Nylon Bar

L'apéritif en nylon


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Quand les bas perdirent la guerre

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Je pense qu’il est difficile pour une personne de moins de 50 ans de se faire une idée exacte de la transition entre le bas et le collant. La plupart n’ignorent pas que le collant n’a pas toujours existé, du moins en tant que sous-vêtement courant dans la garde robe des dames et demoiselles. Pendant des siècles le bas régna en maître quasiment sans partage, tant sur les jambes masculines que féminines. Il disparut des jambes masculines avec la disparition de la noblesse, celle de la cour des rois. Aussi loin que remontent nos connaissances de l’histoire ancienne, la chaussette ou quelque chose qui lui ressemble,  semble avoir été présente dans bien des civilisations. Le terme de chaussette, chaussure, est un dérivé de l’évolution du langage francophone parti de chausses qui concernait l’habillement du pied et de la jambe  Elle avait une fonction uniquement protectrice, principalement contre le froid. Selon les cultures, elle peut prendre des aspects divers. Par exemple, certains paysans des Andes avaient l’habitude d’enfiler des boyaux d’animaux en guise de chaussettes. Ce n’est sans doute pas le dernier cri de l’élégance, mais cela avait l’avantage d’utiliser à fond les ressources fournies par la nature, alliant efficacité et solidité, et permettre de substantielles économies, ces paysans n’étaient de loin pas tous millionnaires. Le bas est devenu une chasse gardée féminine au fil du temps.

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Le collant est une invention beaucoup plus récente historiquement. Il n’est pas une création spontanée, mais la succession d’une évolution sur un bon siècle. Il est un dérivé du caleçon masculin tel qu’il est porté depuis le cours du XIXème siècle. Il abandonne toutes les fantaisies qui ornaient aussi le bas masculin, dentelles, décorations, il devient sobre et de teinte unie. Il est destiné avant tout aux sportifs, permettant une certaine aisance de mouvement alliée à une tenue décente. Plus tard, il sera accaparé par les danseurs pour les mêmes raisons. A partir des année 40, on peut voir des femmes l’arborer sur des affiches de cinéma. Sa matière pendant longtemps reste la soie, le coton, la laine, rarement le nylon après son invention. La raison en est simple, le nylon se prête assez mal à sa confection, rappelons qu’il n’est pas extensible et c’est une matière encore assez rare juste après la guerre, la confection d’un collant demande beaucoup plus de matière première. Ce n’est qu’avec l’invention du nylon extensible dans les années 50 que l’on peut envisager la fabrication du collant. Il lui faudra encore une grosse dizaine d’années avant de conquérir les foules, lui-même aidé par une révolution vestimentaire, la minijupe.

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Son invention n’en est pas vraiment une, c’est plutôt une remise au goût du jour de vêtements plus anciens. N’allez pas croire que la minijupe apparut à la cour des rois de France. Pensons à Astérix et rappelons-nous comment étaient habillés les Romains qui se font casser la gueule. Cela ressemble assez fortement à une minijupe, dépourvue du côté sexy que l’on peut y trouver aujourd’hui, quoiqu’il ne faut pas présumer de ce que pouvaient penser les gens de l’époque. Les Grecs portaient aussi des vêtements assez semblables, on peut considérer cela comme une mode du côté de la Méditérranée. Remarquons aussi qu’une fois de plus, c’est aussi un truc plutôt masculin. Plus près de nous, Joséphine Baker qui n’observait pas de régime, mais se le mettait autour de la taille sous forme de bananes, créa aussi une sorte de minijupe. Les joueuses de tennis arborent aussi des jupes courtes. L’apparition de la minijupe version moderne date de 1962, c’est la styliste Mary Quant qui ne l’invente pas, mais la met au goût du jour. Nul doute que quelques unes de ces demoiselles sont tentées de l’essayer. En été quand il fait chaud, pas de problèmes. La demoiselle, une fois l’hiver venu, se trouva fort dépourvue. On voyait la lisière de ses bas et même ses jarretelles. Voilà la raison qui fit que  le collant commença à les intéresser, un intérêt qui ne laissa pas les fabricants indifférents. Timide jusqu’en 1965, cette année sera vraiment la charnière de l’envol du collant vers sa consécration définitive.

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Puisque que j’ai vécu cette époque à un âge assez avancé pour m’en rendre vraiment compte, je vais me faire historien pour vous en citer quelques souvenirs qui témoignent de cette transition, de cette guerre qui porta un coup presque fatal à notre bas bien aimé.

