des bas!

– Entre et viens t’assoir près de moi.

Le loup se cacha sous les draps, tandis qu’elle entrait. Il souleva discrètement les draps pour jouir du spectacle. La Chaperon Rouge releva sa jupe, réajusta lentement  ses bas,  retendit les élastiques de son porte-jarretelles. Le loup n’en perdait pas une miette. Elle  se dirigea vers le lit et souleva les draps.

– Mère-grand comme vous avez une jolie nuisette!

– C’est pour mieux plaire aux hommes mon enfant.

– Mère-grand, comme vous avez une belle culotte!

– C’est pour être plus sexy mon enfant.

– Mère-grand, comme vous avez de jolies jarretelles!

– C’est pour mieux tenir mes bas mon enfant.

A ce moment le loup se précipita sur elle et voulut l’embrasser.

Mais le Chaperon Rouge qui avait pratiqué les arts martiaux, lui fit une prise qui l’envoya s’asseoir dans la cheminée ou brûlait un bon feu. Ses poils s’enflammèrent et il se précipita dehors pour se jeter dans le puits.  Ne sachant pas nager, il se noya et on entendit plus parler de lui.

Moralité: avoir le feu au cul deux fois de suite, c’est une fois de trop!

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Soupçons de bas, la sociologie du regard

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Il y a mille manières de regarder une dame assise à quelque part ou passant dans la rue. Dans certains pays c’est presque un sport national. On peut faire partie du plus grand nombre, ceux qui regardent tout ou n’importe quoi selon son gré. J’en ai même vu qui attribuaient des notes, heureusement pour eux qu’elles ne rendaient pas la pareille, car certains auraient bien vite fermé leur caquet!
Enumérer toutes les directions que peuvent prendre un regard, ce sur quoi il s’arrêtent plus particulièrement, est une affaire d’observation.  Un jeu qu’il m’arrive de pratiquer et riche d’enseignements est de regarder le regardeurs, attraper leurs expressions au vol. Je vous ai déjà parlé de Charlot, un rusé coquin qui filme les dessous de ces dames quand elles portent des jupes ou des robes, un upskirteur pour parler branché. J’ai encore récemment pu l’observer en action et les méthodes qu’il emploie pour parvenir à ses fins. Je pourrais presque donner des cours! Je ne sais pas quel est son Graal, mais il  cherche à l’atteindre régulièrement et dépense une belle énergie pour le faire. Si je n’étais pas devenu adepte de ces observations de traverse, je n’aurais certainement jamais découvert sa petite manie. On peut aussi constater avec aberration  ce que les gens sont peu observateurs. Son manège, bien que discret est quand même assez visible. Je le piste sur la Toile, pour voir s’il ne diffuse pas ses vidéos à quelque part. A ce jour je n’ai rien trouvé, mais je lui réserve une petite surprise si un jour je trouve quelque chose, je l’ai filmé en action. Alors je mettrai à la même place ma vidéo en floutant son visage, mais il se reconnaîtra certainement. Cela le fera peut-être réfléchir et moi bien rire.

Bien que je déplore cette manière de forcer le destin, c’est le meilleur moyen pour qu’un jour toutes les femmes portent des pantalons, il n’en reste pas moins que je ne manque jamais de me rincer l’oeil avec ce que ces dames veulent bien nous montrer volontairement ou accidentellement, il y a bien assez d’occasions rien qu’avec cela. Par ailleurs, la Toile nous en offre des quantités astronomiques.

Part contre, on peut aussi rester bredouille, comme cette histoire personnelle qui m’est arrivée à Bruxelles avec ma copine d’alors. Nous étions de sortie et nous nous sommes arrêtés dans un bar pour boire un verre. Nous nous sommes assis sur un de ces tabourets de bar haut sur pattes. Elle avait les jambes tournés vers l’extérieur en direction de quelques tables dont une était occupé par un monsieur seul. Je crois qu’il ne pouvait pas ignorer que ma copine portait des bas, c’était je pense, un tantinet visible. Eh bien le monsieur ne s’est jamais intéressé à la chose, le regard vissé sur le sol, il n’a pas relevé la tête tout le temps que nous étions là. 

Pour ma part, depuis que le bas a quelque peu disparu de la circulation à la fin des années 60, le jeu qui commande mon regard consiste surtout à savoir si une femme porte des bas à la place des traditionnels collants. Eh oui il y en a encore, je les remercie en passant, le tout est de les croiser au bon moment. C’est comme le jeu du démineur à l’envers, il y a beaucoup de  cases qui sont minées, il faut trouver celles qui ne le sont pas. Tu vois passer une femme en jupe, allez hop un collant, tu exploses! Mais quel bonheur quand ces petits indices nous font savoir qu’elle porte des bas. Ces petits indices justement, plus ou moins visibles qui nous le font savoir, en voici quelques uns pour débutants. Soupçons de bas, l’enquête se poursuit.

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