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Nous sommes donc en 1965, le Boss fréquente l’école de son petit village. Ce petit coquin s’intéresse déjà à ce qui se passe sous les jupes des filles, à vrai dire, cela fait déjà quelques années qu’il en connaît les grandes lignes, qu’il se paye des jetons comme on dit. Gare à la fille qui par malheur laisse entrevoir une lisière de bas et un bout de jarretelle, il note et photographie chaque scène dans sa mémoire avec la précision d’un Nikon. Plus tard, beaucoup plus tard, il ne le sait pas encore, il créera un blog dans lequel il racontera pas mal de ses observations pour, il espère, la plus grande joie de ses visiteurs.

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Première pub pour un collant, tout à la fin 1964.

En cette fameuse année, je ne me doute de rien, je suis la mode surtout musicale. Mon premier électrophone me permet d’écouter et d’acheter mes premiers disques. Je me prends de passion pour un groupe qui va devenir légendaire, les Yardbirds. Dans ma classe, il y a bien sûr des filles. Elles portent toutes des bas, du moins celles qui sont en âge de le faire. Le collant n’a pas encore franchi les frontières du village. Une sorte de permis de porter des bas leur est accordé vers l’âge de 12 ans. Le phénomène est conjugué parfois avec le nombre de soeurs. Quand elles se suivent de près, l’aînée devra attendre que la cadette soit en âge de le faire, pensez-donc les crises de jalousie. Il est vrai que porter des bas est alors un acte de promotion sociale incontournable. On est pas encore une dame, mais alors plus du tout une petite fille. On pourrait penser la même chose de maintenant, mais je crois que la différence est grande. Les filles portent toutes plus ou moins des collants en étant petites, en laine, en coton. Quand elles mettent de véritables collants, seule la matière change et encore. A l’époque c’était complètement différent, on passait de la chaussette montante ou de ce que l’on appelait bas-culotte (un collant élémentaire souvent tricoté par maman), au cérémonial de l’enfilage du bas. Enfiler un porte-jarretelles, un gaine, attacher les bas, éventuellement vérifier si la couture est droite avec un bas couture pas si rare que cela, j’ai vu de mes jeunes copines en porter. Quel différence entre le fait d’enfiler un simple collant. C’est aussi une des raisons qui feront que par la suite, les femmes trouveront le collant pratique. Mais avant 1965, porter des bas est visible, tout un chacun peut s’en rendre compte et imaginer la profonde fierté arborée par ces demoiselles, le prince charmant est déjà en train de seller son cheval.

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Dans ma classe, il y a potentiellement une dizaine de filles qui peuvent porter des bas, mais elles ne le font pas toutes en même temps. Le plus souvent, c’est des pantalons et pendant l’été les bas disparaissent pratiquement, rangés dans les tiroirs. J’ai déjà passablement rencontré ailleurs sur mon blog, les observations qui me sont restées en mémoire, c’est à dire pratiquement toutes. Il y en avait au moins cinq qui portaient régulièrement des bas, c’est dire si elles m’intéressaient particulièrement, ce sont elles dont je peux encore citer les prénoms et ma foi au cours de ma vie, je les ai toutes revues à différentes occasions, une est malheureusement décédée d’un cancer. Pour autant que je le sache, elles portent plutôt des gaines, excepté une, ma voisine dont j’ai vu le porte-jarretelles sur un séchoir. 

Il me faut bien sûr élargir mon champ d’observation, car si je restais concentré sur mon village je n’aurais que peu de choses à raconter, il ne faisait de loin pas l’inspiration des grands couturiers. J’ai quitté cette école en 1966, pour aller dans une classe supérieure et un collège où il y avait plusieurs centaines d’élèves. La  minijupe n’a fait que quelques timides apparitions dans les lieux que j’ai fréquentés, on peut presque les compter sur les doigts de la main. Les parents avaient encore bien des réticences à laisser leur fille porter ce genre de chose. Ce n’est qu’à partir de 1967, que les apparitions furent plus nombreuses, tant dans la rue que les écoles. Toutefois cela restait encore bien sage au niveau de la longueur, disons que c’était plutôt raccourci, on était pas à Paris. 

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Si je reprends une vue générale, tous âges confondus, du changement bas pour collant, je peux souligner avec certitude les faits suivants…

Le collant fut d’abord adopté par celles qui se mirent à porter des minijupes, c’est à dire les adolescentes, à partir de 1965.

Les dames d’un âge plus avancé  firent la transition beaucoup plus lentement, d’abord on peut dire avec une certaine réticence, tout en gardant une bonne longueur de jupe.

Les dames d’un âge certain, au-delà de 60 ans, ne le firent pratiquement pas et continuèrent à porter des bas.

Les demoiselles  d’alors qui sont les dames d’aujourd’hui et qui ont à peu près mon âge, qui tronquèrent bas pour collants entre 1965 -1970, 71, peuvent se représenter sur une courbe de Gauss ou courbe en cloche.

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Après cette précision toute scientifique, encore un point, la dernière fois que j’ai aperçu une jeune demoiselle qui portait des bas, c’était en 1971. Je pense que c’est un fait assez rare à l’époque, bien que je n’avais pas des yeux qui pouvaient voir à travers les tissus. Je le regrette encore aujourd’hui!

Bien sûr, le bas n’a jamais complètement perdu la guerre, mais il a perdu une sacrée bataille. Heureusement depuis quelques années son renouveau est certain. 

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C’est bas triste



Pour commencer une petite histoire absolument véridique, mais dont je ne suis pas la vedette.

Un salle de tribunal de simple police avec un monsieur d’un certain âge appelé à comparaitre comme en dit en langage juridique.
Résumé des faits: l’accusé est accusé, c’est le cas de le dire, d’importuner une jeune demoiselle qui habite dans le même immeuble. Le monsieur un peu gêné se fait admonester pas le président, comme quoi ce n’est pas très élégant de sa part de s’intéresser d’un peu trop près à cette demoiselle qui n’a que faire de ses avances. Bon l’accusé, après une promesse de la laisser tranquille, s’en tire avec le minimum de la peine prévue au code pénal, l’affaire est classée et la plainte retirée devant ses engagements. Pour conclure le président demande à l’accusé s’il a quelque chose à ajouter. Oui, mais à voix basse…
– Et pourtant je suis sûr qu’elle porte des bas!

Seconde histoire qui celle-là me concerne directement et pour cause.

J’avais la réputation d’être un solide célibataire et personne ne me connaissait de petite amie. En réalité j’ai toujours été très discret et je n’ai jamais mélangé ma vie sentimentale avec mes amitiés. De temps en temps, je filais retrouver une copine où je l’amenais chez moi surtout le weekend. Un soir, un peu parti en fête, j’ai amené un bande de copains-copines pour boire le traditionnel dernier verre à la maison. On était une petite dizaine de personnes dans mon salon,chacun en discussions selon les affinités. Tout d’un coup, j’entends un rire et voilà qu’un des invités extrait d’un sac exposé bien visible, tout un attirail de lingerie sexy, porte-jarretelles, bas, guêpières et le montre sans discrétion. On m’a vite demandé si de temps en temps je ne jouais pas au travelo dans mes soirées solitaires. Euh… j’avais un peu l’air con et les gens sont si méchants que ma réputation était pour ainsi dire faite.
En réalité, ma copine de l’époque avait tout simplement oublié une partie son assortiment de lingerie posé sur un coin de la bibliothèque, en rentrant chez elle le dimanche soir. Sur le moment, j’étais furax. Mais pour ne pas être en reste, j’ai invité tout le monde au bistrot un autre soir et pour une fois je leur ai présenté mon amie, à charge pour elle de sauver mon « honneur ». Ce qu’elle a fait sans se faire prier. Elle n’avait d’ailleurs pas à tenir secret son goût pour la lingerie. Une dizaine de témoins en avait vu une partie…

Troisième histoire, où je fus juste un témoin

Quand il m’arrivait de monter à Paris, j’avais pris l’habitude d’aller rendre visite à un petite boutique de lingerie vers le boulevard Clichy. Cela me permettait de faire quelques achats pour la copine du moment,  j’y allais pour affaires et elle n’était que rarement présente.   La boutique offrait des articles de qualité que j’aurais eu de la peine à trouver où j’habitais. Cette boutique était tenue par un charmant couple et nous étions, au fil des visites, devenus presque des amis.  A vrai dire la clientèle était peu nombreuse et cela nous permettait de parler de la pluie et du beau temps et aussi pas mal de lingerie, car le proprio en était absolument dingue. Sa femme n’était pas en reste et argumentait de point de vue féminin. Voici un couple bcbg, visiblement pressé, qui entre.  La femme demande à voir des bas à couture, comme ceux qu’elle portait, précise-t-elle en s’adressant à la patronne,  en faisant demi-tour pour les lui montrer.  La patronne hésite et sort de derrière son comptoir pour faire le tour de la dame, un peu intriguée. J’avais compris le pourquoi de la chose, car bien sûr je n’avais pas regardé le plafond pendants ce temps-là. Les bas sans doute tenus par un porte-jarretelles inadéquat, avaient la couture qui était plutôt sur le côté de la jambe que bien aligné derrière.  La patronne lui offrit d’aller dans la cabine d’essayage afin de remettre les choses en place. Ce qu’elle fit sans se prier et repartit fièrement, les coutures bien droites, avec une nouvelle paire de bas à couture dans son sac.

Parfois les photos m’inspirent. En regarder une et voir ce que l’on pourrait en tirer d’amusant avec la complicité involontaire du photographe.



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Le petit chaperon voit rouge

Il était une fois une jeune fille très jolie qui était habillée tout en rouge, on l’appelait le Chaperon Rouge.

Un jour sa mère lui dit d’aller porter des bas à sa grand-mère qui habitait dans la forêt, car elle avait  avait filé sa dernière paire et il faisait très froid.

– Prends garde au loup, c’est un coquin, il rôde dans la forêt.

Elle alla dans sa chambre, enfila ses bas rouges, qu’elle fixa à  un porte-jarretelles de la même couleur et enfila une  petite culotte assortie.

Elle quitta sa maison, son petit panier à la main, contenant six paires de bas et se dirigea en chantonnant vers la maison de mère-grand.

Maître Loup errait dans les bois, il n’avait pas tellement faim, mais le printemps qui ne tarderait pas à venir le mettait dans de bonnes dispositions sentimentales. Alors, qu’il s’était arrêté pour rêvasser, il entendit un chant mélodieux  qui s’approchait de lui. Ecartant les buissons, il vit le Chaperon Rouge qui trottinait sur le sentier à travers bois.

– Diable, se dit-il, que voila une bien jolie fille, je ferais bien un brin de causette avec elle.

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Sortant de sa cache, il l’aborda:

– Ou vas-tu donc comme ça jeune fille?

– Je vais chez mère-grand lui apporter des bas, car elle n’en as plus une paire entière, mais dis-moi, on raconte que tu voles le petites culottes qui sèchent au vent.

– C’est une bien triste réputation que l’on me fait là, je n’ai pourtant volé que des poules et des lapins, il faut bien manger. Ta mère-grand porte des bas, ce n’est plus très à la mode, les femmes portent des collants maintenant?

– Oh ce sont des idiotes, les bas sont plus sexy.

– Laisserais-tu entendre que toi aussi tu portes des bas?

– Oui j’en porte tous les jours, cela plait aux hommes. D’ailleurs il ne fait pas chaud aujourd’hui.

– Ah j’aimerais bien voir!

– Ce n’est pas pour les vieux loups comme toi, tu ne verras rien, je file chez ma grand-mère, salut!

Le loup qui connaissait bien les bois savait où se trouvait la maison de grand-mère. Il fila à toute vitesse dans sa direction en prenant un raccourci. Arrivé , il frappa à la porte.

– Qui est là, questionna une voix chevrotante?

Le loup adoucissant sa voix répondit:

– C’est le petit Chaperon Rouge qui t’apporte des bas!

– Entre, j’avais tellement froid aux jambes que je me suis mise au lit en t’attendant. Tire la chevillette et la bobinette cherra!

Le loup entra, se précipita sur la bonne femme, l’assomma, enfila ses vêtements, puis la fourra dans un placard. Il se glissa dans le lit et attendit.

Un peu après, on frappa à la porte.

– Qui est là demanda le loup?

– C’est le petit Chaperon Rouge qui t’apporte des bas!

– Entre et viens t’assoir près de moi.

Le loup se cacha sous les draps, tandis qu’elle entrait. Il souleva discrètement les draps pour jouir du spectacle. La Chaperon Rouge releva sa jupe, réajusta lentement  ses bas,  retendit les élastiques de son porte-jarretelles. Le loup n’en perdait pas une miette. Elle  se dirigea vers le lit et souleva les draps.

– Mère-grand comme vous avez une jolie nuisette!

– C’est pour mieux plaire aux hommes mon enfant.

– Mère-grand, comme vous avez une belle culotte!

– C’est pour être plus sexy mon enfant.

– Mère-grand, comme vous avez de jolies jarretelles!

– C’est pour mieux tenir mes bas mon enfant.

A ce moment le loup se précipita sur elle et voulut l’embrasser.

Mais le Chaperon Rouge qui avait pratiqué les arts martiaux, lui fit une prise qui l’envoya s’asseoir dans la cheminée ou brûlait un bon feu. Ses poils s’enflammèrent et il se précipita dehors pour se jeter dans le puits.  Ne sachant pas nager, il se noya et on entendit plus parler de lui.

Moralité: avoir le feu au cul deux fois de suite, c’est une fois de trop!

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Soupçons de bas, la sociologie du regard

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Il y a mille manières de regarder une dame assise à quelque part ou passant dans la rue. Dans certains pays c’est presque un sport national. On peut faire partie du plus grand nombre, ceux qui regardent tout ou n’importe quoi selon son gré. J’en ai même vu qui attribuaient des notes, heureusement pour eux qu’elles ne rendaient pas la pareille, car certains auraient bien vite fermé leur caquet!
Enumérer toutes les directions que peuvent prendre un regard, ce sur quoi il s’arrêtent plus particulièrement, est une affaire d’observation.  Un jeu qu’il m’arrive de pratiquer et riche d’enseignements est de regarder le regardeurs, attraper leurs expressions au vol. Je vous ai déjà parlé de Charlot, un rusé coquin qui filme les dessous de ces dames quand elles portent des jupes ou des robes, un upskirteur pour parler branché. J’ai encore récemment pu l’observer en action et les méthodes qu’il emploie pour parvenir à ses fins. Je pourrais presque donner des cours! Je ne sais pas quel est son Graal, mais il  cherche à l’atteindre régulièrement et dépense une belle énergie pour le faire. Si je n’étais pas devenu adepte de ces observations de traverse, je n’aurais certainement jamais découvert sa petite manie. On peut aussi constater avec aberration  ce que les gens sont peu observateurs. Son manège, bien que discret est quand même assez visible. Je le piste sur la Toile, pour voir s’il ne diffuse pas ses vidéos à quelque part. A ce jour je n’ai rien trouvé, mais je lui réserve une petite surprise si un jour je trouve quelque chose, je l’ai filmé en action. Alors je mettrai à la même place ma vidéo en floutant son visage, mais il se reconnaîtra certainement. Cela le fera peut-être réfléchir et moi bien rire.

Bien que je déplore cette manière de forcer le destin, c’est le meilleur moyen pour qu’un jour toutes les femmes portent des pantalons, il n’en reste pas moins que je ne manque jamais de me rincer l’oeil avec ce que ces dames veulent bien nous montrer volontairement ou accidentellement, il y a bien assez d’occasions rien qu’avec cela. Par ailleurs, la Toile nous en offre des quantités astronomiques.

Part contre, on peut aussi rester bredouille, comme cette histoire personnelle qui m’est arrivée à Bruxelles avec ma copine d’alors. Nous étions de sortie et nous nous sommes arrêtés dans un bar pour boire un verre. Nous nous sommes assis sur un de ces tabourets de bar haut sur pattes. Elle avait les jambes tournés vers l’extérieur en direction de quelques tables dont une était occupé par un monsieur seul. Je crois qu’il ne pouvait pas ignorer que ma copine portait des bas, c’était je pense, un tantinet visible. Eh bien le monsieur ne s’est jamais intéressé à la chose, le regard vissé sur le sol, il n’a pas relevé la tête tout le temps que nous étions là. 

Pour ma part, depuis que le bas a quelque peu disparu de la circulation à la fin des années 60, le jeu qui commande mon regard consiste surtout à savoir si une femme porte des bas à la place des traditionnels collants. Eh oui il y en a encore, je les remercie en passant, le tout est de les croiser au bon moment. C’est comme le jeu du démineur à l’envers, il y a beaucoup de  cases qui sont minées, il faut trouver celles qui ne le sont pas. Tu vois passer une femme en jupe, allez hop un collant, tu exploses! Mais quel bonheur quand ces petits indices nous font savoir qu’elle porte des bas. Ces petits indices justement, plus ou moins visibles qui nous le font savoir, en voici quelques uns pour débutants. Soupçons de bas, l’enquête se poursuit.

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Les sept péchés capiteux du bas nylon

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Gourmandise

Jambe enrobée de nylon est comme meringue et crème, l’un ne va pas sans l’autre. Dans tout plat présenté, les yeux veulent leur part. Comme dans les repas païens, pas de couteau, point de fourchette, il se déguste avec les doigts afin d’en sentir tout le velouté.

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Envie

Jambes en nylon qui passent dans les rêves, n’avez-vous point trouvé votre port d’attache? Il y en a un où ma galère a jeté l’ancre à l’encre de ma plume. Avant que le vent du large n’apporte à nouveau le chant des sirènes, mes songes se font déjà caresses.

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Paresse

Jambes que j’aime avec ce nylon qui lui va si bien, je voudrais qu’il ne les quitte jamais. Madame, je n’ose vous imaginer sans mains, mais si c’était le cas, je vous aurais aidée à enfiler votre parure. Fatigué de tant de plaisir, je n’aurais la force de la retirer.

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Luxure

C’est bien là, toi le bas nylon aux mille plaisirs, que tu détournes tous les saints du chemin qui mène au paradis. Eux savent qu’en enfer il n’y a point de feu aussi dévorant que celui que tu allumes dans les regards.

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Orgueil

De toutes les grâces que la femme a reçues  pour plaire à l’homme, il en est une qui est d’essence divine que les déesses se sont approprié, le bas nylon.

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Colère

Parce qu’ils étaient en colère contre Lui, Dieu qui ne manquait pas d’humour imposa le collant à la femme.

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Avarice

Femme qui n’achète point de bas parce qu’ils coûtent cher est peut-être avare. Homme qui offre des bas à une femme ne l’est sans doute pas, mais il pourrait bien commettre un ou plusieurs des autres péchés capiteux.

 

 


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Conte de noël, suivi de…

Noël, c’est la fête. C’est aussi le période où les contes circulent de bouche à oreille. Les enfants en raffolent, parfois les adultes s’y laissent prendre avec encore plus de rêves que ceux auxquels il sont destinés. Connaissez-vous beaucoup de contes de Noël destinés à de plus grands enfants? Pas des tas à ce qu’il me semble. Il en fallait au moins un afin que que l’on puisse dire qu’on en connait un. Je l’ai cherché, je ne l’ai pas trouvé, alors je l’ai écrit. C’est bien un conte de Noël, le père spirituel de ce fameux jour y paraît, mais sans barbe blanche pour qu’on ne le reconnaisse pas. Il a dans sa hotte autre chose que des jouets…

La neige tombait en flocons épars sur un jour de décembre qui aurait pu sembler pareil à un autre.  Mais la grande fête de Noël n’attendait que la nuit pour allumer ses feux, illuminant le ravissement des enfants et les sourire des adultes. Dans la foule empressée, riche pour un jour, l’indifférence au bonheur des autres semblait la règle. Seul son propre bonheur comptait. Il était fait de ces petits riens qui donnaient l’apparence de la recette parfaite, celle dont chacun se persuadait d’en être le seul et unique détenteur.
A la devanture d’un magasin de lingerie, une jeune fille rêvait. Pauvrement vêtue, elle contemplait les richesses étalées dans la vitrine. Entre les culottes friponnes, les porte-jarretelles aguicheurs, les guêpières voluptueuses et les bas soyeux, ses yeux n’avaient pas besoin du reflet des néons pour étinceler.
Près de là, un vieux monsieur la regardait l’air intéressé. Sobrement appuyé sur une canne, il avait l’air de s’en servir plus comme une coquetterie que comme un ustensile indispensable. Ses habits paraissent de belle coupe, son chapeau d’un élégance certaine. Son visage affichait les restes d’une beauté fanée, une beauté qui avait sûrement constitué une jolie carte de visite auprès des dames. Il s’approcha de la jeune fille.
– Excusez-moi, je vous observe depuis un moment, vous semblez ne pas vouloir détacher les yeux de cette vitrine, cela vous plait-il?
– Oh monsieur, si vous saviez comme j’aimerais me parer de toutes ces merveilles, je me sentirais plus heureuse qu’une reine.
– Qui vous fait croire que les reines sont heureuses?
– Je ne le sais pas, je l’imagine, mais je suis certaine que ces parures sont dans leur garde-robe.
– Et vous n’avez vous point de garde-robe aussi bien achalandée?
– Si elle l’était, je ne serais pas ici!
– Et si le Père Noël vous apportait toutes ces choses ce soir?
– Il se fout bien de moi, d’ailleurs j’ai passé l’âge d’y croire!
– N’avez-vous pas de famille, d’amis, un amoureux?
– Non j’habite seule, dans un appartement vétuste, mais j’ai un amoureux qui viendra ce soir!
– Ah, et que dirait-il s’il vous trouvait revêtue de quelques unes des belles choses que vous voyez dans la vitrine?
– Il serait fou de joie sans doute.
– Eh bien je vais faire quelque chose pour vous, vous allez entrer dans ce magasin et choisir ce qui vous plait, je vous l’offre sans regarder à la dépense.
– Et quel sera le prix que je devrai vous payer, car vous n’allez pas faire cela à bien plaire?
– Vous savez, j’ai passé l’âge de tenter de conquérir les jeunes filles avec des artifices. De l’argent, j’en ai presque à ne plus savoir qu’en faire, je deviens vieux, je n’ai pas d’héritiers, je ne vais sans doute pas l’emporter avec moi. Ce que je dépenserai pour vous, sera autant que les vautours qui tournent autour de moi n’auront pas. Je pourrais aller ce soir dépenser mon argent dans un endroit sordide, là-bas les femmes feraient semblant d’avoir les yeux qui brillent de plaisir en ma compagnie, mais c’est un plaisir fade. Avec vous, je suis sûr que vos yeux auront les lueurs de la vérité, ils s’allumaient déjà avant que je vienne vers vous. Ce sera ma récompense et peut-être il y en aura une autre, qui sait ce que la chance me réserve? Etes-vous d’accord avec ma proposition.
Eh bien soit j’accepte!
– Alors entrez et choisissez, vous n’aurez même pas à souffrir de ma présence. Ne regardez surtout pas à la dépense. Je vous attends au petit café à côté, quand vous aurez fini venez me chercher et je passerai payer. D’accord?
– D’accord
La fille entra dans le magasin, s’attendant au regard méfiant  de la vendeuse jaugeant son allure. Mais elle n’en laissa rien paraître et se fendit d’un sourire accueillant.
– Que puis-je pour vous mademoiselle?
– Je voudrais essayer des tenues pour ce soir.
– Quel genre de tenues, sages ou plutôt sexys?
– J’aimerais un ensemble avec un porte-jarretelles et aussi une guêpière.
– Quel couleurs?
– Noir, rouge pour la guêpière, vous avez cela dans ma taille?
– Bien sûr, j’ai un magnifique trois pièces, soutien-gorge, porte-jarretelles, petite culotte un rien transparente, dans un très beau noir, comme sur ce mannequin.
– Bien, je vais essayer.
La vendeuse jaugea d’un coup d’oeil la taille de la fille et choisit dans les tiroirs du comptoir les trois pièces désirées.
– Ceci devrait vous aller, voulez-vous passer dans la cabine?
– Il me faudrait aussi des bas pour essayer.
– Aussi en noir?
– Si vous en avez avec une couture, j’aimerais bien.


– Bien sûr, nous avons cela, je crois que 10 1/2 sera la bonne taille. En voici une paire que je garde pour les essais. Si c’est la bonne dimension, je vous en fournirai des neufs dans la même taille.
Elle se dirigea vers la cabine en tira le rideau et commença à se déshabiller en retirant ses pauvres frusques. La première chose qu’elle enfila fut le porte-jarretelles. Elle avait souvent rêvé de ceindre sa taille avec cette pièce de lingerie. Maintenant que c’était fait, elle en savoura la pleine réalité. Elle fit glisser un bas le long de sa jambe, lentement, et le fixa aux jarretelles. Elle se mira dans la glace et tourna sur elle-même, lentement, en savourant la vision qui lui renvoyait le miroir. Le noir contrastait merveilleusement avec la blancheur de sa peau. Satisfaite du résultat, elle enfila le deuxième et recommença son manège. Les miroirs ne savent pas mentir, pensa-t-elle. C’était d’autant plus vrai, qu’elle fut prise d’une bouffée de satisfaction en s’imaginant que ce soir, des yeux la contempleraient pour de vrai. La tête penchée en arrière, elle suivait des yeux la couture de ses bas qui semblaient monter vers la haut de son corps pour s’arrêter là ou son envie de désir était la plus forte. Elle esquissa un geste, qu’elle retint en luttant contre ses sens. Non pas question, elle garderait le feu qui brûlait en elle pour plus tard. Elle enfila le soutien-gorge et la culotte, une nouvelle fois le miroir refléta ses yeux qui balayaient sa surface en une ronde d’ivresse.
– Cela vous convient? questionna la vendeuse sans se douter qu’elle venait de briser une douce rêverie.
– Oui c’est parfait, répondit la fille avec un regret dans la voix.
– Voulez-vous essayer la guêpière maintenant, je vous la passe.


Revenue à la réalité, le fille se sentit soudain impatiente de changer de tenue. Elle détacha ses bas, les laissa pendre sur ses jambes sans les enlever. Elle ôta les autres pièces et se saisit de la guêpière qu’elle dans la quelle elle glissa son corps.
– Voulez.vous m’aider à attacher le dos, je n’arriverai pas seule.
– Je vois que vous n’avez pas l’habitude, mais les plus expertes se débrouillent seules avec un peu d’entraînement. Les hommes adorent aussi vous donner un coup de main pour le faire. Jamais il ne se plaindront que vous n’ayez point la main habile.


La vendeuse s’éclipsa et la laissa toute à sa nouvelle découverte. Le rouge du tissu lui donna un nouvelle image de son corps. Une fois les bas fixés, offrant un subtil mariage entre le noir et le rouge, elle en frémit d’un nouveau plaisir. Il lui sembla qu’elle avait une nouvelle enveloppe charnelle, différente de la précédente, mais tout aussi merveilleuse. Elle se serait encore volontiers perdue dans son nouveau monde de sensualité, mais elle pensa soudain au vieux monsieur qui devait l’attendre dans le café. Certes, il n’avait pas l’air pressé, mais sans lui rien de deviendrait réalité. Pourvu qu’il soit encore là. Après s’être déshabillée à regret et retrouvé ses pauvres habits, elle se glissa hors de la cabine. Elle choisit encore plusieurs paires de bas, de diverses teintes. Elle demanda à la vendeuse de lui préparer ses achats et lui signifiant qu’elle allait revenir dans quelques minutes régler sa note.
La vendeuse ne fit pas de commentaire et commença d’emballer les effets. La fille se dirigea vers le café. Le vieil homme était devant la porte. Il l’accueillit avec un sourire et l’accompagna à la boutique en lui demandant de rester au dehors. Il entra et en ressortit peu après. Il tendit un sac à la fille.
– Voilà, ceci est pour vous, tous ce que vous avez désiré, maintenant filez-vite sans me remercier.
Un peu étonnée, la fille prit le sac, le gratifia d’un sourire et s’en alla.
La vendeuse sortit sur le pas-de-porte et s’approcha du vieillard.
– Alors, monsieur Paul, toujours satisfaite de mes services?
– Mais oui ma chère, ce miroir sans tain est une pure merveille. Cette jeune fille avait un corps merveilleux. Et ma foi, elle sait très bien choisir sa lingerie. Il m’en coûte de l’argent, mais je suis le seul à jouir du spectacle. Elle aura sans doute un Noël qui sort de l’ordinaire dans son innocence. Mais comme elle ne saura jamais qu’elle fut aussi mon cadeau de Noël. Joyeux Noël à vous!
– Joyeux Noël à vous aussi, j’espère vous voir très bientôt!

N’oublions pas les zenfants

Noël pour tous, merci Reiser pour l’inspiration

A chacun son Noël

Famille: le sapin de Noël

Prostituée: le tapin de Noël

Cocu: la lapin de Noël

Elégante: le satin de Noël

Drageuse: la grappin de Noël

Citations

Le Père Noël est un malin, pour un cadeau qu’il nous donne, il faut acheter tous les autres à sa place!

J’aime bien les années bissextiles, on a un jour de plus pour réfléchir aux conneries qu’on va acheter pour offrir à Noël!

Si à Noël on invitait que ses vrais amis, on serait souvent seul!

 

Joyeux Noël


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Nylon paparazzi (22)

 https://i1.wp.com/vintagestockingsarchive.com/corsets/gallery22/corsets3646.jpg

1945. Cette satanée guerre est finie, mais la guerre économique commence ou plutôt recommence. Les fusils sont rangés, mais la machine à calculer les remplace aisément. Chaque pays veut réorganiser son économie et la rendre performante. Alors on vend ceci au prix fort et l’on achète cela au prix bas, du moins on essaye. Tiens à propos de bas, ils sont aussi dans la course. Si les hommes demandent bien volontiers du pain et surtout du vin, la femme, une fois le feu sous la marmite, s’intéresse plutôt à des choses plus futiles.  La mode n’étant pas en dernière position. On a beaucoup entendu parler, plus qu’on ne les a vus, de ces fameux bas nylons qui ont été inventés juste avant la guerre et son expansion stoppée par celle-ci. Enfin ils arrivent, on va pouvoir essayer et comparer si tout ce que l’on dit est bien vrai, c’est une révolution pour les jambes des femmes. Economiquement, en tant que consommatrices elles représentent globalement la moitié du marché des consommateurs, ce qui n’est pas négligeable. Alors bien évidemment, entre le cacao, le café, l’essence, le nylon devient une matière de première nécessité, d’autant plus qu’il ne s’arrête pas à la fabrication des bas. Mais voilà, les intérêts économiques de chacun sont en jeu, même pour le nylon. Alors, on fait ami-ami avec celui-ci, plutôt que celui-là. La situation de chaque pays est différente, d’autant plus que le nylon est un produit sous licence et comme on est jamais aussi bien servi que par soi-même, les Américains inventeurs du produit, ne sont pas les derniers à se servir. La guerre du nylon est déclarée, elle sera plus longue de la précédente.
Comme toujours, les journaux d’époque sont une mine de renseignements, même s’ils affichent parfois un certain parti pris. On y tâte la température du moment, les propos, les idées, les faits, ne sont pas la ènième vision d’un historien qui se pencherait sur le sujet. Allons-y gaiement à travers quelques articles qui donnent quelques idées sur la chose…

En 1941, le nylon est encore une chose assez mystérieuse, assez pour qu’on le présente aux lecteurs d’un journal (on peut cliquer sur toutes les images pour une meilleure lecture).

 

27 081014-11946 – Vu qu’il est est déjà plus ou moins là, mais qu’il n’y pas encore conquis tout le territoire, on le présente plus en détail.

27 081014-2Autre présentation qui s’étale un peu sur les malheurs des Anglaises

27 081014-3

Un billet anglais qui montre l’ambiance, mais il se termine sur une note optimiste

27 081014-4Le nylon, c’est encore quelque chose de mystérieux. Réponse à un courrier de lectrice sous le pseudo de Jonquille (eh oui ça existait déjà).

27 081014-5

Cette info, je l’avais trouvé dans un journal américain. Mais je vois qu’elle a été reprise chez nous. On attire pas les guêpes avec du vinaigre…

 

27 081014-6Trafiquant ou fétichiste? That is the question!

 27 081014-7Heureusement c’était pas des collants!

27 081014-8

Un des aspects de cette guéguerre qui concerne la Suisse

27 081014-9Un journaliste Suisse va de son commentaire, ici pas question de neutralité

27 081014-10

Les petits ou grands trafics, la situation n’est pas encore calme

27 081014-1127 081014-1227 081014-1527 081014-14Mais tout est bien qui finira bien… la guerre finira par finir et nous, on peut admirer le résultat…

27 081014-1627 081014-1727 081014-1827 081014-19